Catastrophes naturelles

Les animaux disposent-ils d'antennes spéciales ?

SUPRANORMAL

Publié le 2012-07-18 | Le Nouvelliste

Le 12 janvier 2012, une édition spéciale de l’émission  hebdomadaire « Intérêt public », diffusée sur Radio KISKEYA, était consacrée au séisme rageur du 12 janvier 2010,  à l’occasion de la célébration du deuxième anniversaire de la terrible catastrophe naturelle. L’animatrice vedette de cette émission avait posé  à l’ingénieur-géologue  Claude Preptit une question portant sur la capacité des animaux à pressentir les catastrophes naturelles et à s’y préparer en conséquence.

Dans un premier temps, l’ingénieur Preptit, étant donné sa formation scientifique, semblait  ne pas vouloir aborder  cet aspect du sujet.  Mais Liliane Pierre-Paul a insisté en fournissant des exemples où les animaux ont réagi avant la survenue d’une catastrophe naturelle.  Le géologue a montré qu’il n’ignorait pas cette facette du problème en apportant des exemples assez éloquents prouvant cette capacité chez l’animal. Bien entendu, et nous sommes sur ce point d’accord avec M. Preptit, on ne saurait se baser sur le comportement de certains animaux  face à l’imminence des catastrophes naturelles pour  élaborer des prévisions scientifiques, d’autant que ce comportement n’a jamais été étudié objectivement sur une base expérimentale concluante. D’ailleurs, on ne dispose pas encore de critères précis pour avancer des explications logiques  à un tel phénomène. 

                                          

Pour apporter notre contribution à ce débat, nous proposons aux lecteurs du Nouvelliste un article dont quelques bribes ont déjà été publiées dans les colonnes de ce quotidien, lors de la South Africa  2010.  On se souvient des exploits  de clairvoyance ou de précognition de Paul la pieuvre  qui devait  mourir peu de temps après.   Nous y  ajoutons  d’autres éléments d’information et de nouveaux schémas d’analyse  pour mieux faciliter la compréhension  de ce sujet des plus complexes.

 Des observations qui suscitent des interrogations

 Tout au cours de l’histoire, on s’est rendu compte que les animaux, à l’approche d’une catastrophe, adoptent un comportement tout à fait particulier en vue de sa survie.  Ce constat est relevé chez les différentes espèces.  Souvent, on se demande si les animaux sont différents de l’homme qui généralement ne semble pas à même de prévenir les catastrophes naturelles pour se protéger en conséquence.  Qu’est-ce qui marque donc cette différence ?  Qu’est-ce que l’animal possède-t-il que l’homme parait en être dépourvu ?

Les observateurs n’ont pas manqué de remarquer que le séisme du 12 janvier 2010 n’a presque pas fait de victimes chez les animaux.  S’il en existe, le nombre est étonnamment très minime, par rapport au nombre d’animaux qui existent dans les départements frappés par la catastrophe.  Ce constat n’est pas limité à notre pays.  Il semble général à travers le monde.

 En effet, après chaque grande catastrophe naturelle, des témoignages font état d’animaux qui ont échappé à une mort certaine en se mettant à l’ abri avant que les forces de la nature ne se déchainent.  Citons quelques exemples dans l’ordre décroissant:

Au parc national de Yala, au Sri Lanka, le 26 décembre 2004,  plus de 200 éléphants se sont mis en sécurité avant la survenue du tsunami qui a pénétré jusqu'à trois kilomètres à l’intérieur des terres et recouvert 330 hectares de terrain.  Parallèlement, des milliers de chauves-souris ont quitté en plein jour le fond de la grotte ou elles étaient réfugiées, alors que ces animaux ne sortent normalement que la nuit.

 En Thaïlande, en 2005, les éléphants du site touristique de Khao-Lak ont brisé leurs chaines pour échapper à la vague meurtrière.

 Dans les Vosges, en 1999, avant l’arrivée de la tempête Lothar, des chevreuils quittèrent les profondeurs des forets pour se regrouper dans les espaces dégagés des clairières.

                                                                                                   

En Chine, en février 1975, deux jours avant le tremblement de terre qui a frappé Haicheng, les porcs se sont battus entre eux dans leurs porcheries, le bétail a refusé de rentrer dans les étables, les serpents en hibernation se sont réveillés, les chiens se sont enfuis.

 A Fréjus (France), en 1959,  les chats se sont enfuis hors des  maisons avant la cession du barrage.

 Les théories explicatives

La première théorie à retenir notre attention est celle de l’acuité sensorielle des animaux.  Pour  nombre de scientifiques, il n’y a  rien de mystérieux ni d’inexplicable à ce que les animaux sachent à l’avance qu’une catastrophe naturelle va avoir lieu. Un tel comportement à caractère  prémonitoire  s’expliquerait, selon eux,  par la perception  de faibles vibrations  telluriques imperceptibles pour l’homme. Dès lors, il n’est pas obligatoirement nécessaire de recourir au paranormal.

 Chez certaines espèces, c’est l’ouïe qui s’est spécialement affinée. Des animaux tels que les serpents sont très sensibles aux variations des champs magnétiques du sol, lesquels se modifient fortement  dans les heures qui précèdent les séismes.  Cela expliquerait que les serpents, ainsi avertis, sortent de leur repaire avant les premières secousses pour éviter d’être écrasés. L’observation a montré que les poules, les oies, les canards et les pigeons manifestent une très grande agitation avant les tremblements de terre.  

Aussi Marie-Claude Bomsel, vétérinaire et professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle, a-t-elle expliqué que les animaux domestiques ou sauvages utilisent mieux que les humains leur cinq sens.  Les chats par exemple ont une ouïe très fine puisqu’ils sont capables de percevoir des sons émis jusqu'à 65000 hertz.  Les chiens peuvent rester couchés sur la tombe de leur maitre parce qu’ils perçoivent sous terre l’odeur des habits dont on l’a revêtu.  On sait aussi que les animaux, notamment les pigeons, sont en effet plus sensibles que les humains aux vibrations sonores et aux ondes électromagnétiques.  Les éléphants discernent les infrasons à plusieurs centaines de kilomètres et, par voie de conséquence, les basses fréquences des tremblements de terre.   Mais de telles explications semblent insuffisantes à la lumière de certaines observations qui appellent  une interprétation plus fine du phénomène.

Le chercheur belge William Mackenzie, l’un des chefs de file de l’approche polypsychique, soutient qu’entre l’animal et l’homme peut s’établir une « interférence polypsychique » directe, grâce à laquelle l’animal, en certaines occasions, peut se comporter d’une manière nettement supérieure à son standard biologique.  Dans cette éventualité, « les animaux perçoivent des informations d’événements utiles ou nuisibles même à grande distance, sans le secours d’aucun télégraphe ni d’organes spéciaux ».

 Mérite d’être évoqué ici le cas de ce perroquet auquel le Pr Koehler, l’éminent spécialiste de la psychologie animale, apprit à saluer d’un retentissant « au revoir » tout visiteur sur le point de s’en aller.  Plus d’un tenta de le mettre à l’épreuve en se dirigeant vers la porte et en faisant mine de sortir tandis qu’en réalité, il avait l’intention de rester un moment encore.  Eh bien, dans tous ces cas, rapporte un auteur, l’oiseau ne daigna jamais ouvrir le bec.  Que faut-il penser de ce perroquet ?  L’équivoque apparait lorsqu’on est tenté d’attribuer à l’animal une intelligence de type humain, c'est-à-dire une intelligence consciente.

 Pour certains auteurs, il n’est pas douteux qu’une part d’intelligence consciente a été aussi donnée aux animaux à titre individuel.  En témoignent les études intéressantes sur les dauphins, sur le comportement du polype commun, sur le langage de certaines espèces animales et sur les moyens de communication des abeilles. Il s’agit généralement d’un psychisme possédant ses caractères propres, utilisant des ressources et des moyens d’expression dont nous commençons seulement à soupçonner l’existence. 

 Mais, dans d’autres cas, il faudrait se tourner vers la théorie  du télépsychisme de l’anthropologue Lidio Cipriani. Selon le chercheur, beaucoup de phénomènes fantastiques relevés chez les animaux vont dans le sens de l’existence de barrières immatérielles permettant le passage «d’un inconscient à l’autre ou du milieu à l’inconscient individuel, informant la totalité des intéressés de situations présentant un caractère biologique et cosmique. Au niveau de l’inconscient, rien ne fait obstacle, évidemment, à la réciprocité des connaissances, grâce à quoi chaque organisme devient  à ce point de vue un livre ouvert pour tous les autres organismes».

 Avec de tels postulats, qui supposent l’existence d’une clairvoyance animale, d’autres phénomènes deviennent admissibles dans le champ de la réflexion scientifique. Les spécialistes en faits paranormaux ont affirmé que la clairvoyance comporte parfois l’identification.  Mais certains d’entre eux pensent qu’on peut inverser le rapport et supposer plutôt que l’identification est une grande force élémentaire agissant au-dessous du niveau conscient, une force dont dériveraient ces formes de connaissance « transpersonnelle » que nous appelons « clairvoyance ».

 Comme le soulignait le Père Didon, « aucun être n’est isolé dans l’immensité des choses, tous sont liés entre eux au moyen d’invisibles chaines, c'est-à-dire de relations secrètes, profondes et constantes, qui constituent l’unité organique et vivante de l’univers ».

 Encore des observations

Un photographe allemand du nom de Pragher fut étonné, en 1940 à Bucarest, par le comportement « anormal » de son chien.  Le fox-terrier poussait des cris plaintifs, grattait aux portes puis, au dehors, il dansait sur deux pattes en hurlant.  Au cours de la nuit qui suivit, Bucarest subit le tremblement de terre le plus dévastateur de son histoire.  Le photographe rapporte que d’autres chiens dans la ville avaient exécuté le même genre de danse que son propre chien Bobby. 

 En Allemagne, en 1910, deux heures avant le séisme qui frappa Lansberg, les abeilles ont abandonné leurs ruches et ne sont revenues qu’à la fin des secousses.

 En Martinique, en 1902, plusieurs jours avant l’éruption de la montagne Pelée, tous les animaux, des oiseaux aux reptiles, fuirent les abords du volcan.

 On peut remonter encore plus loin pour trouver des exemples identiques.  En Grèce, en 373 avant notre ère, rats, scarabées, serpents et belettes prirent la fuite en masse avant le séisme qui détruisit la ville d’Hélias.

 L’erreur de Descartes

Il est rapporté que René Descartes, l’un des fleurons intellectuels duXVIIe siècle français, ne voulait pas entendre parler d’ « âme » ou de psychisme à propos des animaux. S’étant un jour échauffé à démontrer sa thèse des « animaux-machines », il avait saisi un chat et l’avait lancé par la fenêtre.  L’auteur italien Leo Talamonti, qui a commenté le geste du grand philosophe et homme de science, a écrit que « la violence emphatique de ce geste était peut-être surtout dirigée contre une voix intérieure qui l’avertissait de ne pas trop se fier à certaines distinctions et spéculations très claires mais discutables à plus d’un point de vue ». Quoi qu’il en soit,  il est certain que les thèses cartésiennes eurent dès lors des adeptes en tous ceux qui considèrent les animaux comme des « automates », et qui, conséquents avec eux-mêmes, ne se font aucun scrupule de se montrer cruels à leur égard, puisque les plaintes d’une bête, comme disait Descartes, « ne diffèrent pas du grincement d’une roue ou d’un ressort qui se rompt ».

Certes, ainsi que le souligne M. Talamonti, « il est plus que certain que l’animal est en position très nette d’infériorité en ce qui touche les dons de l’intelligence consciente et raisonnante », néanmoins personne ne sait « quelles profondeurs recèle, au-dessous du niveau conscient, le psychisme animal».  Et c’est tout à fait vrai.

  Autres théories

Certains chercheurs pensent que les animaux seraient pourvus d’un sens surnuméraire par rapport au cinq sens courants, qui serait une sorte de sixième sens.  Scientifiques, vétérinaires et parapsychologues ne manquent pas de confronter leur point de vue sur ce fameux sens. Ils ont tiré la conclusion que c’est ce sens supplémentaire qui  permettrait aux animaux de pressentir les catastrophes naturelles. 

 

Le psychologue Erik Pigani et le chercheur britannique Rupert Sheldrake ont montré, à partir de leurs observations, que les animaux semblent avoir non seulement un sixième sens, mais un septième qui serait la télépathie.  Parmi les exemples cités, on peut considérer le cas de N’kisi, un perroquet du Gabon, qui maitrise 950 mots de vocabulaire et construit des phrases logiques et structurées.  Il peut lire dans les pensées de sa maitresse, une artiste peintre de New York.  Ils ont aussi vérifié la capacité de certains chiens à anticiper  le retour de leur maitre quels que soient l’heure et ses moyens de transport.

Soulignons ici que, d’après un papyrus égyptien retrouvé à Saqqarah, les anciens Egyptiens croyaient ce qui suit à propos du chat: « Lorsque tu penses, il t’entend même si tes lèvres ne bougent point, même si ta bouche ne prononce aucun mot.  Il lit en toi avec le regard des dieux. »

 Des scientifiques parlent de « conte de fée »

Divers chercheurs ne partagent pas cette approche. Il n’existe, selon eux, aucune preuve scientifique en faveur de l’existence d’un sixième sens d’anticipation des catastrophes naturelles chez les animaux.  Ils considèrent cette théorie comme un véritable « conte de fée ».

En effet, des journalistes de « Le Monde » et de  Libération avaient rapporté qu’après le tsunami de 2004, on remarqua des cadavres d’animaux  transportés par le torrent, des milliers d’autres retrouvés sur les plages et de la mort probable de la totalité des animaux du parc naturel de Point Calimere en Inde.  « Autant de bêtes qui », selon Jean Hamann de l’université Laval, « n’ont pu profiter de leur sixième sens pour échapper au danger ».

Selon le professeur Cyrille Barrette, du Département de Biologie de la même université, « Il y a beaucoup d’exagération au sujet des capacités sensorielles des animaux et aucune évidence scientifique ne soutient l’existence d’un sixième sens ».  Certes, ce spécialiste du comportement animal, qui a effectué plusieurs voyages de recherches au Sri Lanka, ne remet pas en question la possibilité que « certains animaux possèdent des capacités sensorielles supérieures à celles des humains, notamment l’olfaction et la vision », puisque les témoignages ne manquent pas en ce sens, mais M. Barrette doute fort que ces capacités « puissent leur dicter le meilleur comportement à adopter lorsque survient un tsunami ou un tremblement de terre ».  Le problème que soulève le  scientifique canadien  se résume dans l’interrogation suivante : « Même  en supposant que les animaux soient plus sensibles que nous aux vibrations, comment peuvent-ils savoir dans quelle direction  il est préférable de se sauver ? »

Le biologiste poursuit son argumentation en précisant ce qui suit : « L’instinct est la mémoire génétique d’événements passés, mais pour qu’il y ait sélection naturelle sur le meilleur comportement à adopter dans un situation donnée, il faut que cette situation se produise avec une récurrence assez élevée, et les tsunamis sont des événements rares.»  Il cite en exemple le cas des porcs-épics canadiens qui « se font écraser sur les routes depuis cent ans et ils n’ont pas encore appris à éviter ce danger ».   Pour beaucoup de chercheurs, cet exemple ne tient pas debout du fait qu’il passe à côté de la question, l’écrasement de ces porc épics n étant  pas de phénomènes naturels.

Allant plus loin, le professeur Barrette attribue la croyance au sixième sens des animaux au côté irrationnel de l’être humain, « au désir de croire à la magie et au merveilleux ».  Il avoue lui-même en termes non équivoques : « J’aimerais que ce sixième sens existe réellement parce que ce serait un sujet d’études extraordinaire. Mais pour l’instant, c’est sans fondements, tout comme les phénomènes paranormaux ». 

Personne n’est oblige d’abonder dans le sens du brillant éthologiste et de partager son négativisme, puisque d’autres scientifiques, et pas des moindres, voient la question d’une autre façon sur la base d’observations et d’études sérieuses du phénomène en question.  Ceux-ci ont élaboré tout un ensemble de théories et d’hypothèses pour rendre compte du sujet. Nous verrons plus loin qu’un autre auteur rejette la théorie du sixième sens chez l’animal pour avancer une explication plutôt insolite, voire bouleversante.

L’hypothèse de la médiumnité animale

Dans le même ordre d’idées, un auteur estime qu’une seule hypothèse permet d’expliquer les phénomènes extraordinaires chez les animaux, leurs connaissances inexplicables et leurs extraordinaires performances qui dépassent de si loin le niveau biologique du sujet.  C’est l’hypothèse de la médiumnité animale.

Les animaux seraient tous des mediums parce que vivant tous plongés dans un état de conscience particulier qui a des rapports avec le rêve.   Le médecin allemand Ochorowics disait que « l’état de rêve chez l’animal est très proche  du somnambulisme chez l’homme ».   Maeterlinck affirmait que, « n’ayant aucune notion de l’espace et du temps, l’animal vit dans une sorte de sommeil perpétuel ». Selon Mackenzie, les animaux dits ‘’pensants’’ ne seraient pas autre chose que des « guéridons parlants à quatre pattes »

 

A la manière des sensitifs, pré,  les animaux sont, précise un auteur déjà cité, « les instruments d’un psychisme qui les transcende, et il n’est pas bien difficile de dire de quel psychisme il s’agit si l’on accepte l’idée d’association, ou polypsychisme ». S’il est vrai que les mediums en séance reflètent généralement les facultés et les tendances des participants, même s’il lui arrive d’atteindre des régions situées au-delà  de celles-ci, on peut dès lors, à la suite d’un chercheur, postuler que « l’animal ne fait que réfléchir, et plus fidèlement encore en raison de la faible consistance de sa propre individualité, les facultés connues et latentes des sujets humains avec qui il se trouve habituellement en contact ».

A suivre

 


                         

Dr Frantz Bernadin Chercheur en Paranormal frantzbernadin@yaho.f Auteur

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