Besoin de poème

Haïti pleure dans le silence

Jean-Claude Gianadda, l’auteur-compositeur français de chants religieux, s’est révélé sensible au drame de Kenskoff, une commune dans les hauteurs de Pétion-Ville. À travers une chanson, Gianadda qui a déjà fait une tournée au pays en mai 2017, peint le tableau d’un peuple qui vit dans la souffrance. Il parle de balles qui sifflent. De cris qui résonnent. De nos dirigeants qui restent aveugles. À partir de cette chanson, je m’interroge : pourquoi la coalition des bandits armés continue-t-elle à violer, tuer, massacrer, assassiner les plus vulnérables ? Qu’a fait un bébé de deux mois pour qu’il soit arraché à sa mère pour être précipité au feu ? et comment ces jeunes peuvent-ils clamer leur fierté de gangster en se postant sur des réseaux sociaux ? Le degré d’inhumanité de l’homme haïtien occupe désormais tout l’espace et se répand dans les médias internationaux. Ces machines à diffuser de l’information et à fabriquer des images figent Haïti dans un cliché qui nous essentialise. L’auteur-compositeur français de chants religieux pleure sur un pays qui prie tellement. Que de jeûnes ! que de lieux de culte en Haïti. Nos bouches sont des moulins à prières. Merci à l’infatigable « Troubadour du Bon Dieu» pour cette chanson. Mais, vous savez, Gianadda, les Haïtiens attendent depuis des siècles une délivrance. Mais le ciel reste sourd.

Sous leurs yeux la terre saigne,

Haïti pleure dans le silence.

Des ombres armées sèment la haine,

Le peuple vit dans la souffrance.

Les balles sifflent dans les ruelles.

Les cris résonnent mais rien ne change.

Les dirigeants restent aveugles,

Pendant que le mal nous dérange.

Maman serre son fils contre elle,

Mais la faim et la peur les trainent.

Elle prie mais le ciel reste sourd,

Pendant qu

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