Louibert Meyer, l’homme de Concept Event Master

PUBLIÉ 2017-11-07
Concept Event Master (CEM), le nom de cette firme qui évolue dans la communication et l’événementiel n’est pas inconnu dans le milieu évangélique. On lui doit déjà plusieurs grands et beaux concerts, dont un avec Olivier Cheuwa et Evens Grégoire en décembre dernier, Falling in love with Jesus, Musiquality. Et bientôt la tournée de Exo en Haïti en décembre prochain. Ticket a rencontré Louibert Meyer, fer de lance du CEM, qui, guidé par sa passion, essaie de faire la différence dans l’organisation des spectacles évangéliques en Haïti.


Il s’appelle Louibert Meyer. Marié à Nadège Joassaint. Organisateur d’événements. Professionnel de la communication. Homme qui aime sillonner le pays pour prendre de beaux clichés. Amoureux fou de la ville de Paillant qui aime manger, passer du bon temps avec des amis... S’il ne tenait qu’à lui, on aurait résumé sa vie ainsi. Un court télégramme dans lequel on appuierait, mieux, on insisterait beaucoup sur sa passion pour l’évènementiel, sa volonté d’innover, de rehausser le niveau de qualité des spectacles réalisés dans le milieu évangélique, surtout à travers Concept Event Master qu’il a cofondé.

Contrairement à ce que beaucoup croient, Louibert Meyer est né à Port-au-Prince. Mais, quand survient le coup d’État en 1991, ses parents, des gens ayant embrassé des idées de gauche, à qui on reproche d’être des anciens supporteurs de Lavalas, sont persécutés. Obligés de fuir la capitale, ils s’installent à Miragôane, à Paillant plus précisément. Ils y restent un certain temps durant lequel Louibert se plaît à découvrir cette ville à laquelle il voue un amour sans faille jusqu’à présent. « J’avais l’habitude d’aller à Paillant pour des vacances, mais c’est à cette période que je suis tombé en amour avec l'endroit », confie-t-il. Ceci n’est pas faux. Outre ces fréquentes visites à Paillant, cette ville pour laquelle il dit avoir de grands projets, on peut le voir, en diverses occasions, porter des maillots frappées de la légende « 100 % Paillant ».

Après environ deux ans à Paillant, Louibert revient à Port-au-Prince pour continuer ses études. Il fréquente l’école des frères de l’Assomption à Carrefour, puis le Lycée Henry Christophe de Diquini. Baccalauréat en poche, Louibert s’oriente vers la communication. À présent, l’homme peut se vanter de détenir d'une licence en communication sociale de la Faculté des sciences humaines de l’Université d’Etat d’Haïti, d’un diplôme en marketing de l’Université Quisqueya, tandis qu’il est actuellement en train de préparer à distance un master en management des médias avec l’Université de Lille, en France. « Mais je suis plus spécialisé dans des stratégies de communication et marketing », explique Louibert.

Enfant de la promesse, comme on le dit souvent, Louibert, né le 1er novembre de 1980, grandit dans une famille très chrétienne. « Ma famille a toujours été protestante. Je fais partie de la quatrième génération à présent. Je suis membre de la première Église de Dieu des Frères-Unis de Carrefour », raconte-t-il, non sans une certaine fierté.

En 2002, à l’invitation de Sony Lamarre, Louibert Meyer intègre la Radio lumière, première station de radio évangélique du pays. Il y reste près de douze ans, durant lesquels il gravit les échelons de la hiérarchie, si bien que quand il part en 2014, il est déjà directeur de programmation de la Radio Lumière et directeur de la Télé Lumière. « Officiellement, j’avais envie de faire autre chose », dit-il brièvement, pour expliquer les raisons de son départ. Mais au fond, cette démission a des relents de divergences d’opinions avec le directoire de la radio au sein de laquelle il a passé une décennie à animer Chante Lakay et deux ans à tenir les rênes de Haïti Plus, l’émission éditoriale de Radio Lumière, après le départ de Luvio Duvernard .

Après l’épisode Radio Lumière, Louibert Meyer, qui a déjà mis son expertise en communication et marketing au service de plusieurs institutions dont World Vision et World Relief, décide de se consacrer à Concept Event Master.

« Je suis un passionné de l’événement. J’apporte ma touche à des événements séculiers, mais je me concentre beaucoup plus sur des activités évangéliques. Pendant longtemps, on a ignoré que beaucoup de spectacles de grande envergure organisés dans le pays portaient la touche de chrétiens. Car l’expérience que les gens ont acquise dans le milieu évangélique a contribué au rayonnement, au succès, d’événements mondains. Par contre, en ce qui concerne les événements du secteur évangélique, beaucoup étaient souvent de piètre qualité. Il y avait un manque de planification, de coordination, d’innovation et de pensée. J’ai pensé que si je pouvais mettre mon expertise au service d’autres secteurs, j’avais aussi intérêt à la mettre au service de ma communauté. Et c’est la raison pour laquelle j’ai mis sur pied Concept », explique-t-il.

Si CEM a pris naissance en 2007, les activités se sont arrêtées à cause du départ de plusieurs membres. Mais elles ont repris il y a quatre ans avec une nouvelle structure. « Alors il faut dire que l’histoire de Concept est assez longue. D’ailleurs au début, c’était Concept Marketing et Communication, puis nous avons décidé de devenir Concept Event master (CEM), misant surtout sur des consultations en marketing pour diverses institutions et l’organisation d’événements », expose celui qui anime, depuis le 31 juillet 2017, une émission sur Alleluia FM du lundi au vendredi, entre 7 heures et 10 heures a.m.

Pour le moment, CEM a déjà à son actif plusieurs concerts, spectacles ou concepts d’événements intéressants. Family on stage, Musiquality, Praise connection, Falling in love with Jesus, la tournée d’Olivier Cheuwa en décembre dernier, et bientôt le grand concert de Exo prévu pour décembre prochain. Ambitieux, friand d’idées, Louibert Meyer a de grandes visées pour Concept Event Master. Il peut compter sur ses associés, dont son alliée privilégiée, Nadège Joassaint, sa femme. « Ma femme est toujours mon associée dans toutes mes initiatives. C’est mon premier fan, mais aussi mon plus grand critique », révèle-t-il.

À long terme, CEM travaille sur plusieurs projets, dont l’organisation d’un festival international de Gospel en Haïti. « On se bat pour s’imposer », explique-t-il. Avec détermination et conviction, il y arrivera sûrement.



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