Une fin de saison pimentée

Ce que je pense

Publié le 2017-11-14 | Le Nouvelliste

Sport -

Le championnat national de football ne cesse d’exposer ses faiblesses à tous les niveaux. Ses lacunes crèvent les yeux des aveugles. Ce qui dérange le plus, c’est le manque de vision des organisateurs et de l’organisme de tutelle. Cette saison encore, les irrégularités fourmillent, mais les réactions pour rectifier le tir se bousculent plutôt dans les tiroirs. Les responsables attendent-ils le pire ou l’irréparable pour réagir ?

Du train où vont les choses en cette fin de saison, tout peut arriver sur le territoire du football haïtien, surtout à l’occasion de la remise des carnets dans les classes 1 et 2. Sans oublier l’insécurité qui refait surface sur plusieurs terrains. Il y aura des pleurs et des grincements de dent quand résonnera le dernier coup de sifflet dans les espaces qui accueilleront les matches de la 15ème et ultime journée de la série de clôture du championnat D1. Même cas de figure dans le cadre de la phase finale du championnat D2. La priorité en la circonstance, c’est la sécurité des joueurs, des arbitres, des spectateurs et des journalistes face aux éventuels débordements. Prévenir vaux mieux que guérir.

Cette fin de saison est particulièrement pimentée. Au niveau compétitif, la crainte envahit les rangs des équipes de D1 les plus menacées. La zone Sud risque ainsi de perdre au moins deux de ses représentants, dans la mesure où le Cavaly de Léogane et les formations cayennes, America et Juventus, se trouvent dans cette embarrassante charrette qui débarquera trois passagers en 2ème division à l’issu de la 30ème ronde du championnat national D1-2017.

L’incertitude, la tension et la pression se manifestent également dans les rangs de l’Eclair des Gonaïves, menacé #1, et de l’ASC, deux équipes qui connaissent l’intensité de la chaleur de la 2ème division, un enfer sur notre terre sportive. Pour cela, la D2 n’est pas une enviable destination. Mais ses pensionnaires de demain ne récolteront que le fruit des contreperformances qu’ils ont semées tout au long de cette saison.

En matière de sécurité, est-ce que les reporters sportifs doivent se déplacer avec des casques pour couvrir les matches décisifs de la zone rouge sur certains terrains où des fanatiques passionnés et même des dirigeants ne jurent que par la victoire à tout prix ? Haïti est-elle un pays à part au niveau de l’organisation des compétitions sportives ? Que Dieu protège les acteurs, les spectateurs et les reporters dans cette fin de saison pimentée !

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