ONU/Haïti/Stabilité politique/Election

Rencontre "Fructueuse" avec l'Executif

Publié le 2005-04-14 | Le Nouvelliste

«Les échanges que nous avons eus avec les autorités haïtiennes ont été fructueux. Le président de la République, Me Boniface Alexandre, et le Premier ministre Gérard Latortue vont tirer certainement les conclusions nécessaires pour faire avancer le processus de transition démocratique». C'est en ces termes que le chef de la Mission du Conseil de Sécurité de l'ONU, Ronaldo Mota Sardenberg, a expliqué la nature de sa rencontre avec les responsables haïtiens au cours d'un point de presse, ce jeudi 14 avril 2005, à la Primature. «Au regard de ces échanges empreints d'enthousiasme et de cordialité qui ont porté notamment sur l'exécution du programme de désarmement et le déroulement des prochaines élections, des recommandations seront faites au cours du mois de mai 2005 en perspective de la stabilité sociopolitique du pays», a fait savoir M. Sardenberg qui croit que les prochaines joutes électorales supposent ou doivent supposer la participation de tous les secteurs de la vie nationale. Sans exception. Et dans les délais fixés. Les questions relatives au respect des droits humains, au renforcement du système judiciaire et à la professionnalisation de la Police Nationale d'Haïti ont été également abordées au cours des entretiens des membres du Conseil de Sécurité de l'ONU, à en croire le représentant permanent du Brésil au Conseil de Sécurité, M. Ronaldo M. Sardenberg. Selon le Premier ministre Gérard Latortue, les échanges avec les membres de la délégation onusienne tournaient autour des questions d'importance. Les entretiens ont permis une meilleure compréhension de la réalité haïtienne, de la nature des défis et des perspectives démocratiques. «Nous avons réalisé que les forces de police sont très limitées dans leurs moyens et des promesses d'aide ont été faites pour le renforcement de l'institution en vue d'établir un climat sûr et stable dans le pays, avant, pendant et après les élections», a-t-il indiqué. Les membres de la délégation, de concert avec ceux de la mission du Conseil économique et social (ECOSOC) de l'ONU, avaient rencontré, hier mercredi, le président provisoire de la République, Me Boniface Alexandre, au Palais national. Rien n'a filtré jusqu'ici au sujet de cette rencontre que M. Sardenberg a qualifiée de fructueuse. Des rencontres sont prévues entre les membres de la Mission du Conseil de Sécurité de l'ONU et des représentants de la société civile et de la classe politique, d'après l'agenda officiel communiqué à la presse. Le maintien des élections aux dates prévues Le Conseil de sécurité de l'Onu, en mission d'évaluation en Haïti, a appelé jeudi au respect des dates des élections générales prévues en fin d'année, en dépit de l'insécurité qui persiste dans le pays. "Les élections représentent un point fondamental du moment politique en Haïti", a déclaré le président de la mission, l'ambassadeur du Brésil auprès des Nations unies Ronaldo Mota Sardenberg. Le diplomate brésilien a souhaité que le scrutin soit "honnête, transparent et démocratique". Il a insisté sur la nécessité de maintenir le calendrier déjà annoncé. Des municipales sont prévues le 9 octobre et deux tours seront organisés pour les élections parlementaires et présidentielles, les 13 novembre et 18 décembre. La prise de fonctions du nouveau Parlement est programmée pour le 9 janvier et celle du nouveau président le 7 février. Plus de 4 millions d'électeurs sont appelés aux urnes sur une population estimée à 8 millions d'habitants. Le coût des élections est estimé à 45 millions de dollars. Ces dernières semaines cependant, des voix se sont élevées pour mettre en doute la tenue de ces scrutins en raison de l'insécurité qui demeure en Haïti malgré la présence de plus de 6.000 Casques bleus. En début de semaine, un membre du Conseil électoral provisoire haïtien (CEP), l'institution chargée de ces élections, a laissé entendre que les dates prévues pourraient être revues si des mesures urgentes ne sont pas adoptées en vue d'assurer la sécurité dans le pays. "La question du report n'a pas été encore envisagée" formellement, a confié sous couvert d'anonymat à l'AFP ce conseiller électoral. Mais il a, dans le même temps, reconnu que des problèmes de sécurité avaient déjà fait repousser l'ouverture de l'enregistrement des électeurs. "Il est clair que les nouvelles autorités du pays devraient arriver au pouvoir le 7 février 2006", a soutenu le chef de la mission d'évaluation du Conseil de sécurité, qui devait dans la journée s'entretenir avec les membres du CEP. A son arrivée mercredi en Haïti pour cette mission de quatre jours, l'ambassadeur brésilien avait rappelé que le Conseil de sécurité était en faveur de "la participation de tous les partis politiques" dans le processus électoral. Cependant, ces partis "doivent renoncer à la violence", avait-il souligné. Jusqu'à présent, le parti Lavalas de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide, exilé en Afrique du Sud, refuse de prendre part aux élections et pose comme conditions de sa participation la libération de certains ex-dirigeants emprisonnés. Il s'agit notamment de l'ancien Premier ministre Yvon Neptune, a récemment rappelé l'ancien parlementaire Gérald Gilles, en réclamant aussi la fin de la persécution des militants du mouvement. Au moins cinq dirigeants de partis ont déjà annoncé leurs intentions de se présenter à la présidentielle, dont l'ex-président Leslie François Manigat. Né le 16 août 1930, Leslie François Manigat était arrivé au pouvoir le 7 février 1988. Il avait été renversé par un coup d'Etat militaire le 19 juin de la même année.
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