2016 De A à Z

PUBLIÉ 2016-12-29
2016 a été une année riche en rebondissements. Entre séparations, rumeurs et autres, Ticket remonte dans ses souvenirs et vous présente un abécédaire des faits et des personnes qui ont marqué cette année.


Atis Constant Avec des sommités comme Belo ou Eddy François dans ses archives, on peut déduire que : « n’est pas finaliste de Prix RFI découverte qui veut ! ». En 2016 c’est Atis Constant qui a brandi notre bicolore dans ce concours de renommée mondiale. Quelle que soit sa place dans le classement final, on est en droit de conclure que l’artiste, qui va rarement sans sa guitare, a marqué le mois de septembre. Black Ez 2016 est à ce jour l’année la plus meurtrière pour les artistes, depuis le début de la présente décennie. Ceci pas seulement chez nous, mais à travers le monde. Malheureusement, le bon vivant Black Ez, connu pour ses parties de clown dans les méringues carnavalesques de son groupe, a défilé dans cette parade funèbre. Le natif de Jérémie a rendu l’âme à la suite d’un malaise crise tout au début du dernier mois de cette année qu’on souhaite voir disparaître le plus vite possible. Carimi Une autre histoire de séparation que le public peinait à digérer : la fin du groupe Carimi. La mauvaise nouvelle survient malheureusement au début de l’été où l’on a plutôt le cœur à la fête. Dans notre article qui s’intitule « Carimi c’est fini ! », en date du 18 juillet, on retiendra que cette séparation est survenue à la suite de l’annonce du départ du groupe de Michaël Guirand, sans préavis. Aujourd’hui encore des fans n’arrivent pas à oublier cette triste histoire. DJ Tony Mix Ambassadeur de la culture de Carrefour, pompe à slogans, un nom à l’affiche de la plupart des shows qui ont attiré les foules, roi de Snapchat et d’Instagram… Décidémment, le jockey le plus populaire a assuré sur tous les fronts en 2016. De quoi attiser la haine de ses détracteurs qui l’ont rendu encore plus sympathique à force de jaser sur sa nomination, quoique symbolique, en tant qu’ambassadeur de la culture d’une commune. Le fait pour lui d’ignorer tout ce tollé mené contre lui prouve qu’il a l’art de profiter des scandales. Equality Dance Leur show n’a pas attiré beaucoup de monde au Villate à cause de Matthew. Mais ceux qui ont fait le déplacement ont profité d’un spectacle d’un niveau bien au-dessus de ce qu’on nous propose pour plus cher en général. On a comme une envie de les revoir vite sur les planches. Pourquoi pas en janvier, mois réputé froid en activités culturelles ? Frè Gabe Encore un autre artiste qui croit pouvoir donner un air cool au milieu évangélique souvent perçu comme peu avenant par les outsiders. Frè Gabe est le croisement entre le rap et le gospel. L’un des risques de cette révélation de l’année 2016 a été de nous rappeler les « 10 commandements » sur un beat à faire frémir Wendyyy ou Izolan. Géraldo Quand on passe de la deuxième place à l’édition de 2009 à la première sur un plus grand échiquier sur lequel on retrouve d’autres champions, on est carrément « inclassable ». C’est l’exploit qu’a marqué Géraldo , il y a quelques semaines en devenant, le Digicel star des stars. On lui souhaite une belle carrière par-delà ce titre prestigieux. Humour 2016 a apporté son lot de déceptions et de tourments certes, mais aussi de multiples occasions pour rire et profiter de la vie. Dedette (Kako) a été à Paris, Cynthia a fait son premier one woman show, Jean Mau a maintenu ses jeux de mots sur la Toile, Romney Cajuste et/ou Pastè Blaze ont évoqué la peur de mai, mais l’un des événements-phares a été la venue du célèbre humoriste Anthony Kavanagh. Une grande première pour cet acteur chanteur, comédien de renommée internationale, fils de parents haïtiens ayant immigré au Québec dans les années 1960. Izolan Pour cette année, le rappeur de Barikad Crew n’a pas chômé. Avec son morceau « Ou pa anyen nan zòn nan » dans la même lignée que « Jeneral la », « Pran bal » et « Fèmen bouch yo » l’enfant terrible du BPC a offert un slogan à la rue. Dans les clubs branchés ou les Ti sourit « koman ou wè m » est l’un des slogans qui marchent. Jeffrey Julmis Haïti n’a pas brillé aux J.O. Cependant, Jeffrey Julmis, en athlétisme, a réalisé quelque chose qualifié d'exceptionnel par les observateurs, salué par une bonne partie de la presse internationale et qui a marqué les esprits. Eliminé pour avoir heurté la première haie lors des demi-finales, Julmis, au lieu de rentrer dans les vestiaires, a tenu à continuer la course. Seul, sous les ovations de la foule. Un vrai modèle de détermination. Kessy Parmi les disparus de l’année on compte aussi Samba Kessy, de son vrai nom Jean Samuel Lubin. Honoré en décembre 2014 par la Fondation Maurice Jocelyn après des rumeurs qui faisaient croire qu’il était décédé, le chanteur du groupe Koudjay, a rendu l’âme le 9 décembre 2016 dans un hôpital à Saint Marc où il a été transporté d’urgence après une performance à Port-de-Paix. Lynn William Rouzier L’Institut de danse Lynn William Rouzier (IDDLWR) a fêté son cinquantième anniversaire cette année. Et pour marquer ce moment, cette prestigieuse école de danse a offert un grand spectacle « La bayadère », à l’hôtel Karibe le 21 mai. On lui souhaite 50 autres belles années. Makenzy Orcel C’est le jeune écrivain haïtien qui monte. Sauf dans les petites réunions de lettrés, il est plus connu à l’étranger que dans son pays. En 2016, Makenzy Orcell a pourtant décroché quatre prix littéraires pour son livre « L’Ombre animale ». Le prix Louis-Guilloux 2016, le Prix Littérature-monde, le Prix littéraire des Caraïbes 2016 décerné par l'Association des écrivains de langue française (ADELF) et le Prix Ethiophile 2016 toujours pour « L’Ombre animale ». Vivement qu’on le connaisse mieux en Haïti. Nègès Mawon La jeune organisation féministe Nègès Mawon a lancé cette année la première édition du festival féministe. Déroulé en divers lieux, sur le thème général « Feminis poukisa », du 18 au 24 juillet, ce festival a proposé une série de conférences, projections, ateliers et spectacles autour du féminisme. La marche artistique, « Libérez la parole » organisée dans le cadre de cet événement, a suscité de l’intérêt et fait couler beaucoup d’encre surtout à cause des messages inscrits sur les pancartes brandies par des jeunes femmes que l’on trouvait osé. Ouragan Matthew L’ouragan Matthew a été l’une des plus tristes notes de 2016. Ayant frappé le pays en octobre dernier, cet ouragan de catégorie 5, la plus puissante sur l’échelle Saffir-Simpson, a détruit une bonne partie du pays, le grand Sud notamment et laissé en agonie des milliers de personnes. Beaucoup de sites et patrimoines culturels ont été sévèrement endommagés. Patrice Neveu Le sélectionneur national depuis décembre 2015, Patrice Neveu a été aux côtés des Grenadiers qui ont eu à participer à plusieurs événements internationaux cette année, dont la Copa America Centenario. Grands fans de Football, les Haïtiens ont mis beaucoup d’espoir en celui. Mais pour de multiples raisons, dont le manque de moyens, il n’a pas pu délivrer. Il nous avait promis une surprise, et bien sûr, l’élimination d'Haïti face au Brésil en juin 2016, en a été une qui nous a marqué. Quartier Latin Le restaurant Quartier Latin a célébré ses 10 ans d’existence cette année. Pour l’occasion, 10 événements ont été organisés pendant 10 jours entre le 1er et le 10 décembre. Situé à Pétion-Ville, ce restaurant chic est une référence où bons plats s’allient aisément avec événements culturels et bonne musique. Rabòday Le rabòday est un style de musique local, qui puise ses ressources dans le Rara traditionnel, la tendance racine et est orienté vers le House Music. Cette tendance a été remaniée et améliorée par, G-Dolph, très connu dans le domaine. Au fil de ces dernières années, le Rabòday a détrôné le compas et le rap kreyòl dans nos clubs. Si w son Dj kounya a ou pa p jwe rabòday, al anba ! Le dernier hit de ce rythme ? « Madan papa ». Demandez à tous ceux qui sont sortis cette saison et ils vous le confirmeront. Sweet Micky Après cinq ans d’absence, Michel Martelly a fait son retour sur la scène musicale haïtienne cette année. Miami a démarré la tournée, devant près de quatre mille personnes, New York a eu pour son compte, à SOB’s, puis Haïti bien sûr, à l’hôtel El Rancho. Un retour que le président du compas dit définitif. T-Ansyto Maestro, le premier album solo de T-Ansyto, est sorti en ligne depuis novembre dernier. Même si le grand public a dû attendre plus d’un mois pour une présentation en bonne et due forme du nouvel opus et des différents musiciens qui composent le nouveau groupe de T-Ansyto, le cd fait son chemin sur la bande FM. L’album comprenant 12 musiques se veut un mélange de Trap et de Konpa. U-17 / U-20 Ballon d’or, gant d’or, soulier d’or, qualification pour la dernière phase Concacaf des éliminatoires, plus titre caribéen, la sélection nationale haïtienne de football U17 a tout remporté sur son passage lors de la Coupe caribéenne des nations U17 organisée cette année à Trinidad. Mais, au-delà de la razzia, c’est surtout le jeu produit par la bande à James Morisset qui a séduit sur la route de la Coupe du monde U17 de la FIFA, Inde 2017. – Titre caribéen, meilleur joueur, meilleur buteur, meilleur gardien, il n’a manqué que le prix du fair-play à la sélection nationale haïtienne U20 pour qu’elle rafle tout ce qui était discernable lors de la Coupe caribéenne des nations U20, disputée à Curaçao du 21 au 30 octobre. La preuve, 10 joueurs haïtiens ont figuré parmi le 11 type caribéen, ce qui signifie tout simplement que les hommes de Wilfrid Montilas et de Kowsky Saint-Vil étaient les meilleurs à tous les niveaux. Volley-ball À côté du fait qu’Haïti a remporté le groupe C de la zone caribéenne dans le cadre des éliminatoires pour le championnat du monde de volley-ball, les joueurs haïtiens Senel Dupuy, Richardson Félissaient, Fritz Emmanuel Mabou et Kempes Vilmont ont été distingués parmi les meilleurs à l’issue de cette compétition internationale organisée au Gymnasium de la rue Romain. Wherever i go Si on devait choisir l’une des personnes qui ont bien représenté Haïti à l’étranger cette année, Michael Brun l’emporterait haut la main. Avec sa chanson titrée « Wherever I go », reprise par plusieurs Dj célèbres, et la belle tournée réalisée un peu partout dans le monde, Michaël a encore prouvé que la musique n’a aucune frontière. X (10 ans) La 10e édition d’Artisanat en fête s’est tenue au Parc Historique de la Canne à Sucre, les 12 et 13 novembre 2016. 6 000 invitations avaient été envoyées à une soixantaine d’écoles, centres de formation et facultés du pays, question d’intégrer les jeunes et de leur permettre de découvrir leur identité culturelle sous toutes ses formes. C’était une réussite totale. Yannick Lahens C’est à Jacmel que la récipiendaire du prix Femina 2014 pour son roman « Bain de lune », Yanick Lahens, a atterri au début de l’année 2016 pour des échanges avec les élèves du Collège Alcibiade Pommayrac. Invitée à la foire du livre de Miami, elle a pris part aux Francophonies en Limousin, à Limoges en mars dans le cadre de la semaine consacrée à Haïti, à l’initiative du comité Marguerite-Bourgeoys. Outre ses diverses rencontres en Haïti avec des écoliers, étudiants et autres amants des lettres, elle a multiplié les voyages dans les Antilles, en Europe pour des ventes-signatures et des conférences et pour honorer des invitations de tout genre. Zin Le tandem Zin/Klass affiché le jeudi 11 août dernier avait excédé toutes les attentes. La grande foule avait débarqué au Ritz, traînant avec elle une envie folle de danser kole et de faire la fête. Zin, qui n’avait pas performé en Haïti depuis quelque temps avec son répertoire chargé de hits, a ravi les fans au plus haut point lors de cette soirée.



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