L'institution Saint-François d'Assise de Grand-Goâve : une tradition de réussite

La discipline, le suivi pédagogique rigoureux et la formation continue à l’intention des enseignants peuvent résumer la formule qui a permis à l’Institution Saint-François d'Assise de Grand-Goâve (ISFAGG) de maintenir le cap jusqu’ici. La direction de l’école entrevoit le succès dont les élèves sont couronnés comme le résultat d’un travail bien fait en faveur d’une commune qui n’a pas trop d’écoles de qualité.

Publié le 2018-01-11 | Le Nouvelliste

National -

Avec 20 admis sur 20 participants, l’Institution Saint-François d'Assise est la seule école de la commune de Grand-Goâve qui a eu ce score de 100% de réussite aux résultats du bac pour la session ordinaire de l’année académique 2016-2107. Ecole congréganiste de la paroisse de Grand-Goâve qui accueille en moyenne 500 élèves (filles et garçons) par année, de préscolaire à la philo, elle est fondée en octobre 1978 sous le nom de "Centre Saint-François d'Assise de Grand-Goâve'', avec les efforts du feu père Cherel Joseph (curé de la paroisse et sœur Marie Rose Duvivier.

La direction a trois entités qui s’occupent de façon distincte de l’administration, la pédagogie et la discipline au sein de l’établissement. L’école n’avait que les deux premiers cycles du fondamental. En 2005, le troisième cycle a été institué. Peu de temps après, soit en 2009, la première promotion de la terminale a pris part aux examens du bac. « Depuis, l’école a toujours eu 100% aux examens du baccalauréat première et deuxième partie », a déclaré Jean Kedner Dermine, responsable pédagogique et professeur à l’école.

Pour maintenir le cap, depuis environ cinq ans, la direction a instauré pas moins de six contrôles mensuels ajoutés aux quatre autres contrôles recommandés par le programme du ministère de l’Education nationale. « Progressivement, nous avions augmenté le nombre de nos épreuves seulement dans un souci de qualité et d’améliorer la performance de nos élèves. Certaines fois, nous avons des craintes quand nous voyons que le niveau est faible. Mais au final le succès suit toujours », a ajouté Jean Kedner Dermine.

L’école a pu garder son niveau d’excellence parce qu’elle fait de la pédagogie une plaque tournante dans son fonctionnement. La formation est davantage basée sur l'observation, en plus des cours dispensés en salle de classe, des visites sur le terrain sont organisées pour faciliter une meilleure assimilation des connaissances. « Nous misons non seulement sur une formation axée sur les manuels, mais aussi sur la pratique afin de la rendre utile aux élèves dans la vie courante », a-t-il indiqué. Ce choix semble être une nécessité, selon les confidences du professeur de littérature et philosophie Jean Kedner Dermine qui se plaint du fait que les membres de la direction doivent suppléer aux parents qui manquent à leur contrôle.

Le corps professoral ne regroupe que des normaliens et universitaires. La formation continue est une étape clé dans leur perfectionnement. Pendant trois ans, Jean Kedner Dermine, en qualité de membre de la direction et des professeurs, a suivi une formation réalisée par l’Université du Québec à Chicoutimi en partenariat avec l’École normale supérieure sur les techniques d’apprentissage.

La direction, pour marquer le tournant vers le nouveau secondaire et rendre les élèves performants, met en œuvres ces techniques modernes de la psychopédagogie et organise des séminaires sur l’approche par compétences. Des activités pour mettre en valeur les talents individuels de chaque élève sont aussi organisées avec grand soin.

Ses derniers articles

Réagir à cet article