En panne de recette, l'opposition continue de s'accrocher au départ de Jovenel Moïse

Publié le 2017-10-10 | Le Nouvelliste

National -

Plusieurs centaines de manifestants ont gagné les rues de la capitale ce mardi dans le but de réclamer le départ du président de la République, Jovenel Moïse. Cette manifestation rassemblée devant l'ancienne église St-Jean Bosco et au Champ de Mars a arpenté plusieurs quartiers populaires de la zone métropolitaine avant de terminer sa course à la rue Capois. Certains protestataires ont profité pour ériger des barricades de pneus enflammés dans certains endroits. Toutefois, la manifestation de ce mardi s'est terminée sans grands incidents.

Cette énième journée de mobilisation a été convoquée par plusieurs structures politiques de l'opposition, regroupée autour d'une coalition. Pour Schiller Louidoir, cadre du Parti Fanmi Lavalas, ces protestations ne visent qu'un objectif : contraindre le locataire du Palais national, Jovenel Moïse, à quitter le pouvoir. « Au moment où nous parlons, le pays compte des prisonniers politiques. Je reviens du pénitencier en signe de solidarité à ces gens incarcérés. Ils sont près d'une quarantaine. Jovenel Moise commence par nous attaquer. Nous ne sommes plus dans la dénonciation du budget. Cela ne concerne pas la masse défavorisée. Qu'il y ait un budget rectificatif ou non, cela n'arrangera rien. De ce fait, nous réclamons le départ de Jovenel Moïse et il doit partir», a-t-il fait savoir.

L'ancien candidat au Sénat pour le département de l'Ouest entend poursuivre les manifestations jusqu'à obtenir gain de cause. Par ailleurs, Schiller Louidor fait fi des rumeurs annonçant une possible démission de Jack Guy Lafontant, patron de la Primature. « Ce sont des rumeurs pour casser la mobilisation. Il est un chef de gouvernement éclipsé. Il n'existe pas. Ce n'est pas son départ qui nous intéresse, mais celui de Jovenel Moïse»,a-t-il avancé.

Pour sa part, Abel Loreston, un autre chef de file de la mobilisation, a dénoncé des actes de corruption au sein de l'administration Moïse-Lafontant. «À la Tribune des Nations unies, Jovenel Moïse avait annoncé qu'il allait lutter contre la corruption. Pourtant, il en est le père. L'octroi de contrats de gré à gré pour l'achat de 123 millions de dollars d'équipements le prouve », a-t-il dit.

La manifestation de ce mardi est la première d'une série de 4 manifestations devant avoir lieu respectivement les 10, 12, 14 et 17 octobre 2017.

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