Dits et non dits

Publié le 2005-01-21 | Le Nouvelliste

Agression contre nos confrères Sérant et Juste C'est au Bel Air, dans l'exercice légitime de leurs fonctions que nos amis et confrères ont subi une agression d'une rare violence au point que les photos édifiantes publiées dans Le Nouvelliste du week-end ont révolté tous les lecteurs... On savait déjà que le journalisme menait à tout mais quand on assiste à des traitements aussi inhumains sur des êtres qui n'ont pour armes que leur camera ou leur plume, l'indignation monte de plusieurs crans. Ne dit-on pas alors que la désignation de quatrième pouvoir attribuée à la presse n'est qu'un prétexte pour appliquer à ce pouvoir les mêmes traitements imposés aux autres pouvoirs moins innocents que la Presse ?... Quand on pense que des scènes pareilles propres à « révolutionner un quartier » comme durait Zola se produisent sans aucune intervention ni de la police haïtienne ni des forces étrangères sensées nous protéger, ne s'interroge-t-on pas sur la nécessité d'accepter un protectorat incapable d'assurer un minimum de sécurité des vies et biens. Il serait tellement facile en effet, pour rétablir l'ordre dans ces quartiers devenus des zones de non droit - que trois véhicules chargés de soldats, les doigts sur la gâchette, y circulent, n'hésitent pas à abattre les assaillants. Dans cet ordre d'idées le gouvernement Boniface - Latortue s'imagine-t-il que c'est en contant fleurette aux bandits sous les gouvernements précédents qu'on a connu dans le passé ce calme fort regretté ? Et savez-vous ce que pense le public face à cette démission ? Que le gouvernement y trouve son intérêt, non seulement pour recevoir plus d'aide mais pour plaire aux forces occupantes dont la présence ne serait pas justifiée sans l'insécurité. Et pis encore, que la persistance de cette insécurité serait de nature à prolonger leur mandat dans la mesure où aucune élection ne serait possible dans ce climat malsain où les vies et les biens ne sont plus protégés. Il y a bien sûr une part d'exagération, due à l'émotion, dans tous ces racontars et même qu'un gouvernement ne saurait utiliser les mêmes armes que l'adversaire mais la persistance d'une situation qui empire de plus en plus chaque jour, ne nous incline-t-elle pas à penser comme Goethe qu'on aime mieux une injustice qu'un désordre ? N.B.- Ces réflexions valent pour M. Lafontant victime lui aussi d'une agression à l'Avenue Poupelard et pour les autres... Riz amer ou job cercueil... Il y a des responsabilités qu'un homme expérimenté et bien pénétré des pernicieuses habitudes de ce pays ne devrait pas assumer... Le riz, il faut bien l'appeler par son nom, entre dans cette catégorie. Plus que le pétrole, c'est un produit volatil et dangereux qui a déjà fait la fortune des chansonniers dont le refrain : « Men diri a» est encore sur toutes les lèvres. Alors, pourquoi un maire adjoint, M. Jn Philippe Sassine s'est-il laissé piéger dans une affaire aussi délicate, alors que les yeux de lynx de la mairesse principale restaient braqués sur ses agissements ? A tort ou à raison, M. Sassine devrait se garder de laisser des plumes dans cette sordide affaire susceptible d'attenter à sa réputation. Et je parle d'expérience - le moindre faux pas, sous le gouvernement de mon ex-gendre m'aurait enlevé aujourd'hui mon seul motif de fierté : mon honnêteté, car j'ai été passé au crible par les gouvernements haïtiens depuis 1986, et par la Drug administration de Washington. Conclusion : Honneur et respect... Et Dieu seul sait combien j'ai été piégé, à mon insu ! Ceci dit, Sassine pour s'en sortir, devra donner des preuves non équivoques de son honnêteté, car certains éléments de sa défense laissent à désirer. Ex. : c'est à l'homme et non au fonctionnaire que le premier ministre a confié la distribution de ce riz, j'en ai donné à des attachés etc." Du cafouillage qu'il importe de rectifier quand on porte un nom aussi connu et respecté. PS.: Cet article était déjà remis au Nouvelliste quand sur Radio Vision 2000, le Premier ministre a apporté un éclairage différent sur cette version édulcorée de l'affaire et qui va probablement occasionner la révocation du cartel déjà branlant de la mairie de Port-au-Prince. Election. Suspense jusqu'au 29 janvier 2005 Quel est-ce mystérieux personnage très populaire parmi les médias dont il est un des membres les plus actifs ; un convaincu qui n'a jamais renié son appartenance politique sans jamais quitter le pays, un fidèle qui est assuré de l'onction de son parti ; un brillant intellectuel dont les improvisations laissent songeurs les plus calés en la matière ? Enfin un homme d'action très expérimenté en politique et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds ? Les réponses à ces questions vous seront fournies après le symposium qui sera tenu à Port-au-Prince, le samedi 29 janvier à 3 hres p.m.... Après l'annonce, six mois auparavant, de la candidature à la Présidence de Reynold Georges, voici un autre candidat, fanatique des « Dits » et qui tenait à nous donner la primeur de sa candidature... En attendant, triturez vos méninges pour deviner le mystérieux candidat. Les surprises du direct Entendu sur Mélodie FM (ven. 14/01/05) : « Pile fatra sa tèlman santi ke men m bòbòt mwen ap gratem ». Ce qu'on n'entend pas sur les ondes ces jours-ci et comme les oreilles enfantines sont bien servies ! Paco Rabane J'ai enfin trouvé à la Librairie Astérix le livre intitulé « Trajectoire » de Paco Rabane, l'unique exemplaire de cet ouvrage publié en 1997, moins d'une année après sa réception du « De d'or » double consécration d'un style devenu classique et d'une originalité persistante annonçant l'ère du Verseau. Ce livre raconte le cheminement de Paco depuis 1964 année de sa première collection jusqu'aux arcanes qui mènent à cette vérité métaphysique dont il se fait l'infatigable apôtre. Il en est tellement épris qu'il s'est donné le ridicule de prédire dans les années 2000, je crois, que des débris venant du Cosmos, détruiraient Paris. Inutile de vous dire que les agences de voyages n'avaient enregistré aucune réservation de passages désirant quitter Paris à la veille de ce jour fatidique ! A l'époque où Paco venait souvent en Haïti, je l'avais rencontré une première fois à une fête patronnée par la bière Prestige - encore elle ! , et dont Paco devant être la figure de proue...Dans la suite, on s'est souvent croisé à paris où il ne manque jamais de m'exprimer son amour d'Haïti. Sans doute découvrit-il dans notre vodou des éléments pour aiguiser d'avantage son sens du surnaturel. Au demeurant, saurait-on trop me dire d'un homme qui avoue son « expérience prodigieuse d'un voyage astral » et « ce créateur d'avant-garde dont les robes en plastique, métal ou papier sont aujourd'hui exposés dans les plus grands musée d'art contemporain » Ou de cet écologiste qui n'hésita pas à écrire : « quelle supercherie que ces cultures biologiques dont on nous rabat les oreilles ! Tout est empoisonné. Les pluies acides déversent des poisons violents sur nos forêts qui périssent lentement d'un cancer généralisé ! » La chirurgie qui évite l'amputation Dans le domaine de la chirurgie, relate Ici-Paris (3 jan 05) c'est vraiment l'avancée de l'année ! Technique hallucinante puisqu'elle consiste à remplacer un os complètement détruit (perte osseuse supérieure à 10 cms) par un autre os du patient. Ce qui évite l'amputation à ce dernier. Très schématiquement, l'os à greffer est d'abord vascularisé pour le renforcer et le consolider. On peut ensuite le mettre à la place de l'os manquant en remodelant les muscles autour. On peut reconstruire ainsi une jambe ou un bras. Cette technique a été mise au point par l'équipe du Dr Christophe Chantelot de l'hôpital Roger-Salengro à Lille et plus de douze patients à ce jour ont été opérés avec succès... Y a-t-il deux Balland ? C'est la question qu'on se pose en lisant l'édifiant reportage de nos confrères Claude Bernard Sérant et Marvin Victor : « Un oasis à Balland » relatant la concrétisation d'un projet d'adduction d'eau potable dans cette localité de Balan, proche de Ganthier et du lac Azuëi... Or le détail suivant nous porte à croire qu'il pourrait s'agir de l'autre Balan situé dans le Nord, non loin de la petite Anse, un site d'où l'on puisait et peut-être encore aujourd'hui l'eau potable qui alimente le Cap-Haïtien : « Des qu'on fouille un puits ici, c'est de l'eau salée qui monte. Toute la plaine est menacée par ce phénomène. » Or c'est cette salinité d'un sol brûlé par le soleil qui a sans doute déterminé le mauvais goût de cette eau de Balan fort décriée au Cap-Haïtien mais aussi à l'étranger. « Un échantillon de cette eau de Balan, aimait à raconter mon professeur Eric Etienne, avait été envoyée à Miami pour analyse. Verdict du laboratoire : « Dans votre échantillon de microbes, nous avons trouvé très peu d'eau ». S'agit-il alors du même balan puisque celui qui fait l'objet de ce reportage avoisine Ganthier et le lac Azuëi ? 40 % d'économie d'essence... Non vous ne rêvez pas. Les spécialistes, informe Paris-Match, travaillent sur la combustion homogène, qui s'applique tant à l'essence qu'au diesel. L'objectif est en fait d'éliminer à la base des oxydes d'azote (NOX) et les particules lors de la phase de combustion tout en obtenant une économie de 40 % à la consommation de carburant. Ce moteur développé par la société lyonnaise Mce 5 avec l'aide de PME fait appel au temps de compression variable technique déjà développée par les voitures suédoises SAAB. Cri du coeur : verdict sévère ! Le mercredi 18 janvier en cours, Marcus dont les éditoriaux n'ont rien à envier à ceux du Nouvelliste et du Matin, concluait en ces termes son édito du jour après s'être étonné qu'on s'en remette à la Minustah pour le nettoyage de quelques rues de Port-au-Prince: « Que peut-on attendre d'un peuple qui n'arrive pas à balayer devant sa porte, au propre comme au figuré ? » Sans commentaires ! Israël - Palestine ça commence Sous ce titre « Mammoud Abas élu », j'avais écrit dans les Dits du 14/01/05 article remis le 12 au matin que « trop de sang a coulé de part et d'autre pour laisser accroire que des passions aussi exacerbées peuvent se calmer avec un changement d'homme au timon d'une nation ». J'avais en outre conclu qu'il faudra une bonne dosse d'altruisme pour colmater les brèches mais qui ne sait que les sentiments nationalistes trop exacerbés n'inclinent pas à l'altruisme ? Comme de fait, les radicalistes palestiniens m'ont donné raison : ils ont déterré la hache de guerre peu après l'installation d'Abas à la Présidence et 24 heures après la parution du Nouvelliste Et ça ne fait que commencer ! Annulation des dettes de pays pauvres Je n'ai jamais vu d'un bon oeil cette annulation de dettes exécutée par des pays dits riches et qui ont aussi leurs pauvres comme tous les pays auxquels ils prêtent assistance. Dans la vie courante, certains créanciers s'estiment heureux de ne pas être remboursés de petites sommes pour se dispenser de ne pouvoir consentir des prêts plus importants. J'ai bien peur que les créanciers d'un petit pays n'utilisent le même prétexte après l'annulation pure et simple de sa dette. Et les pauvres de ces pays dits riches ne s'offusquent-ils pas à l'idée qu'on leur retirer des sous qu'on donne à d'autres pays moins pauvres que mal administré par une kyrielle de pilleurs de la caisse publique. L'exemple d'Haïti est typique de cette vérité évidente car non seulement on nous coupe les vivres pour le superflu, pour nous fournir le nécessaire, nous sommes soumis à une occupation ou protectorat... par euphémisme... Dans cet ordre d'idée, ne convient-il pas de rappeler cette réflexion d'un auteur anonyme « Les dettes qu'on paie font des trous, celle qu'on ne paie pas font des tâches ». Savez-vous que Le journaliste et historien, Emile Nau, qui naquit à Port-au-Prince en 1912 était le descendant du fameux flibustier Nau L'ollonois ? Qui a écrit et dans quel ouvrage ? « En travaillant pour les seuls biens matériels nous bâtissons nous-mêmes notre prison. Nous nous enfermons solitaires avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre. Si je cherche dans mes souvenirs ceux qui m'ont laissé un goût durable, si je fais le bilan des heures qui ont compté, à coup sûr, je retrouve celles que nulle fortune ne m'eût procuré.» Mort de l'écrivain Pierre Daninos C'est sous ce titre que «Le Matin» dans son édition du 11/01/05 annonce le décès à 91 ans de l'écrivain français, l'humoriste Pierre Daninos, auteur des célèbres « Carnets du Major Thompson ». De 1986 à 1998, j'étais devenu un intime de cet homme qui pratiquait, comme moi, l'humour « pour échapper à la réflexion métaphysique». Comment ai-je connu l'auteur des «Touristocrates.» ? En 1986, mon avocat français Me Ernest Gay, informé par les médias du succès de mon livre « Du rire aux larmes :» qui venait de remporter le prix du « meilleur livre francophone », me demanda de dédicacer deux exemplaires qu'il avait achetés bien avant de me connaître. Pourquoi deux, dis-je à Me Gay ? - Un pour mon ami, Pierre Daninos, qui désire comprendre pourquoi les médias français vous appellent « Le Daninos haïtien »... - - Accepteriez-vous de déjeuner avec lui vers les treize heures ? J'acquiesçai et c'est ainsi que je fis la rencontre de l'homme dont le nom est associé au mien sur la quatrième page de couverture de mon livre « Du rire aux larmes » sous le titre « Le Daninos haïtien »... Une amitié forte et sincère qui dura jusqu'à mon départ de Paris en 1998 et que n'altéra pas ma promesse non tenue de lui faire goûter au « froufrou », pâte de banane et d'igname bouillie broyée au pilon et qui s'accommode à merveille du calalou gombo... très pimenté. Ma femme refusa avec raison de risquer sa réputation de cordon bleu dans cette aventure face à l'humoriste le plus célèbre de France et les restaurants antillais n'ont pas le froufrou dans leurs menus. Je te regretterai vieux frère, toi qui t'estimerais heureux de vivre jusqu'à 80 ans et qui mourus nonagénaire... Peut-on oublier tes reparties pleines d'esprit et la finesse de tes analyses ? L'humour sans toi gardera-t-il en France « ce quelque chose de libérateur, de sublime et d'élevé » dont parle Breton ? Adieu Dani, le petit nom que je t'avais choisi est gravé dans mon coeur pour l'éternité et désormais, à chaque ligne, chaque mot qu'il en arrivera d'écrire, j'essaierai de ne pas démentir de mon surnom « Le Daninos d'Haïti » pour que tu ne te retournes pas dans ta tombe. Une expression malheureusement tombée en désuétude depuis que l'incinération lui a ravi ses lettres de noblesse... Revigorant ! Entendu le samedi 15 janvier sur Ranmase (Radio Caraïbes) cette déclaration revigorante d'un intervenant : « Nous sommes les leaders de tous les peuples du monde ». Comme je comprends pourquoi le monde est dans cet état ! L'Airbus 380 Cet avion qui se veut le plus gros du monde et qui vient d'être dévoilé à Toulouse, à Airbus industrie peut transporter 850 passagers en charter et coûte 200 millions de dollars. Malgré les 137 exemplaires déjà vendus - mais non encore livrés - le succès de ce jumbo-jet est-il assuré ? Douteux si l'on en juge par les Boeing 747 les premiers jumbos qui n'ont été vendus qu'à une moyenne de 34 par an soit un total de 1349 en 40ans Toutefois la France coutumière de ces défis - exemple le Concorde et au nom du prestige d'Etat ne lésine pas sur les moyens pour y parvenir, surtout que Airbus industrie n'arrête pas de tailler des croupières à son concurren Boeing, lui raflant d'énormes parts de marché. Mon commentaire. Même les Boeing 747 (env. 400 places) s'éclipsent de plus en plus au profit de gros bimoteurs d'environ 300 passagers moins gourmands en carburant. Boeing l'a si bien compris qu'il vient de lancer un 7-7 de 250 places, champion de l'économie d'essence avec ses deux moteurs... Déjà, les lignes aériennes ont du mal certains jours à remplacer leurs avions de 300 places, bimoteur. Leur opposer aujourd'hui 850 places de l'Airbus soit le triple de passagers relevé du défi au moment où les prix des carburants flambent et où les formalités d'embarquement depuis les événements du 11 sept. Bouffe un temps énorme. Ceci dit, la France a toujours été à la pointe du progrès surtout dans le domaine aéronautique où les succès d'airbus industrie ont permis d'oublier les désastres financiers de Concorde et de l'avion renifleur... Quand Aristide annonçait la couleur Qu'on le croie ou non, ce discours du 27 sept 1991, d'une rare agressivité du président irresponsable Aristide, annonce les événements sanglants qui de 1991 à la date d'aujourd'hui et même pour longtemps encore, ont marqué l'histoire de notre pays. Pour ceux qui ne l'avaient pas lu, voici le passage le plus marquant : « L'argent que vous avez entre les mains, il ne vous appartient pas en réalité. Vous l'avez acquis dans de mauvaises conditions. Vous l'avez acquis dans le pillage, vous l'avez acquis dans le vol, vous l'avez acquis dans le mauvais choix, vous l'avez acquis sous un nouveau règne, vous l'avez acquis dans un mauvais système, vous l'avez acquis dans toutes sortes de combinaisons louches. Aujourd'hui, sept (7) mois après le sept (7) février en cette date du 27, qui finit aussi par sept(7), je vous donne votre chance, je vous dis de prendre cette chance que je vous donne parce qu'il n'y en aura ni deux ni trois. C'est une seule chance que vous avez. Sinon cela tournera mal pour vous. « Aujourd'hui, chaque fois que vous avez faim, jetez les yeux dans la direction des gens qui n'ont pas faim. Chaque fois que vous n'avez pas de travail, jetez les yeux dans la direction de ceux qui peuvent créer du travail. Demandez-leur : voyons, expliquez-nous un peu ? Qu'à force d'attendre, nous devenons pois tendres, que faites-vous ? Pourquoi n'avez-vous pas commencé ? Il est temps de commencer, parce que le pays a besoin de vous, le pays a besoin de vous économiquement, le pays a besoin que vous fassiez mieux, deux fois plus, parce que le pays a besoin de vous économiquement, le pays a besoin que vous fassiez mieux deux fois plus. Chaque fois que sentez que la chaleur du chômage, que la chaleur du béton vous rend furieux, commencez à vous révolter, jetez vos yeux dans la direction des gens qui ont des moyens. Demandez-leur des explications. Qu'attendez-vous ? Pourquoi attendez-vous ainsi ? Voulez-vous qu'à force d'attendre nous devenions des pois tendres ? Et si vous attrapez un Raminagrobis, si vous attrapez un voleur, si vous attrapez un vicieux, si vous attrapez un escroc, si vous attrapez un faux Lavalas, si vous en attrapez un qui ne mérite pas d'être là, n'hésitez pas à lui faire le sort qu'il mérite. (Le Père Lebrun) Votre outil est dans vos mains. Votre truelle est dans vos mains. Votre crayon est dans vos mains. Votre constitution est dans vos mains. N'hésitez pas à lui faire le sort qu'il mérite. L'article 291 qui est assis au milieu de ma tête du côté qui n'a pas de cheveux dit : « Les macoutes dehors ! N'hésitez pas à lui faire le sort qu'il mérite. Trois jours, trois nuits à veiller devant le Pénitencier National, s'il y en a un qui se sauve, n'hésitez pas à lui faire le sort qu'il mérite. Partout aux quatre coins du pays vous veillez, vous priez, quand vous en attrapez un, n'hésitez pas à lui faire le sort qu'il mérite. Quel bel outil ? Quel bel instrument ? Quel bel appareil ! Il est beau. Il est mignon ! Il est joli ! Il est charmant ! Il est bon ! Partout où vous passez vous avez envie de le respirer ! Etrange partie de jambes en l'air à la Maison Blanche C'est dans la chambre à coucher du Président Lincoln, à la Maison Blanche que le plus intrépide des Tabloïds américains " Weekly world news" (10 jav. 2005) a pu filmer une scène d'amour d'outre tombe entre J. F. Kennedy et Marilyn Monroe... Mais les officiels de l'Administration du Président Bush qui ont propagé les photos jusqu'à cette revue prétendent que Laura Bush a non seulement assisté à cette scène d'amour mais elle a eu la présence d'esprit d'autoriser cette photo qui prouverait qu'elle n'a rien inventé. Ce 14 novembre, poursuit le Tabloïd la famille Bush avait du mal à dormir et entendit clairement Marilyn s'écrier en trois (3) fois: " de grâce, n'arrête pas, John" puis : « Attends une minute et arrête. As-tu entendu quelqu'un. Ne serait-ce pas ta femme ? » Le tabloïd croit au demeurant que l'esprit J. F. Kennedy s'était revitalisé à l'approche du 41e anniversaire de son assassinat au Texas le 22 nov. 1963. et quant à Miss Monroe qui pourrit depuis 40 ans dans une tombe, le tabloïd assure qu'elle est encore chaude. L'échappée belle Dommage qu'un communiqué gouvernemental ait freiné l'élan de Bière Prestige ! A coup sûr, pour sa prochaine campagne et même pour emmerder Mme de Merlet sa persécutrice, Prestige nous aurait cette fois délecté, sur affiche géante d'un séduisant pubis au « Mont de Venus » d'une abondante pilosité d'où coulerait une savoureuse bière Prestige au parfum d'eau de coco.
Ernest Bennett Auteur

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