Identité et transformation sociale(3ème partie)

Publié le 2012-07-17 | Le Nouvelliste

Leslie Péan (21 juin 2012)

                               

Conférence prononcée le jeudi 21 juin 2012 à la faculté des sciences humaines à Port-au-Prince avec Laennec Hurbon comme « discutant » animant la discussion et Fritz Dorvilier comme modérateur.

Avec la baisse des rendements agricoles, l’exode rural augmente non seulement vers les villes mais aussi en diaspora. Cette baisse  s’accompagne d’une catastrophe environnementale. Les bassins versants sont dégradés à 85% contribuant ainsi à épuiser les sols de leurs nutriments et provoquant des inondations. La couverture  forestière a diminué depuis 5O ans et est de moins de 2 % à cause des 72 % des besoins en énergie domestique qui sont couverts par le charbon de bois. La substance identitaire de l’Haïtien se façonne dans ce déclin des conditions matérielles d’existence qui le porte à vouloir partir d’Haïti à tout prix pour chercher en diaspora les moyens de vie dans les usines et factories,  les bateys en République dominicaine,  les champs agricoles des Bahamas, de la Guyane et des autres petites Antilles  (Guadeloupe, Martinique, Saint Martin),  les plantations de Floride, de Géorgie et de Pennsylvanie, son identité narrative avec ses intentions, espoirs et croyances s’exprime dans « ce tissu d’histoires racontées »[1] dans et autour de ces lieux. Kidonk, fiction ou vérité, à la question du ki moun ou ye, la réponse est « ki moun ou di ou ye ». À moins d’accepter que l’identité d’Haïti ne soit une nébuleuse indéfinissable puisque le pays, contrairement aux autres ayant seulement pour identité un nom, aurait un nom et un prénom : Haiti Toma !

 

La « zokikisation » de la société

 

Comment concilier une société ayant 70%  de sa population de moins de 30 ans et  qui en même temps a 70% de sa population vivant avec moins de deux dollars US par jour, où encore plus spécifiquement a 50% de sa population vivant moins d’un dollar US par jour ?  Le taux de chômage est très élevé chez les jeunes scolarisés qui sont les plus touchés avec 45 % pour la tranche d’âge des 20‐24 ans[2]. Pas besoin d’être sorcier pour comprendre que la faim fait sortir les loups hors du bois. Cette situation a encore empiré avec les catastrophes naturelles et le séisme qui ont affecté 3 5 millions de personnes. La solution pour beaucoup de ces jeunes aux abois est la prostitution juvénile connue sous le nom de  «zokiki».  La vie est dans l’illégalité avec des pratiques délictueuses de toutes sortes pour permettre à cette population de n’avoir pas toujours un goût amer à la bouche. Les relations interlopes se développent sans qu’on puisse voir à l’horizon une possibilité de fermer cette page.

La récurrence s’installe. Les besoins élémentaires sont plus pressants chaque jour. Jeunes et moins jeunes des deux sexes se voient forcés de se vendre   à des plus âgés qui leur paient l’écolage, la nourriture quotidienne, une carte de téléphone, des vêtements au goût du jour et un toît pour s’abriter la nuit. « On est obligé de faire ça pour vivre, vivoter, et les tarifs les plus chiches sont acceptés. Les réflexes d’intégrité se perdent rapidement car on ne peut pas faire la fine bouche.» Commencée depuis une vingtaine d’années, la « zokikisation » de la société se développe. À Jacmel, Saint-Marc, au Cap-Haïtien, à la capitale, les lieux de plaisir avec des novices et des professionnels du sexe pour un pécule se multiplient avec ou sans décorum. Les tournures de cette transformation sociale sont le résultat des dépenses somptuaires, du gaspillage et de l’ostentation du demi-siècle de la révolution «kan kalé» qui a fini par avoir le reste de la société haïtienne à l’usure.  Pente dangereusement descendante tracée par les tortionnaires et suivie par leurs victimes. 

 

 

 

Mettre le savoir aux commandes

Au lendemain du séisme de 2012, l’UNESCO donnait la réplique au malheur qui s’était abattu sur Haïti en des termes clairs. « Revivifier Haïti, disait cette organisation, porte d’abord sur les transformations sociales qui doivent être inspirées par son gouvernement, sa société civile, ses cadres et ses intellectuels. Pour renouer le lien des Haïtiens à eux-mêmes, un nouveau contrat social devra sans doute émerger des décombres. En d’autres mots, l’énergie et les idées du peuple haïtien doivent être à la source de toute initiative, de la conception à la mise en oeuvre.[3]» Conformément aux articles 22 et 32 de la Constitution de 1987, le gouvernement de Michel Joseph Martelly en décidant de faire de l’éducation son cheval de bataille, semble avoir assimilé le message de mettre le savoir aux commandes,  mais seulement à moitié. Il s’agit justement ici de souligner les enjeux pour tenter d’empêcher que l'éducation, comme meilleur moyen d'émancipation, ne soit galvaudée. Comme cela a été le cas dans bien d’autres secteurs qui ont été tropicalisés par nos élites au pouvoir.  Ceci est d’autant plus important qu’Haïti approche le fameux seuil critique d’Emmanuel Todd des 50% d’alphabétisés à partir duquel la révolution est incontournable. 

En effet, le programme d’éducation, mis en chantier après la mort de 40 professeurs d'université et de 13 000 enseignants du primaire et du secondaire victimes du séisme[4],  présente un aspect confidentiel qui nous laisse sur notre faim. Un tel programme ne saurait être une simple affaire gouvernementale ou corporative. Une affaire à huis clos. Quel a été le rôle des maîtres actuels, des élèves et étudiants, des parents, des enfants qui sont appelés à en bénéficier dans son élaboration ? Tout le monde est intéressé par ce programme d’éducation et tout le monde voudrait le voir réussir. Mais pour cela, il faut le faire sortir du sérail de quelques spécialistes. C’est le minimum enseigné par l’expérience des trente (30) dernières années de déclin de l’éducation en Haïti. En ne donnant pas voix au chapitre aux catégories mentionnées antérieurement, on va de l’aveuglement à l’impuissance.

            Les instituteurs constituent une base importante, sinon un levier capital, pour l’établissement d’un nouveau contrat social. Ils sont près de 86 308 enseignants[5] pour une population scolaire estimée à 3 millions d'enfants, soit un ratio de 30 élèves par maître.  Ce ratio acceptable doit être mis en perspective, car  85% de ces maîtres n’ont reçu aucune formation professionnelle, et 30% sont d’un niveau inférieur à la neuvième année fondamentale. En des termes non équivoques, l’Union nationale des normaliens d’Haïti (UNNOH) s’est montrée préoccupée depuis 1995 par la dégradation de la qualité de l’enseignement.

 

« L'État, toujours démissionnaire en ce qui concerne l'éducation, n'a su donc mettre en place aucun mécanisme réel de contrôle. Ainsi la qualité de l'enseignement dispensé dans les écoles, la qualification des professeurs, les conditions matérielles de travail et le mode de fonctionnement des écoles, tout cela semble n'intéresser nullement les dirigeants.  C'est cette absence de contrôle qui a engendré la «borlétisation»[6] de l'école haïtienne devenue, depuis un certain temps, l'une des entreprises les plus rentables. La majorité de ceux qui se lancent dans cette activité n'ont qu'un seul objectif: gagner de l'argent. Pour atteindre cet objectif, ils n'hésitent pas à embaucher comme «professeur» des gens n'ayant aucune qualification, très peu exigeants, acceptant de travailler dans n'importe quelle condition. [7]»

 

Avec une population scolaire de 3 millions d'enfants, pratiquement toutes les familles haïtiennes sont concernées par la question de l’éducation et de la formation des jeunes. Et cette situation renvoie à la question de la formation des enseignants surtout quand on sait que 85% d'entre eux n’ont pas la formation nécessaire pour dispenser le savoir aux jeunes et aux étudiants. Les efforts réalisés dans le cadre du Plan national de formation (1997-2007) créant les Écoles fondamentales d’application et centres d’appui pédagogique (EFACAP) n’ont pas été évalués. La fenêtre ouverte par les EFACAP risque de se refermer sous le poids des rivalités politiques des personnalités qui se repassent certaines décisions à prendre sans que les discussions y afférentes n’aient eu lieu au Parlement. La complicité implicite, qui semble s’être installée au plus haut niveau de l’État, est que rien ne doit bouger sans que les ordres ne soient donnés au plus haut niveau. Par-delà les règles de la fonction publique, les pratiques du fait accompli dominent la réalité.

 

La décrue brutale des compétences

 

Parler de transformation sociale renvoie aussi à la question de la ferveur ou de l’indifférence religieuse dans un pays où 57% environ de la population ne sait ni lire ni écrire, lequel taux d'analphabétisme est le plus élevé de la Caraïbe[8]. Les progrès accomplis avec les 43% d’alphabétisés doivent être relativisés. Il ne faut pas se contenter d’avoir chaud au cœur en sachant qu’on avance vers 50%, ce moment de toutes les ruptures. Sans vouloir réduire l’alphabétisation à la lecture, il est juste de se demander en quoi l’augmentation de l’oralité  ne participe pas à la désorientation d’une période de transition aux multiples discours réclamant tous la légitimité populaire. Il importe d’analyser la décrue brutale des compétences dans les affaires publiques depuis la dictature des Duvalier en 1960. Avec la perversion du sens qui prédomine, Haïti est encore en plein dans une zone de danger avec un potentiel de perturbations sans précédent.

Aucun sursaut national n’est possible sans le tremplin de l’investissement dans le savoir, levier le plus important pour promouvoir la transformation sociale. Pourtant en Haïti, une tradition de malheur veut que les plans de développement de l’éducation soient des montagnes qui accouchent toujours des souris. Pas besoin de récapituler toutes les occasions perdues à cet égard depuis deux siècles.  Nous avons, présente à l’esprit celle du gouvernement de Lysius Salomon, avec son superbe budget d’éducation, dont les fonds partirent en fumée, victimes des conséquences de cette maladie présidentielle de vouloir accaparer tous les pouvoirs. Présente également à l’esprit l’amère victoire de Nord Alexis contre Anténor Firmin en 1902. Les forces du statu quo ont préféré le confort creux de la continuité à la place du vrai changement. Mais Anténor Firmin, encore lui, aura le courage pour dresser un bilan de vérité en indiquant le point de départ du mal. Il analyse le sort subi par les plans scolaires insérés dans les Exposés de la situation présentés par-devant les Chambres législatives au cours de la décennie 1901-1910. Dans la bonne tradition de la colonie de Saint-Domingue où il n’y avait pas d’écoles, les gouvernements haïtiens, à de rares exceptions, n’ont jamais considéré l’instruction publique comme une priorité.

On sait comment le roi Christophe avait fait ouvrir beaucoup d 'écoles dans le Nord, mais son successeur Jean-Pierre Boyer les ferma en y mettant à leur place des casernes militaires. Depuis lors, le dispositif étatique est organisé de telle manière  que les couches populaires n’aient pas la force intellectuelle nécessaire pour améliorer leurs conditions de vie. Les projets ne sont pas concrétisés et opérationnels. Ils restent sur le papier et quand ils trouvent des financements, on ne voit pas les résultats les fonds sont engloutis dans les poches des donateurs et des fonctionnaires. L’obstacle politique s’est toujours dressé face aux nécessités d’un toilettage en règle pour donner un nouvel élan au secteur de l’éducation. Comme le disait Anténor Firmin en 1910, « l’idéal de nos classes dirigeantes paraît être de conserver soigneusement l’ignorance de la masse afin de s’en servir comme un marchepied et d’en tirer tous les profits aussi sordides qu’égoïstes.[9] »

Il y a donc un effort de vigilance à faire pour qu’encore une fois le plan quinquennal de l’éducation 2010-2015, ne connaisse pas le même sort que ses prédécesseurs. Et surtout qu’il permette la promotion de l’identité plurielle, multiple et universelle du citoyen haïtien tout en luttant contre les inégalités. Ce qui revient à concilier dans le curriculum des écoles autant  les éléments constitutifs de l’haïtianité que ceux de l’ordre universel. Autant les principes tirés  d’Emmanuel Kant sur l’être humain comme fin que ceux mis en avant par Émile Durkheim sur le respect de soi et des autres. Une éducation qui combat l’exclusion, promeut l’intégration de tous en respectant la diversité et en ne portant pas atteinte aux droits de chacun[10]

Le travail abattu dans le secteur de l’éducation pour penser les transformations sociales mérite toute l’attention du public haïtien. Bien que sorti en avril 2012 après plusieurs itérations, il doit être actualisé pour tenir compte du retard pris dans son élaboration. On ne saurait donc parler de la mise en œuvre du Plan en 2010-2015 mais plutôt du plan 2012-2017. En effet les tableaux qui envoient aux années 2010-2011 et 2011-2012 ne sont pas d’actualité. Il est légitime de se demander combien des 324 nouvelles salles de classe destinées à l’implantation de 18 EFACAPs ont été construites et équipées au cours des années 2010-2011 et 2011-2012 ? Où sont les 2 3 6 2 enseignants qui devaient être recrutés pour le 3è cycle fondamental au cours des années 2010-2011 et 2011-2012? L’alimentation en infrastructures électriques est encore déficiente dans les  écoles publiques fonctionnant en double vacation. Il avait été prévu que 45% des enseignants et 60% des directeurs d’école fondamentales publiques recevraient la formation continue au cours des années 2010-2011 et 2011-2012. Combien d’enseignants et de directeurs d’écoles fondamentales ont reçu la formation continue au cours des deux dernières années ?

            Il est louable d’estimer des dépenses de 4,3 milliards de dollars américains dont 67% en dépenses courantes et 33% en dépenses d’investissements d’ici 2015 avec une ventilation précise inscrivant 301 millions pour l’éducation préscolaire; 1 823 millions pour le fondamental 1 et 2; 394 millions pour le fondamental 3 ; 287 millions pour le secondaire ; 204 millions pour la formation technique et professionnelle ; 43 millions pour la formation initiale et continue des agents éducatifs; 571 millions pour les services de santé-nutrition; 86 millions pour les services d’alphabétisation et de post-alphabétisation ; 54 millions pour le renforcement de la gouvernance générale du système, et 560 millions pour le développement et la modernisation de l’enseignement supérieur. Des dépenses, dont les coûts annuels sur les cinq prochaines années, sont d’une moyenne de $US 865 millions[11].

            Aussi pour être pris au sérieux et aboutir à des transformations sociales positives, le Plan opérationnel 2010-2015 pour le secteur de l’éducation doit attaquer de front la question des 70% des écoles non publiques qui ne sont pas accréditées, et qui fonctionnent sans l’autorisation du Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP)[12]. Il ne s’agit pas d’un détail, transmis les spécialistes devraient s'y pencher. Tout comme le ministère de la Santé publique publie la liste des pharmacies autorisées à fonctionner par exercice fiscal, le MENFP ne devrait-il pas aussi publier  la liste des écoles autorisées à ouvrir leurs portes. Il contribuerait ainsi à mettre ensemble autant sa fonction administrative que sa fonction pédagogique.

Le dossier de la formation des maîtres qui a été transmis par le gouvernement Préval au gouvernement Martelly n’a jamais été discuté en public. Rien n’a transpiré des débats qui ont abouti aux choix proposés. Les accords tacites entre ministres et commissions, hommes politiques, universitaires et autres fonctionnaires sur les réformes proposées mettent le pays devant le fait accompli sans discussions. Peut-on continuer à former des maîtres à l’image de l’école et de l’université borlette ?  Devant la situation inextricable qui prévaut dans le secteur de l’éducation, il faut tous les cerveaux pour défaire les règles et les pratiques qui se sont instaurées et qui se sont accumulées au fil des ans.  Ce sont les élèves qui font les frais de l’inexpérience, des tâtonnements et des échecs des enseignants formés sur le tas.

Il faut donc encourager le MENFP à publier la liste des catégories de professeurs du corps enseignant c’est-à-dire les agrégés, certifiés, licenciés, adjoints, auxiliaires, stagiaires, élèves maîtres, étudiants, etc.  Cela permettrait de mettre un peu d’ordre dans un secteur vital pour l’avenir d’Haïti et de faire face à l’explosion de la demande scolaire en s’assurant que les produits achetés à tous les niveaux ne soient pas de la camelote. Ce serait une incitation à encourager la  formation d’enseignants qualifiés afin de réaliser effectivement l’augmentation de ces enseignants de 18% à 36% à l’horizon de 2015[13]. Situation d’autant plus critique quand on sait que dans le secondaire, plus de 86 % des 7 000 enseignants qui le composent ont atteint l’âge de la retraite.[14]

 

L’anglo-américain Thomas Paine élu député français

 

Etant donné que les besoins de financements complémentaires annuels sont estimés en moyenne à quelque US$ 594 millions[15], il serait judicieux de déterminer le pourcentage des transferts de la diaspora alloués aux dépenses d’éducation afin d’envisager les moyens de mobiliser ces financements.  L’effet levier des transferts de deux milliards de dollars de la diaspora attend encore une intelligence pour la mobiliser à partir d’une intégration réelle des Haïtiens vivant à l’étranger dans la vie nationale. En reconnaissant leur identité multiple, Haïti élèvera son esprit pour atteindre des sommets, comme le firent les Français  en 1792 en intégrant Thomas Paine comme député du Pas-de-Calais à la Convention. Les partisans de la démocratie avaient reconnu ses talents universels, bien qu’il soit né en Angleterre, qu’il soit devenu citoyen américain en 1776, et qu’il ne parlât pas français.  Le savoir de l’auteur des Droits de l’Homme ne méritait pas mieux. Une orientation politique renouvelée aujourd’hui avec l’élection des députés représentant les Français de l’étranger à l’Assemblée nationale aux élections de 2012.

Pour qu’Haïti survive, la remise en cause des transformations sociales négatives des 50 dernières années est obligatoire. Il importe d’appliquer des politiques contre l’exode rural  qui consacre le départ définitif des campagnes vers les villes. Des mesures doivent être prises pour combattre la précarité de l’emploi, la conception du pouvoir à vie, le « apre nou se nou», la borlétisation de l’éducation, la bidonvilisation, la propension aux loisirs, à la débauche et à la vie facile.

Le message central est qu’il n’ y a pas de changement spontané. Il faut planifier pour empêcher un suicide collectif dans le quadrilatère de nos malheurs constitué par le « Pito nou lèd nou la », « tout voum se do », « se pa fòt mwen » et « nou fè sa nou pi pito ». Le sauvetage d’Haïti au cours du XXIe siècle est à ce prix.  La désagrégation de la maison Haïti s’est accompagnée du maintien problématique, pour ne pas dire d’une dilution de l’identité haïtienne sous le poids des occupations étrangères. Un processus inclusif et solidaire de reconstruction peut jeter les passerelles d’une vraie communication entre les uns et les autres permettant aux identités multiples de se retrouver toutes dans le creuset de la transformation sociale pour le bien commun, pour une représentation moderne de l’identité. 



Leslie Péan Auteur

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