Mouvement de tension

Le calme est revenu à Belladère

Publié le 2017-12-04 | Le Nouvelliste

National -

À la suite de la mort d’une quadragénaire, Yolande Surpris, ayant provoqué des incidents violents le vendredi 1er décembre 2017 dans la commune frontalière de Belladère (département du Centre), la situation est revenue à la normale, selon le Groupe d’appui aux réfugiés et rapatriés (GARR).

A l’origine, des policiers de l’UDMO voulaient stopper des gens de la population de Belladère qui tentaient d’investir le commissariat de la commune pour libérer une personne arrêtée. Cette dernière aurait été impliquée dans l’incendie d’une motocyclette dans la matinée du 1er décembre 2017, a rapporté un animateur du GARR basé dans cette région.

En représailles, des policiers de l’UDMO ont tiré en l’air et fait usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule. Le commissariat a donc été vandalisé par ces riverains en colère qui ont lancé des pierres et des tessons de bouteille suite à l’arrestation pour coups et blessures d’un certain Yvens Désir. Bilan, une personne tuée, Yolande Surpris, 49 ans, deux motocyclettes et deux voitures incendiées. Les voitures incendiées appartiennent à Yvanovsky Joachim, vice-délégué de l’arrondissement de Lascahobas et à Indrice Noël, l’un des juges de paix de Belladère. Les démarches auprès des autorités policières pour trouver plus de détails n'avaient pas abouti vendredi.

Toujours selon des informations rapportées par le GARR, la victime, qui souffrait d’hypertension artérielle, était en train de cuisiner quand le gaz lacrymogène lancé par des policiers est tombé sur la galerie de son domicile. Elle a rendu l'âme sur le champ.

En furie, les protestataires ont dressé des barricades de pneus enflammés au niveau de la gare de Belladère et lancé des pierres en direction du commissariat. Ce qui a créé un mouvement de panique pendant plus d’une heure. Des chauffeurs de véhicule qui sortaient de la République dominicaine ont dû attendre que le calme soit revenu pour avoir accès à la ville de Belladère. Ceux qui sortaient de Port-au-Prince étaient aussi contraints d’attendre.

Suite à ces incidents, le haut-commandement de la Police nationale d'Haïti (PNH) a décidé de renforcer la présence policière dans cette région frontalière. Toutefois, le GARR déplore les circonstances dans lesquelles Yolande Surpris a été tuée. Il appelle à l’ouverture d’une enquête en vue de faire la lumière sur les causes réelles de son décès.

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