Cheng Ta Yang visite Le Nouvelliste

Publié le 2005-03-10 | Le Nouvelliste

Cheng Ta Yang, ambassadeur de la République de Chine en Haïti, et la Première secrétaire de l'ambassade de Taïwan, à Port-au-Prince, Mme Sophie, H. Y. Lin, ont rendu jeudi une visite de courtoisie au journal le Nouvelliste. Au cours de cette visite de courtoisie, les deux (2) diplomates ont une causerie d'environ une trentaine de minutes avec le Directeur du jounal, Max E. Chauvet, et le Rédacteur en chef, Pierre Manigat Jr. La coopération haïtiano-taïwanaise, l'histoire et la vie du journal la diplomatie taïwanaise, les richesses culturelles d'haïti ... ont été au menu de cette conversation à baton rompu entre les quatre (4) interlocuteurs. « Je suis vraiment impressionné par la diversité des richesses culturelles de votre pays. En mission en Haïti depuis déjà six (6) semaines, l'ambassadeur Yang dit noter que le gouvernemant entreprend de grands efforts pour changer le cours des choses ou améliorer la situation en Haïti. Eu égard aux critiques formulées envers l'équipes des « technocrates », le diplomate souligne « qu'elle ne saurait tout résoudre en un laps de temps », compte qu'il s'agit d'un gouvernement de transition. Le convive a par ailleurs mis en exergue les potentialités du gouvernement à développer le commerce. Ses assertions sont basées sur les constats effectués au cours de ses récentes visites dans les usines dirigées aussi bien par des Haïtiens que par des étrangers dont des Coréens et des Taïwanais. Cependant, les mêmes visites ont permis de constater aussi que le pays fait face à un manque cruel de cadres qui, soit pour des raisons économiques, soit pour des raison d'odre socio-politiques, ont dû quitter le pays pour d'autres cieux jugés plus cléments. « Il n'est pas bon pour Haïti de devoir faire appel à des cadres étrangers ». A une remarque du directeur du journal relativement à la situation précaire de la sécurité en Haïti, l'ambassadeur Yang, sans nier la réalité, a préconisé au décideurs une autre manière de gérer les informations. « Il faut certainement une amélioration des conditions de viequotidienne dans le pays. Toutefois, il faut aussi projeter une image positive du pays à l'extérieur. Dans les médias étrangers, quand on parle d'Haïti, c'est surtout sur le côté négatif qu'on met l'accent avec les MST, le SIDA, la violence, la corruption. Haïti n'a pas le monopole de ces choses », a fait savoir le diplomate au cours de cette causerie. D'autre part, l'ambassadeur a noté ce qu'il appelle la volonté des élites haïtiennes de s'impliquer dans la relance de l'économie haïtienne. Cependant, il estime qu'on ne peut pas continuer, chacun de son côté, à évoluer en vase clos. Aussi faut-il conjuguer les efforts et travailler en synergie de manière à remettre définitivement le pays sur les rails. Au cours de son passage en Haïti, le diplomate taïwanais dit vouloir contribuer à une revitalisation de l'image de ce pays à Taïwan , admettant toutefois que la République caraïbéenne ne fait pas bonne presse dans son pays. Pour arriver à cette fin, Cheng Ta Yang propose d'exploiter la filière culturelle en facilitant des expositions d'oeuvres picturales haïtiennes en terre taïwanaises et en facilitant à des troupes théâtrales haïtiennes de performer à taïwan. Tout cela pour améliorer la vision de la population de son pays à l'égard de celle d'Haïti. Parallèlement, la coopération de coopération haïtiano-taïwanaise a été également au menu de cette causerie. Les projets pilotes en cours dans la valée de l'Artibonite, la production d'oeufs, la formation technique pour des fédérations sportives dont celles des arts martiaux figurent parmi les projets qui doivent être discutés et exécutés au cours du passage de l'ambassadeur Yang en Haïti. Un comité de pilotage et de suivis sera mis sur pour suivre l'évolution des projets de la conception à l'exécution. Au cours de sa mission, la coopération chinoise va s'ouvrir à d'autres secteurs dans le but de la rendre plus dynamique.
Samuel Baucicaut Auteur

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