Vendredi 9 décembre 2016









SPORT
Sport et Aide aux défavorisés

Les 120 enfants de Kako

Le temps d' un été, Jacques B0urjolly Jr, dit Kako, devient le père de 120 enfants. Un phénomène qui se produit chaque été depuis 3 ans. Clin d'oeil


Depuis 3 ans, Kako accueille 120 enfants chaque été et partage avec eux une bonne partie des vacances, à travers son "camp de vacances pour les moins favorisés" qu'il appelle "Kako's Kids", au Lycée de Pétion-Ville. Ces 120 enfants proviennent des orphelinats de la région ou des rues de Pétion-Ville. Ils ont entre 5 et 16 ans, et pendant les semaines que dure le camp ils recoivent une paire de chaussures de sport, des t-shirts floqués "Kako's Kids", un repas chaud chaque dimanche que dure le camp et ils sont initiés aux sports en général, apprennent à se comporter autrement envers l'environnement, envers les autres mais encore à nourrir l'espoir en un avenir meilleur. Pour 2014, les 120 enfants de Kako ont appris à jouer au basket-ball grâce à l'appui de Jason Valbrun, mais ont aussi appris à jouer ensemble, à respecter une certaine discipline et surtout à connaître un peu plus de disciplines sportives, grâce à l'apport d'autres bénévoles touchés par l'aspect social de l'initiative. "Nous avions décidé cette année de commencer un peu plus tôt pour un camp qui a duré 16 dimanches à raison d'un peu plus de 5 heures par dimanche. Le programme est basé sur des lecons de vie, respect de soi, confiance en soi, respect des autres, respect de l'environnement, respect du coach mais aussi du sport : Basket, volley, football dans la mesure du possible", explique, Kako avant de confier que c'est l'une des raisons d'être de la fondation Kako's Kids, qu'il a fondée afin d'apporter un peu sa contribution aux enfants démunis. Pourquoi pas de filles? "Parce que nous n'en trouvons que très peu. Au départ nous avions concocté le plan pour les filles et les garçons mais nous n'en n'avons trouvé que très peu. Voilà pourquoi il n'y a pas de filles", explique Jacques Bourjolly Jr. "J'estime que c'est un bon travail que réalise Kako's Kids", s'extasie Stéphane Alexandre de la Digicel, qui n'a pas hésité à se faire accompagner de sa femme Vanessa et de sa fille Alyssa Gabrielle pour assister au dernier dimanche du camp d'été Kako's Kids 2014. Ce dimanche 10 août marquait en effet le 16e et dernier dimanche du camp 2014 de Kako's Kids. Au Lycée de Pétion-Ville, où il a fait installer une demi-douzaine de paniers pour basket-ball, dont deux pour compétitions, les enfants étaient tous présents sous le chaud soleil de 13h pour le programme. Le boxeur poids moyen Ducasse Delian (catégorie 91 kg et plus) a assuré les premiers échauffements avant le repas du jour. Ensuite, un petit programme concocté en la circonstance avec Emmeline Michel en personne, qui s'est déplacée pour offrir un petit concert aux enfants, accompagne la distribution de matériels de sport (ballons de basket-ball et ballons de football) aux enfants. Un ballon de basket ou de football sous le bras, les 120 enfants de Kako sont repartis vers leur orphelinat ou vers les rues de Pétion-Ville où ils vont devoir faire face à leur quotidien. Cependant, le temps d'un programme d'été, beaucoup d'entre eux vont nourrir le rêve qu'ils ont la possibilité de devenir soit un Samuel Dalembert, soit le nouveau boxeur de Sun City, soit un Wyclef Jean, soit un Jean-Sony Alcénat, un Jean-Jacques Pierre ou un Jeff Louis











AUTEUR
Enock Nere

enocknere@lenouvelliste.com

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