Le maire Jean Yvres Amazan évoque l’Île-à-Vache avec ses maux

Publié le 2018-03-07 | Le Nouvelliste

National -

Après le passage du cyclone Matthew qui a ravagé la péninsule du Sud, y compris l’Île-à-Vache, la vie reprend 17 mois après sur l’île. L’Île-à-Vache se relève mais en drainant tout un lot de problèmes avec elle. L’édile de cette petite île de 42 km2 évoque les maux de cette agglomération située sur la côte, en marge du lancement d’un projet de résilience climatique vendredi dernier.

Le numéro un de cette île, Jean Yvres Amazan, se plaint que sa commune n’ait pas bénéficié de la Caravane du changement qui était en branle dans le département du Sud. Le maire évoque entre autres l’inexistence des Travaux publics sur l’île. « C’est la mairie qui fait tout. Le service des Travaux publics n’est pas présent au niveau de l’Île-à-Vache », déplore le maire, appelant le président Jovenel Moïse à mettre une bascule et un tracteur au service de sa communauté peuplée d’environ 14 000 habitants.

L’édile de l’Île-à-Vache ne cache pas sa frustration par rapport à l’argent qui coulait à flots sur l’île sans trop grands résultats. De plus, il regrette que la population ne puisse profiter de la pêche, l’agriculture, l’élevage et du tourisme qui sont les potentialités de cette agglomération, par manque de moyens.

Jean Yvres Amazan explique que l’Île-à-Vache fait face à des besoins immédiats. Il égrène comme principales difficultés l’eau potable, les infrastructures routières et scolaires ainsi que l’énergie électrique. Le maire déplore l’état de délabrement de l’école nationale Jean-Claude Fanfan ainsi que le seul lycée de la commune. « Les enfants reçoivent le pain de l’instruction dans des conditions difficiles. La construction du lycée a débuté sous la présidence de René Préval, depuis lors le bâtiment peine à s’achever », s’insurge M. Amazan, qui regrette le fait que les investissements sur l’île n’ont pas donné les résultats escomptés. « On peut compter sur les doigts d’une main les réalisations concrètes sur l’île. Les ouvrages initiés sous l’administration Martelly ne sont pas achevés », fustige Jean Yvres Amazan, soulignant que « malgré les investissements, concrètement l’île n’a rien bénéficié. »

Mis à part un environnement de plus en plus dégradé après le passage de l’ouragan dévastateur Matthew, Jean Yvres Amazan avance un problème de communication lié à la décision du directeur de la RTNH, Gamal Augustin, qui a saisi l’émetteur de la seule station de radio communautaire de la zone.

L’édile, qui rejette de cette décision, témoigne toutes les difficultés auxquelles les autorités locales sont confrontées sur l’île en vue d’informer la population, qui arpente la mer à longueur de journée. De ce fait, le maire souhaite que la radio soit mise dans l’air afin de sensibiliser la population, à travers cet outil très important au niveau de l’île.

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