ADIH entre lobby pour le CBTPA et la perspective de création de 8 000 nouveaux emplois…

Publié le 2017-10-10 | Le Nouvelliste

National -

Le lobby effectué depuis cinq mois par l’Association des industries d’Haïti (ADIH) pour obtenir le renouvellement du Carribean Bassin Trade Partenership Act (CBTPA) a franchi un nouveau cap. Après la Chambre des représentants, c’est au Sénat que les sénateurs américains de la Floride Bill Nelson et Marco Rubio ont introduit le texte jeudi, a confié au journal Georges Sassine, le président de l’Association des industries d’Haïti, le vendredi 6 octobre 2017.

Sans le renouvellement du CBTPA, le secteur risque d’être moins attractif pour d’autres investisseurs. L’exportation de 700 000 douzaines de t-shirts par mois de quatre usines représente 37 % du quota de Hope. À part ces quatre, toutes les autres usines ne fabriquent pas de maillots. Ce sont elles les plus intéressantes, a souligné Georges Sassine, qualifiant par ailleurs de bonne nouvelle la promulgation de la loi sur le travail de nuit. « Je remercie le gouvernement pour la promulgation de cette loi et le Parlement pour l’avoir votée. Cela fait des années que nous nous battons pour avoir cette législation et merci. Il était temps », a dit Georges Sassine.

Il table sur la création de 8 000 emplois supplémentaires, soit 20 % des 40 000 emplois du secteur textile sans investir une seule gourde de plus. Cela va forcer l’État à faire son travail en assurant la sécurité, le transport, en fournissant l’électricité, a indiqué Georges Sassine, qui souhaite que cette loi ait un effet d’entraînement. « C’est comme cela qu’une économie fonctionne. Nous espérons que cela aura un effet d’entraînement sur d’autres secteurs », a-t-il dit, marqués par les récents mouvements de protestation sur l’augmentation du salaire minimum.

« Je peux vous annoncer que, dès la semaine prochaine, la table du dialogue, moribonde depuis quelque temps, va recommencer. Et c’est comme cela, dans la discussion avec les syndicats, que nous pourrons résoudre les petits problèmes au lieu de les laisser s’accumuler pour qu’au 1er mai de l’année prochaine l’on ne vive pas la même situation de cette année », a indiqué Georges Sassine.

La table de concertation est une entité regroupant entre autre des représentants des patrons, des syndicats, du bureau du médiateur pour discuter des problèmes dont les questions en rapport au salaire.

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