Réaliser les Examens d'Etat dans de bonnes conditions...

Les responsables du MENJS travaillent d'arrache-pied pour réaliser dans de très bonnes conditions de sécurité les épreuves officielles de l'année 2005. De la collecte des données à la validation des candidats régulièrement inscrits, en passant par l'impression et la distribution des fiches d'inscription, le choix des items et l'intensification des mesures préventives, le processus suit normalement son cours. A en croire le directeur à l'Enseignement Secondaire, Jackson Pléteau.

Publié le 2005-06-01 | Le Nouvelliste

«Ils seront plus de 227.541 candidats aux Examens officiels de la 6e A.F. qui se dérouleront du 8 au 9 juin 2005 à travers le pays. Tout est pratiquement prêt pour le déroulement de ces épreuves. Les opérations d'impression et de distribution des fiches d'inscription ont déjà démarré sans difficulté». C'est, pour l'essentiel, ce qu'a déclaré le responsable de la Direction à l'Enseignement Secondaire (DES), Jackson Pléteau, au cours d'un entretien avec le journal. Un handicap au niveau du département de l'Ouest : la nécessité de déplacer des sièges d'examen situés dans des zones qui sont devenues dangereuses, donc à haut risque. Cité Soleil, Bel-Air, Cité Militaire, etc. sont de celles-là. Toutefois, le même calendrier est prévu pour tous les départements géographiques du pays au niveau des examens de la 6e A.F, 9e A.F. et du Bac (I et II). Les textes d'examen sont montés cette année en tenant compte du nombre de jours de classe pendant lesquels les écoles ont travaillé dans l'Artibonite, le Nord et l'Ouest. Par rapport à cette réalité, nous avons diminué le degré de difficultés pour l'uniformité des textes», assure M. Pléteau qui précise qu'un budget de 168 millions de gourdes, dont 90 millions pour le Bac et 78 millions pour la 6e et la 9e A.F, est alloué pour l'organisation des Examens d'Etat de cette année. Une légère augmentation est à noter par rapport au budget de l'année dernière qui était estimé à 160 millions de gourdes. 97.000 candidats aux Examens de la 9e A.F. Du 13 au 15 juin 2005, plus de 97.000 candidats dont 47.260 pour le département de l'Ouest sont attendus dans les différents sièges d'examens à travers le pays. «Les opérations d'impression des fiches d'inscription vont bon train notamment pour la Grand'Anse, les Nippes et le Nord-Est. D'ici peu, on va entamer avec les autres départements géographiques du pays», indique M. Pléteau qui dit apprécier la qualité des travaux des différents acteurs impliqués dans le processus d'organisation des épreuves officielles. 200.000 candidats aux examens du bac Cette année, ils seront plus de 200.000, dont 125.000 pour le département de l'Ouest, les candidats régulièrement inscrits aux examens du baccalauréat (1ère et 2e parties. 2.100 candidats ont été recensés pour la Grand'Anse qui présente le plus petit nombre d'inscrits. Raison : c'est le département géographique du pays où il y a très peu d'écoles secondaires. Autre raison et peut-être la plus saisissante : dans la Grand'Anse, les classes fonctionnent suivant les normes avec un effectif de 40 à 45 élèves. Jackson Pléteau reconnaît toutefois que les lycées à Port-au-Prince n'offrent pas le bon exemple sur ce sujet. «C'est pour cela que nous ouvrons plus d'établissements publics afin de diminuer cette pression : Plus de 169 lycées fonctionnent actuellement dont 103 avec une double vacation», s'enorgueillit M. Pléteau qui pose avec acuité le problème des effectifs dans les salles de classe. «Nous en sommes au niveau de la validation en ce qui a trait aux Examens du bac», souligne le responsable de la DES. Deux sortes de validation sont à distinguer, précise-t-il : la validation manuelle et la validation automatique. La première est réalisée par les inspecteurs relevant des directions départementales. Et ce, à travers les dossiers des candidats et les listes de formation des classes. La deuxième relève du BUNEXE (Bureau National des Examens d'Etat) à travers l'unité informatique. «L'élève qui n'a pas réussi en classe de Rhéto est vite rejeté par l'ordinateur», fait remarquer M. Pléteau qui dit enregistrer plus de 3000 (trois mille) cas de candidats non validés. «Il n'y aura pas de cas spéciaux !» «Aucune considération ne sera prise pour les candidats non validés, puisqu'ils n'avaient jamais réussi en Rhéto. Avec la complicité probable de directeurs d'écoles, ces élèves se sont fait inscrire en philo. Pour la rhéto, des élèves n'ont pas réussi en classe de 3e ou de 2e et sont allés faire la classe supérieure. C'est triste de le dire, mais c'est le cas», se lamente Jackson Pléteau qui craint la manipulation éventuelle de ces candidats non validés par des directeurs d'établissements scolaires. «Nous demandons au grand public de comprendre que pour passer d'une classe à une autre, l'élève doit obtenir la moyenne exigée. Nous comptons donc sur la compréhension de tous ces jeunes qui sont dans cette situation et les invitons à reprendre le chemin de l'école pour une solution à ce problème», exhorte M. Pléteau. En toute bonne foi. « Les cas spéciaux, ce n'est pas à envisager, mais par rapport au retard pris par centaines écoles pour soumettre leurs dossiers, cela peut arriver de manière très impossible. Il s'agit par exemple d'un candidat présenté et dont le dossier peut avoir un problème au niveau du nom de famille; ou du moins, on ne trouve pas de trace où il a fait sa 2e ou sa 3e: dès lors, l'ordinateur rejette carrément son cas. En attendant que le MENJS approfondisse ses recherches sur ces cas, il permet à l'élève de composer dans une salle spéciale. Mais l'expérience a toujours montré que très peu de ces élèves avaient le droit de prendre part à ces Examens », note Jackson Pléteau qui dit compter sur la collaboration des directeurs d'écoles en vue du traitement cohérent et rigoureux des dossiers de leurs élèves. De la sécurité pour les examens Les conditions de sécurité nécessaires au bon déroulement des Examens officiels ne dépendent pas entièrement du MENJS. « Nous travaillons en synergie avec la Police Nationale d'Haïti, le Ministère de l'Intérieur et la MINUSTAH pour sécuriser particulièrement les zones où se trouvent les sièges d'examen. Mieux: nous avons déplacé les sièges d'examen situés dans les zones à haut risque. D'autres dispositions sont mises en place pour que les examens se tiennent dans de très bonnes conditions de sécurité », assure M. Pléteau qui croit que la société doit mettre de côté toute divergence pour permettre aux élèves - l'avenir du pays - de passer ces épreuves en toute quiétude d'esprit. Croisade anti-corruption « Conscient des irrégularités du système d'évaluation, le ministre Pierre Buteau se veut très préoccupé par ce phénomène au point de créer une commission sur la livraison des certificats », souligne Jackson Pléteau qui répond à une question à ce sujet. Déplorant le fait que ce dossier a été soulevé dans certains médias avec légèreté, M. Pléteau fait savoir que la Commission, à aucun moment, ne peut indexer qui que ce soit pour dire qu'il est impliqué dans des malversations. « En philo, un élève ne peut être validé s'il n'avait réussi en rhéto », argue-t-il en précisant toutefois que la Commission doit produire un rapport final devant guider la décision du MENJS. « Pour les Examens officiels, des balises ont été posées pour contrer la corruption tant aux directions départementales qu'au bureau central. Nous avons renforcé et intensifié les mécanismes de contrôle pour réduire au mieux la marge », indique M. Pléteau qui dit développer les meilleures relations avec les syndicats d'enseignement en perspective des opérations de correction des copies d'examen.
Robenson Bernard Auteur

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