Poésie contemporaine :

Hommage à Georges Castera fils

Publié le 2017-11-08 | Le Nouvelliste

Culture -

Les Ateliers Franck Fouché, avec plus d’une trentaine de jeunes comédiens, rendent un hommage public au poète haïtien vivant, Georges Castera fils, né le 27 décembre 1936 à Pétionville, pour avoir marqué et touché la jeunesse actuelle par la qualité et la profondeur de sa poésie.

Depuis le 6 octobre, les Ateliers ont planté le décor : d’abord, au Lycée national de La Saline, à l’Institution Notre Dame des Petits (Carrefour), au Collège Georges Marc, au Lycée Marie Jeanne, au Lycée des Jeunes Filles, au Collège de Côte-Plage (Carrefour), au Lycée Jacques 1er et l’Institution Lavoisier de la Croix-des-Bouquets, au Centre culturel de Mabial, à Jacmel, au Centre culturel IPEC (Institution pour la promotion et le développement de la culture Frère Odile, Lycée Philippe Guerrier, aux Cayes, au Centre culturel Numa Drouin, et, en hommage posthume au poète décédé, Josaphat-Robert Large, à l’Alliance française de Jérémie.

Les Ateliers organiseront le 27 décembre – le jour des 81 ans du poète Georges Castera – une cérémonie spéciale : un spectacle de concert et de lecture, avec des musiciens comme Wooly Saint-Louis Jean, Pierre Rigaud Chéry, Rosanne Auguste, Syto Cavé, Jean Coulanges, etc. Ces invités animeront la cérémonie en poésie et en musique. Avec accent sur les œuvres tirées du répertoire de Castera.

Des fiches de lecture de jeunes comédiens

Des jeunes comédiens des Ateliers Franck Fouché ont préparé des fiches sur certaines œuvres, soit en créole, soit en français, du poète né à Pétion-ville. Par exemple, Walderks Berose a monté des fiches sur Joffre. Il révèle un ensemble d’informations sur l’auteur, sur son œuvre. Ce qui a permis aux jeunes lycéens ou écoliers des zones où le spectacle a déjà eu lieu, de se familiariser avec l’oeuvre de Castera. Le poète, de son vivant, a créé, par l’actualité de son oeuvre, un passage dans le cœur des jeunes Haïtiens. Ceux-ci, certains parmi eux, ont rendu témoignage d’avoir découvert les œuvres de cet aîné. Comme Rabouch, Pwen ba, konbel an, «coule kraze», panzou, gout pa gout, et en français, par exemple, comme 5 lettres.

En outre, Castera a fait un travail remarquable aux yeux des jeunes : il a illustré certaines œuvres par des dessins ou avec la touche du peintre haïtien Bernard Wah « Retour à l’arbre » ou des calligraphies. Il a beaucoup travaillé avec Bernard Wah.

Des témoignages spéciaux

Les Ateliers dirigés par Jean Cajou offriront une formation en dessin aux jeunes. Les spectacles continuent à se dérouler dans les écoles. Tant à la capitale qu’en province, pour marquer les 81 ans de Georges Castera fils.

Dans ses choix idéologiques, il a misé sur l’homme, sur le bien-être de tout l’homme.

Il avait abandonné ses études de médecine en Espagne pour retrouver des amis, comme Syto Cavé, Hervé Denis, à New York.

Sa préoccupation première : ouvrir le monde à tous, sans tenir compte du cloisonnement de classes sociales.

Réagir à cet article