L'AHTT entend aller beaucoup plus vers l'avant

17 octobre 1997-17 octobre 2016, cela fait exactement 19 ans depuis que l'Association haïtienne de tennis de table (AHTT), fondée par les frères François, apporte sa contribution pour le développement et le plein épanouissement de la pratique de cette discipline à l'échelle nationale. l'actuel président de cette association, le professeur Jean-Maxime Auguste, fait le point sur les activités déjà réalisées et celles à venir de l'AHTT.

Publié le 2016-10-28 | lenouvelliste.com

Ticket Sport : Qu'avez-vous à dire sur la commémoration des 19 années d'existence de cette association dont vous êtes le président ? Jean-Maxime Auguste : Ces 19 années d'existence de l’Association haïtienne de tennis de table (AHTT) témoignent d’une ténacité, d’une détermination, d’une passion, d’un courage de tous ceux qui ont contribué à la création, et d’autres qui assurent sa pérennité, et sa mission. Tout en remerciant les collaborateurs, les partenaires, les volontaires, les cadres, je voudrais inviter déjà tout le public du pays à nous joindre pour l'Anniversary Cup prévue pour le mois de décembre, quand on sait que ces 19 ans ont une signification tout à fait particulière pour le mouvement pongiste, haïtien qu'il soit du terroir ou de la diaspora. Toujours est-il qu'au niveau de l'AHTT, nous sommes vraiment fiers d’avoir initié le développement du tennis de table haïtien. Ces différentes initiatives ont facilité l’intégration de tous les pongistes. Aujourd’hui, nos filles, nos garçons, dames et messieurs, s’adonnent à la pratique d’un sport inclusif qui est joué sur tout le territoire national. Les victoires sont nombreuses, et incontestables… TS : Voyez-vous un avenir très prometteur pour la pratique en bonne et due forme du tennis de table en Haïti ? JMA : Le programme HAITI INITIATION PONGISTE, élaboré par la Direction technique nationale (DTN) de l'AHTT, sert à introduire un sportif à la pratique d'une discipline sportive appelée tennis de table. De cette introduction au sport, le nouvel « initié pongiste » décidera du cours de son aventure pongiste. Il est certain qu’il faut bien débuter : en regard à la connaissance technique, tactique, du matériel, etc. En aucune façon, ce programme n’est une fin, mais bien un important et effectif pas qui conduit à une bonne pratique du tennis de table. TS : Et qui pourra déboucher purement et simplement sur l'émergence de jeunes talents. En êtes-vous optimiste ? JMA : Oui. Et il y a aussi l’aspect de détection de ce programme. Le directeur technique national de l’AHTT en profite pour détecter les jeunes talents, ceux qui ont la passion du tennis de table dans leur cœur. L’implémentation de ce programme n’est pas une démonstration publique du jeu, mais bien une participation réelle, « au bout de la table », de tous ceux qui veulent se familiariser avec une raquette, et jouer leur première balle. Bien des jeunes qui participent aujourd'hui à nos tournois ont découvert le tennis de table grâce à nos actions de développement, particulièrement le programme baptisé : « HAITI INITIATION PONGISTE ». TS : Est-ce que, dans vos plans, une détection de valeurs évoluant dans la diaspora, comme cela se fait chez certaines fédérations et associations du pays ? JMA : Vrai, la détection de nos pongistes ne saurait se confiner dans nos frontières, car la diaspora est bien une entité à ne pas négliger. L’Association haïtienne de tennis de table (AHTT) est et sera toujours prête à accepter une honnête et décente contribution d’un pongiste de la diaspora qui chérit la terre natale, tout en tenant compte de toutes les retombées positives et négatives possibles. Il est important d’œuvre de façon juste et judicieux… TS : Après la Police nationale d'Haïti (PNH) qui a accueilli le programme «HAITI INITIATION PONGISTE», quel va être la prochaine activité de l’Association haïtienne de tennis de table (AHTT) dans le cadre de développement et d’expansion de ce sport ? JMA : Notre organisation, l'Association haïtienne de tennis de table (AHTT), n’est jamais en reste en ce qui concerne les différentes démarches sportives qui peuvent être bénéfiques aux affaires pongistes du pays. «HAITI INITIATION PONGISTE» est l’une de nos actions sportives dont l’implantation constante a fait une différence au regard du nombre de pongistes, jeunes et moins jeunes, qui ont aujourd’hui embrassé la pratique de ce sport. Au regard de votre question, je dois souligner que l’introduction du tennis de table au corps de la police nationale n'est nullement une démarche isolée. Dans notre planification, des démarches d’expansion, une implémentation mensuelle de ce programme particulier est prévue dans des sites différents. Après avoir introduit nos policiers de la Police nationale haïtienne » (PNH) à la pratique de notre sport, nous avons facilité aux enfants du niveau primaire de l’Institution Saint-Louis de Gonzague à faire leurs premiers pas pongiste. Le mois prochain, on aura une séance intensive destinée aux enfants (24) venus de Port-de-Paix à la salle de pratique de l'Association haïtienne de tennis de table (AHTT). TS : Si tout va bien au niveau de la capitale, comment cela se passe-t-il dans les villes de province qui ont déjà accueilli le programme ? JMA : Le suivi des initiatives de développement sportif reste un défi à contourner. Ainsi, toutes les actions de développement de l’Association haïtienne de tennis de table (AHTT) sont précédées par la mise en place de cadres capables d’assurer une continuation ou une perpétuation des connaissances sportives ou techniques du sport. De ce fait, je peux dire que, dans les provinces qui ont accueilli nos activités, il y a une présence permanente du tennis de table, malgré les difficultés quotidiennes. Jusqu’à ce jour, les retombées de nos actions du nord au sud, de l’est à l’ouest du pays, restent encourageantes et nous motivent à honorer notre mission qui est de faire du tennis de table l’un de nos sports nationaux. TS : Et en ce qui concerne celles qui n'ont pas encore accueilli le programme? JMA : Le corps exécutif de l’Association haïtienne de tennis de table (AHTT) est en train de plancher sur des nouvelles approches de développement pongiste où l’intensification des actions sera au cœur de chaque démarche. Pour l’année qui vient (2017), nous pensons à faire un investissement sportif sans précédent dans un département géographique particulier. Le choix du Nord-Ouest est probable. Sans délaisser les autres espaces géographiques, on veut tenter une expérience de développement intensif dans une région spécifique, collecter les données de succès et d’échecs, faire les corrections nécessaires, et reproduire l’initiative dans les autres espaces géographiques. Donc, il y aura une fréquence centralisée de nos actions dans des villes d’une région, tout en faisant de notre mieux pour avancer la chose pongiste dans tous les coins du pays. TS : Etes-vous satisfait de la bonne marche de ce programme ? JMA : Je dois féliciter le corps exécutif de l’Association haïtienne de tennis de table (AHTT) pour avoir conçu ce programme qui permet à tous de faire leurs premiers pas pongistes. Vous ne pouvez imaginer l’impact sportif et social de ce programme d’insertion de tous au tennis de table. Si, aujourd’hui, nous avons un tennis de table inclusif, il faut dire que l’implémentation de ce programme a facilité bien des choses. L’histoire de ce programme «HAITI INITIATION PONGISTE» est celle de succès nombreux et énormes. Vous n’avez qu’à voir le présent et vous souvenir du passé. Je suis plus que satisfait. TS : Qui finance l’Association haïtienne de tennis de table (AHTT) pour l'exécution ainsi que la bonne marche du programme ? JMA : Nous avons des contributeurs nationaux, internationaux qui supportent notre mission. Nous avons des volontaires qui ont à cœur le développement du tennis de table haïtien. Cela implique que nous avons des ressources incommensurables que nous administrons judicieusement, et à bon escient. Aussi, l’Association haïtienne de tennis de table (AHTT) a des partenariats qui facilitent certaines actions sportives. À coup sûr, je peux dire que nous jouissons d’une bonne dynamique administrative, et la continuité de cet important programme de développement pongiste est certaine. TS : Quand comptez-vous démarrer avec les compétitions, d'abord à l'échelle métropolitaine, et dans un proche avenir à l'échelle nationale ? JMA : À Port-au-Prince, nous avons eu les compétitions interscolaires, le Camp d’été, la Coupe Guy Philippe… Je profite pour annoncer l’Anniversary Cup / 2016 qui aura lieu en décembre à l’Institution Saint-Louis de Gonzague de Delmas. Aussi, on compte avoir la Coupe Georges Martin avant la fin de l’année. Ces susdites activités témoignent de notre dynamisme pour faire avancer l’aspect compétitif de notre sport. Si, jusqu’à ce jour, on n’a fait que des formations d’entraîneurs, d’arbitres et de joueurs dans les provinces, on pense qu’au cours de l’année qui vient, 2017, les compétitions sportives seront plus répandues sur le territoire. La décentralisation est très importante. Ce n’est point un hasard qu’on pense au Nord-Ouest… TS : Les rumeurs circulant dans les coulisses font état d'un éventuel retour du « Caribbean Grand Prix », peut-on se fier à ces rumeurs ? JMA : Notre direction des activités compétitives est en train de planifier le calendrier de l’année 2017. Il est probable que notre agenda compétitif soit plus intensif. Le « Caribbean Grand Prix » est bien une compétition internationale qui nécessite une planification particulière et la participation de pongistes étrangers. Donc, j’ose dire que je ferai mon possible pour avoir à nouveau cet événement sportif.
Propos recueillis par Emmanuel Bellevue
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