Mission dans le Sud et dans les Nippes

Vers le renforcement des bureaux régionaux de l’ULCC

Une équipe de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), ayant à sa tête le directeur général de cette institution, Rodiny Jean-Baptiste, a mené une mission mercredi dans les départements des Nippes et du Sud. Cette visite visait, selon le directeur général, à s’enquérir sur le fonctionnement de l’ULCC dans ces régions en vue de renforcer le travail des différents bureaux régionaux de l'ULCC pour les rendre plus performants.

Publié le 2015-07-22 | lenouvelliste.com

Pour combattre la corruption dans le pays, les agents de l’ULCC doivent être plus performants et doivent avoir les équipements nécessaires pour mener à bien leur mission. C’est dans cette démarche que s’inscrit la visite du directeur général de l’ULCC mercredi dans les départements du Sud et des Nippes, cinq mois après son installation à la tête de cette institution. « Nous sommes une équipe qui travaille pour une même cause. Il faut établir des échanges continus en vue de mieux lutter contre la corruption dans le département des Nippes et dans les autres départements du pays », a-t-il dit au directeur du bureau régional des Nippes, Fenestor Joachim, lui reprochant que le bureau central n’a reçu depuis plusieurs mois aucun rapport du bureau des Nippes. Rodiny Jean-Baptiste a accentué, au cours de son échange avec les directeurs départementaux, sur la nécessité de renforcer la capacité des bureaux régionaux tout en facilitant une meilleure communication entre ces derniers et le bureau central. Pour sa part, le directeur départemental du bureau des Nippes, Fenestor Joachim, a insisté sur les conditions de travail de son bureau qui, dit-il, n’a pas toutes les ressources humaines nécessaires pour mener à bien sa mission visant à lutter contre la corruption dans son département. « Ici, les moyens de déplacement nous manquent et la population des Nippes ne communique pas avec notre bureau, s’est-il plaint. Qui pis est, nous n’avons pas toutes les ressources humaines nécessaires pour réaliser des enquêtes digne de notre mission dans les Nippes. Nous espérons que cette mission permettra un meilleur échange entre le bureau des Nippes et le bureau central à l’avenir. » Peu de temps après, le directeur général et son équipe se sont rendus dans le Sud pour évaluer le travail du bureau régional des Cayes. Stupéfait, il a trouvé un bureau sans le personnel nécessaire et sans les moyens de déplacement. « Nous avons une maison ici, mais nous ne pouvons pas dire que nous avons un bureau de l’ULCC aux Cayes », a-t-il constaté, soulignant que le bureau des Cayes fonctionne sans enquêteur, sans auditeur et sans avocat. « Comment pouvait-il donner les résultats escomptés ? », s’est-il questionné avant d’ajouter que le bureau de l’ULCC des Cayes mérite une restructuration en profondeur. « Nous allons prendre de nouvelles dispositions pour faire fonctionner dans de meilleures conditions ce bureau», a-t-il promis. Dans cette démarche visant le renforcement des différents bureaux régionaux de l’ULCC, la directrice des opérations, Yvlore Pigeot, a déclaré que le bureau central a pris note des besoins de ces bureaux et sous peu, des changements en profondeur vont être remarqués. Ainsi, elle annonce pour très bientôt, des formations pour les directeurs départementaux et des bourses d'études d'excellence pour certains directeurs départementaux . « Une façon pour nous de les rendre plus performants dans leur travail, a-t-elle expliqué. Nous allons également mettre à la disposition de ces bureaux de nouvelles ressources humaines tenant compte des besoins de chacun d’eux. » Si cette mission avait permis au directeur général de l’ULCC de constater la faiblesse des bureaux régionaux de l’ULCC dans ces deux départements susmentionnés, il croit par ailleurs que les bureaux départementaux doivent être plus proactifs. Ainsi, le directeur général de l'ULCC a demandé aux directeurs départementaux de vulgariser les informations sur le travail de l’ULCC dans ces départements tout en invitant les citoyens à dénoncer la corruption à travers la ligne rouge nationale d'anti-corruption '' 5656 '' qui est toujours disponible. « Nous ne voulons pas une ULCC à double vitesse. Le travail de l’ULCC à travers ses bureaux régionaux doit être au même rythme que celui réalisé dans notre bureau central à Port-au-Prince», a souligné Rodiny Jean-Baptiste avant d’annoncer pour bientôt d’autres visites de l’ULCC dans d’autres bureaux régionaux du pays.


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