L’entrepreneuriat féminin sera à l’honneur au FUNPAP le 8 mars

Publié le 2018-03-06 | Le Nouvelliste

Economie -

Coïncidant avec la Journée internationale des droits des femmes, la première édition spéciale de Fuckup Nights Port-au-Prince (FUNPAP) cette année, a été consacrée à l’entreprenariat féminin. Toute une série d’activités est prévue pour cette soirée qui aura lieu le 8 mars 2018 au Ritz Kinam à partir de 6h30 p.m. Elle sera le témoin de ces femmes entrepreneuses qui feront le partage de leurs expériences d’échec. Le concept Fuckup Nights (FUN) est un nouveau mouvement mondial basé sur le partage d’échec entrepreneurial pour montrer aux entrepreneurs que l'échec n’est pas une fatalité, nous a expliqué Jeffsky Poincy, l’un des pionniers de ce mouvement dans le pays.

Partage d’expériences d’échec de trois femmes entrepreneuses, conférence-débat autour du thème « Regard sur l'entrepreneuriat féminin en Haïti: Obstacles, Atouts et Opportunités. », expositions de produits de certains entrepreneurs, réseautage autour d'un cocktail, sont les principales activités que les responsables ont programmées pour cette soirée dont l’animation musicale sera assurée par la disc-jockey et juriste Kemissa Trécile. «Tout sera réalisé par des femmes. Le panel sera exclusivement féminin. Le concept traditionnel de FUNPAP se tient chaque mois. Pour les éditions spéciales, elles ont lieu tous les trois mois », a indiqué Jeffsky Poincy. « Le choix du 8 mars pour la 1re édition du FUNPAP s’est fait à dessein », a déclaré l’économiste qui estime que l’entrepreunariat féminin est très porteur pour le pays et que les entrepreneuses en herbe et futures entrepreneuses ont énormément besoin de ces partages. « Nous voulons créer un débat sur l’entreprenariat féminin et motiver les femmes à rompre avec les tabous de l’échec », a-t-il dit.

Présent dans plus de 140 villes, Jeffsky Poncy nous a confié que ce mouvement l’a séduit pendant qu’il était en voyage d’affaires en Amérique latine. Convaincu, il a aussitôt acheté la franchise pour amener ce mouvement dans toutes les villes d’Haïti. « Ce concept a changé ma vie », a-t-il confié. Pendant plusieurs années, l’économiste caressait l’idée de se lancer dans l’entrepreunariat. La peur de l’échec l’en a dissuadé à plusieurs reprises. « C’est grâce à FUN que j’ai pu laisser ma zone de confort et réaliser mon rêve ».

Il est beaucoup plus facile d’identifier les causes d’un échec que les raisons d’une réussite. En ce sens, selon lui, ce concept est beaucoup plus efficace et porte à l’action contrairement à la pratique qui tend à nous vendre la réussite de l’autre en faisant abstraction de l’échec, insiste Jeffsky Poincy .« Il n’y a pas de succès sans échec ».

Il assure que l’échec peut motiver beaucoup plus. Contrairement à la réussite qu’il considère comme volatile, l’économiste estime que les entrepreneurs qui ont échoué ont su prendre le temps de se questionner et trouver des réponses. D’ailleurs, l’échec est très relatif, cela varie d’une personne à l’autre, a-t-il précisé.

À noter que le mouvement Fuckup Nights a pris naissance en 2012 au Mexique. Son but est de promouvoir l'entrepreunariat au moyen de témoignages de ceux qui ont connu l'échec. Il a été introduit en Haïti en août 2017 par Jeffksy Poincy aidé de ses deux collaborateurs, à savoir, Emmanuela Douyon, économiste, et Jean Reynald D. Maxis, informaticien.

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Martine Isaac

mirtane07@yahoo.fr

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