Combattre le rabòday dans les écoles, nouvel objectif du ministre Cadet

Publié le 2017-09-15 | Le Nouvelliste

National -

Bientôt, les journées récréatives de tendance rabòday qui prennent chair dans les écoles haïtiennes seront purement et simplement interdites sur tout le territoire. Cette réalité a probablement provoqué de fortes migraines chez le ministre de l’Education nationale, Pierre Josué Agénor Cadet, à en croire ses propos. L’éradiquer dans le secteur éducatif sera l’un de ses prochains combats à la tête du ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), a fait savoir le ministre lors d’une conférence de presse donnée au local de l’Office national de partenariat en éducation (ONAPE), à Juvénat, Pétion-Ville, mercredi dernier.

« Nous allons interdire beaucoup de mauvaises pratiques dans les écoles. Par exemple, les écoles ne sont pas des boîtes de nuit ou du jour, pourtant nos élèves se livrent au rabòday. Nous allons nous battre contre cela », a menacé le titulaire du ministère de l’Education nationale, Pierre Josué Agénor Cadet, expliquant également que des élèves en uniforme, même après leurs journées de classe, vont dans des endroits inappropriés en vue de participer à ce genre d’activités. M. Cadet ne compte pas rester les bras croisés.

Le rabòday est la tendance du moment. Il est omniprésent. Dans les tap-tap, dans les bus des transports en commun et dans d’autres lieux, cette tendance musicale est à la commande. Même lors des journées récréatives ou activités parascolaires dans certains établissements scolaires du pays, ce genre de musique s’impose. Le rabòday est d’une trivialité paroxystique, à en croire certains citoyens. Au passage, ils croient qu’à travers ces chants peu inspirés, le tableau de la dépravation est artistiquement peint. Pas de rabòday sans l’alcool, la cigarette et le sexe. Généralement, dans leur lyrisme, la femme est dénigrée. On se souvient des titres Fè Wana mache, Timamoun, Ay Ti Bagay, Bòdègèt et Madan Papa. En dépit de ces dérives, des jeunes du pays s’embarquent avec leur innocence.

Le ministre de l’Education nationale, Pierre Josué Agénor Cadet, dit mal digérer cette réalité qui prend le large dans les écoles en Haïti. Il a promis fermement de stopper cette vague. Toutefois, il veut offrir aux élèves de nouvelles alternatives. « En plus des livres, nous allons leur offrir des loisirs sains. Entre autres, nous allons organiser un concours de production et de dessin sur tout le territoire national au cours de cette année », a-t-il indiqué.

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