Pour l’utilisation des méthodes alternatives de résolution de conflits

Le président de la Chambre de conciliation et d’arbitrage d’Haïti (CCAH), Wilhelm Lemke, a clôturé ce mercredi 29 novembre 2017, au Ritz Kinam, à Pétion-Ville, une session de formation sur « Les éléments essentiels de l’arbitrage » destinée, entre autres, aux acteurs évoluant dans le commerce et la justice. Cette activité rentre dans le cadre de la promotion des méthodes alternatives de résolution de conflits et de l’utilisation de ces procédures.

Publié le 2017-12-01 | Le Nouvelliste

Economie -

Dans ses propos de circonstance, le numéro un de la CCAH, Wilhelm Lemke, a voulu mettre en avant les différents avantages que comporte l’utilisation des méthodes alternatives de résolution de conflits. Dans un premier temps, il souligne « la rapidité » comme l’un des apports importants de l’utilisation de ces méthodes. « Le temps, c’est de l’argent », a-t-il avancé. « La confidentialité » et « le coût prévisible » sont deux autres piliers principaux de son argumentation. A cela s'ajoutent selon lui, les parties, une fois le conflit résolu, verront leurs relations se poursuivre, voire même se perpétuer.

Il s’est dit « fier » de voir « grandir le corps arbitral » composé d’un melting pot hétéroclite avec juristes, notaires, comptables, assureurs, diplomates. Ce corps permettra à la CCAH de remplir sa mission qui est d’instaurer un climat de « confiance, de transparence et de prévisibilité dans le secteur des affaires en Haïti ». Pour lui, cela contribuera à l’avènement de « la société d’excellence » que la compagnie qu’il dirige entend contribuer à mettre sur pied pour aider le pays à sortir du « marasme » dans lequel il végète.

Au cours de cette formation, les participants ont pu acquérir des connaissances approfondies, importantes, pouvant les aider dans des cas de résolution de conflits s’ils sont amenés à être médiateurs ou arbitres. La formation a aussi porté sur le rôle d’un arbitre dans les conflits commerciaux entre commerçants dans le secteur des affaires, tant au niveau national qu’au niveau international. La procédure et les voies de recours ont aussi été débattues par les formateurs. Un accent particulier a été mis, la dernière journée de la formation, sur l’éthique et la façon dont doit se comporter un médiateur ou arbitre.

Quid de la CCAH?

Instituée en novembre 2009 à la suite du vote de ses statuts par le Conseil d’Administration de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH), la CCAH a pour mission de promouvoir les modes alternatifs de résolutions de conflits commerciaux en Haïti, d’assurer la résolution des litiges survenus entre les opérateurs privés évoluant en Haïti et d’organiser la logistique en cas de sollicitation comme siège d’arbitrage international.

Ce tribunal exceptionnel dont les services s’adressent aux individus, aux entreprises et aux organisations professionnelles et patronales, peut être saisi par une requête introductive d’instance se basant sur l’existence d’une clause compromissoire ou d’un compromis d’arbitrage. Par cet acte procédural, la partie demanderesse informe le président de la CCAH de son litige l’opposant à la partie défenderesse en lui exposant les faits du litige, ses prétentions et demandes.

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