Pour sa clôture, Gede Fest s’est offert une virée dans le Sud-Est

PUBLIÉ 2018-11-05
Organisé sur deux villes, Port-au-Prince et Jacmel, le Gede Fest s’est délogé de la capitale pour s’installer le temps du long week-end de la Toussaint dans la métropole du Sud-Est. Entre expositions, happy hour, block party et le spectacle de clôture, les festivaliers ont vécu des heures de bonne détente gede.


La première journée de Gede Fest dans la cité d’Alcibiade Pommayrac a débuté avec une exposition des photos de Josué Azor sur le vaudou à Café Koze. Lieu où, un peu plus tard, le block party prévu dans le chronogramme des activités allait se tenir dans la soirée. Accompagné du tambourineur Youri Vixamar, le dj chargé de l’animation a tenu en haleine un public nombreux dont la soif n’a tari qu’au petit matin. Égal à lui-même, Gardy Girault a gardé l’ambiance à son paroxysme toute la nuit. Indiquons qu’une bande à pied a aussi apporté son grain de sel à la partie aux environs de 1 h a.m. Une bande rara à cette heure dans les rues de Jacmel ! Il fallait être à Jacmel pour voir ça.

Quoique décalé par rapport à certains incidents survenus en début d’après-midi, le spectacle de clôture de Gede Fest a été un succès. Timide en début de soirée, le public présent sur place a pu jouir des excellentes prestations de plusieurs groupes et, bien sûr, de celles de Preservation Hall Jazz Band de la Nouvelle-Orléans et de notre RAM national. Signalons quelques chorégraphies rappelant le rythme banda. (On en a vu mieux.)

Notre coup de cœur de la soirée va au Preservation Hall Jazz. Alors que l’on s’attendait uniquement à un groupe de jazz qui allait se contenter d’exécuter des morceaux, les musiciens nous ont surpris. En plus, de jouer des morceaux très entraînants et de s’amuser sur scène, ces derniers ont également chanté. Avec leur présence hors pair sur scène, ils ont su capter le public sur place quelque peu réticent au départ. Un des musiciens est même descendu jouer dans la foule. Très beau moment. De plus, l’une de leur chanson avait un refrain en créole que le public avait rapidement capté. Okay, on n’avait pas tout saisi, mais le rythme était entraînant.

Vint ensuite Ram. Manifestement les Jacméliens avaient soif de danser les différents tubes de la bande à Richard et Lunise Morse. L’ambiance était tout bonnement démente. Chantant en chœur avec le groupe, le public qui s’est considérablement agrandi lors de la prestation ne s’est pas fait prier pour s’amuser. Il faut dire que Lunise sait conduire son public. Dansant, chantant et menant son band de main de chef, elle a une fois de plus ravi les cœurs dans sa robe noire et blanc agrémentée d’un zest de mauve, une vrai Grann Brijit. Évidemment, Richard s’est lui aussi prêté à l’exercice en s’habillant de son costume de Bawon Samdi, chapeau melon vissé sur la tête. Le Preservation Hall Jazz Band a rejoint Ram un peu plus tard, offrant ainsi au public l’un des moments forts de la soirée.



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