Une formation sur le journalisme d’investigation en période électorale

Publié le 2018-06-26 | Le Nouvelliste

National -

Une vingtaine de journalistes de certains médias de la capitale et surtout des villes de province ont suivi une formation sur le journalisme d’investigation en période électorale, les 18 et 19 juin 2018. La formation, assurée par la Fondation internationale des systèmes électoraux (IFES) et supportée par le Conseil électorale provisoire et l’Agence américaine internationale pour le développement (angl. USAID), devrait doter les journalistes d’outils intellectuels adéquats pour aborder avec plus de perspicacité les réalités, les enjeux de mise en période électorale.

Les journalistes ont un rôle particulier à jouer dans tous les États démocratiques où la tenue des élections représente une phase importante dans la vie des citoyens. En période électorale où les intérêts des uns et des autres candidats ou acteurs priment, où les enjeux sont de taille, les journalistes se doivent de véhiculer des informations responsables capables d’éclairer les citoyens sur la détermination de leur vote. Cette formation devait donc les sensibiliser à leur responsabilité dans l’éducation civique et électorale de la population, mais surtout les armer pour pouvoir mener des investigations, à travers les techniques et outils de collecte, les méthodes de traitement, d’organisation, d’analyse et d’interprétation de données.

La formation devait également permettre aux journalistes de pouvoir faire des observations directes, des entretiens, des histoires de vie, des analyses de contenu, des sondages, des processus de mesure des attitudes, de l’évaluation de programmes, d’après le professeur d’université Wilson Jabouin, formateur à cette formation. Pour le professeur, la formation sur les pratiques du journalisme d’investigation en période électorale est une opportunité pour les journalistes haïtiens de progresser dans l’exercice de leur métier. Il estime nécessaire qu’il y ait l’émergence d’une nouvelle classe de journalistes qui ne font pas que « chercher » des informations, mais qui va plus loin avec patience et surtout délicatesse dans la « recherche » des informations utiles, capables de faire jaillir la lumière sur un sujet quelconque. Ce n’est pas toujours aisé d’avoir accès aux informations. Il y a des risques, reconnaît-il, mais il est important de « doter » le pays d’un noyau de journalistes investigateurs, notamment en période électorale, croit le professeur.

Pour leur part, le directeur exécutif du Conseil électoral provisoire, Uder Antoine, et le directeur du registre électoral, Philippe Augustin, se sont entretenus avec les journalistes et ont salué la tenue de cette formation. Ces responsables ont échangé autour du système électoral haïtien, et surtout autour des perspectives de modernisation en cours.

Ses derniers articles

Réagir à cet article