Empire Music, un grand séminaire sur la musique à l’ère numérique

PUBLIÉ 2018-11-07
À l’initiative de Dream Promo se tiendra à Café 36, le 8 novembre 2018, la toute première édition de « Empire Music », un séminaire destiné à tous les acteurs de la sphère musicale qui veulent se renseigner sur sa rentabilité à l’ère du numérique. Pour animer cette formation sans précédent dans le paysage haïtien, il y aura trois spécialistes venus de France et plusieurs personnalités locales. Un rendez-vous à ne pas manquer sous aucun prétexte par ceux qui ne souhaitent point rater le train vers la transition au numérique.


C’est au cours d’un voyage en France il y a trois ans qu’Hugline Jérôme, la boss lady de Dream Promo, eut l’idée du séminaire « Empire Music ». « Là-bas, j’ai noté le décalage qui existe entre l’industrie de la musique dans ce pays et le nôtre. En Haïti, par exemple, les artistes n’envisagent de rentrées qu’à l’issue d’une performance alors qu’en France, chaque diffusion d’un morceau sur quelque médium que ce soit implique une rentrée pour l’artiste », explique-t-elle. Dans le cadre de ce voyage, les pas de notre compatriote ont croisé ceux de Michèle Beltan, une label manager chez Belive Digital qui s’intéresse à l’Afrique et aux Caraïbes. Michèle, qui collabore avec des groupes de chez nous comme Kaï et Vayb, intéressée par l’idée, a donné son accord sans broncher. « Tout ce qui manquait, dit-elle, c’était de trouver un moment opportun pour nous deux. » Après plusieurs tentatives de conciliation des horaires surbookés des deux dames, elles ont finalement décidé d’organiser la formation ce 8 novembre 2018. « Mon intervention portera sur la façon de distribuer sa musique via le téléchargement légal, le streaming. C’est important de nos jours que les artistes et leurs équipes maîtrisent ces notions-là », confie-t-elle.

Un autre intervenant à cette formation qui nous vient de France, c’est bien Jean-Yves Kokou, cofondateur et business developer chez Jaïye Music. Pour lui, la musique haïtienne n’est pas une nouveauté. En tant que Guadeloupéen avec une ascendance béninoise, il a appris très jeune à découvrir nos divers rythmes qui parviennent chez lui. Il avoue qu’il est très motivé à l’idée de monter avec des partenaires des plateformes adaptées à l’Afrique et aux Antilles. « À travers les plateformes qu’on connaît, tout ce qui vient de l’Afrique et de la Caraïbes est catégorisé world music. De plus, dans ces contrées, les gens qui achètent de la musique de chez eux via ses plateformes ne sont pas nombreux, du moins pas au même degré que ceux qui vivent en Europe ou aux USA. L’objectif, c’est de permettre aux artistes de pouvoir gagner de l’argent en dehors de leurs performances scéniques », confie-t-il.

François Taveau, qui est éditeur et spécialiste de gestion des doits d’auteurs, se réjouit du fait que le BHDA est opérationnel. Il estime qu’une telle entité peut aider considérablement dans cette dynamique de rentabiliser la musique via les divers canaux de diffusion.

Tous les trois souhaitent que cette formation soit assez utile aux participants et qu’elle débouche sur d’autres collaborations. Les intervenants locaux à cette formation sont Carl-Frédérick Behrmann, Richard Cavé, Vanessa Abdel-Razak et Carel Pèdre.

Hugline Jérôme prévient que cette formation s’adresse aux artistes, aux managers, aux distributeurs… à tous les acteurs de l’industrie musicale. La formation est gratuite, moyennant que ceux y participent consomment dans le restaurant hôte. Comme les trois intervenants venus de France, la patronne de Dream Promo souhaite ardemment que « Empire Music » ouvre la voie à une nouvelle ère dans le HMI.



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