Le combat des femmes ne se résume pas au quota de 30%

L’Association des femmes casec d’Haïti (AFCAH) a commémoré la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars 2018 sur le thème « Fanm se Nanm ». Les 38 femmes coordonatrices desdits cartels se sont jointes à cette atmosphère de fête pour réfléchir sur la situation des femmes d’Haïti et pour promouvoir la compétence de celles-ci.

Publié le 2018-03-08 | Le Nouvelliste

National -

De plus en plus, la lutte des femmes en Haïti prend de l’ampleur. Dans tous les secteurs de la vie sociale, les femmes d’Haïti se regroupent pour faire respecter et défendre leurs revendications. L’Association des femmes casec d’Haïti (AFCAH) charrie, sur cette même lancée, la vision des femmes des sections communales du pays.

La coordonatrice de la seule association féminine de la Fédération nationale des Casecs d’Haïti (FENACAH), Sherley Olivier, croit qu’il n’est plus nécessaire de lutter pour le quota de 30%. « La barre devrait être plus haute, signalant que si c’était a 50%, on aurait a l’heure actuel 30% », a déclaré la casec Sherley Olivier, signalant que la Constitution stipule au moins 30%. Taxant d’hypocrisie cette question de quota, l’élue de la sixième section de Turgeau a fait remarquer l'absence d’une volonté réelle auprès des autorités pour la pleine implication des femmes dans les espaces de décision. Elle a toutefois plaidé pour un 50/50 pour accorder beaucoup plus de possibilitéS aux femmes pour avoir la société égalitaire rêvée.

Lors de cette journée de sensibilisation, l’AFCAH a encouragé les femmes à meubler leurs esprits davantage et à se valoriser. « Le modèle de société que nous avons dans ce pays est générateur d’inégalités », a souligné Sherley Olivier, rappelant que la femme haïtienne dans le cours de l’histoire a toujours été vue comme une mère, une ménagère. Homme et femme sont deux êtres complémentaires, selon la casec de Turgeau, ils sont tous égaux.

Pour une lutte axée sur la promotion de la compétence des femmes, Sherley Olivier a convié les femmes à s’unir et à croire en leur savoir afin qu’il y ait plus de femmes élues dans les prochaines élections.

Prenant part à cette journée de réflexions, le président de la FENACAH, Paul André, a loué le courage de ces femmes casecs de leur apport au sein de ladite fédération. Il les a promis de les accompagner dans ce combat, consistant à les intégrer dans tous les sphères décisionnelles du pays.

Yolande Day
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