La bonne gouvernance est vitale pour les entreprises

Avec le support de la Banque mondiale, la Banque de la République d’Haïti organise à partir de ce mardi 9 mai, au Centre de convention et de documentation, un atelier sur la gouvernance d’entreprise. Cette activité qui s’étendra jusqu’à jeudi s’adresse aux entreprises publiques, aux médias et aux entreprises familiales. Aux dires des responsables, l’objectif poursuivi à travers cette activité est d’encourager ces catégories d’entreprises à adopter de bonnes pratiques en matière de gouvernance.

Publié le 2017-05-09 | Le Nouvelliste

Economie -

La première journée a été dédiée aux entreprises publiques. Plusieurs hauts dignitaires de l’État dont des parlementaires et des directeurs généraux de l’administration publique y ont pris part. Après les interventions du gouverneur de la BRH Jean Baden Dubois et du représentant résident en Haïti de la Société financière internationale (IFC), Sylvain Kakou, les organisateurs ont laissé la place au conférencier qui a débattu du rôle du conseil d’administration dans les entreprises publiques. Les tenants sont d’avis que les entreprises bien dirigées peuvent plus facilement se développer et attirer de nouveaux investisseurs; ce qui, poursuivent-ils, aura à coup sûr des répercussions bénéfiques sur l’économie. Toutes les interventions vont dans le même sens : la bonne gouvernance des entreprises publiques est significative pour l’État. Selon le gouverneur de la Banque centrale, la réflexion sur la bonne gouvernance s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités institutionnelles et surtout de la volonté des dirigeants de faire de cette problématique la cheville ouvrière de l’État moderne et efficace. L’environnement économique et social actuel caractérisé, poursuit-il, par une dégradation sensible du niveau de vie des ménages, une hausse de prix des produits de consommation de base, une récurrence aux catastrophes naturelles et aux chocs externes multiplie les défis auxquels l’État se trouve confronté. En ce sens, soutient Jean Baden Dubois, une bonne gouvernance s’avère indispensable à tous les niveaux dans l’appareil étatique. Le pays a beaucoup à faire dans ce domaine. Malgré les efforts consentis, le concept de bonne gouvernance n’est pas compris dans le milieu haïtien. « Si le débat sur la gouvernance d’entreprise signifie l’art de bien gouverner, ce concept se cherche encore en Haïti », a fait savoir M. Baden. D’où l’importance d’un tel atelier. La seule différence se réalise au niveau des banques. Ces institutions, explique le gouverneur, sont les mieux gérées du pays et ce sont elles qui ont également les meilleurs profits. Une bonne gouvernance permet ainsi, si l’on en croit le représentant de l’IFC en Haïti, à une entreprise d’opérer plus efficacement, de mieux gérer ses risques et d’attirer des investissements en proposant des modalités plus favorables. À la lumière des interventions réalisées, c’est une exigence pour les entreprises haïtiennes, publiques et privées, familiales ou autres, de fonctionner selon les normes. Le développement de ces entités, selon Jean Baden Dubois, en est grandement tributaire. Les entreprises dotées d’une bonne gouvernance sont mieux à même de faire face à la concurrence et de répondre à ses préoccupations.

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