Passeport pour tous, première grande réalisation de Jovenel Moïse

Publié le 2017-08-08 | Le Nouvelliste

Editorial -

88 187 de nos compatriotes ont rejoint le Chili au cours des dix-neuf derniers mois. 43 898 en 2016. 44 289 de janvier à juillet 2017. Le rythme est soutenu. Cela fait plus de 4 641 Haïtiens par mois, en moyenne, qui atterrissent à Santiago.

Pour comprendre cette migration, il faut savoir que le Chili ne fait pas d’obligation particulière aux arrivants pour les accueillir. Le pays de Michelle Bachelet accepte les familles, encourage les regroupements familiaux, facilite l’intégration des nouveaux venus.

En sept ans, de 2010 à 2017, 121 000 Haïtiens ont pu s’installer légalement aux Etats-Unis d’Amérique, a déclaré le 27 juillet dernier le consul général des USA en Haïti, Robert Hanan.

Pour l’année 2017, 14 000 résidences ont déjà été octroyées à des compatriotes qui remplissaient les exigences de la loi américaine sur l’émigration.

Sur une base mensuelle, en dépit des facilités d’après le séisme de janvier 2010, le rythme des installations d’Haïtiens aux États-Unis est de 1 531 personnes par mois.

Quand on considère les conditions qu’il faut remplir pour obtenir la carte verte américaine, cette fameuse Green card, on peut comprendre l’engouement pour le Brésil hier, pour le Chili aujourd’hui.

En tout et pour tout, 150 000 Haïtiens ont un visa de touriste pour se rendre à leur guise aux USA alors que potentiellement n’importe quel citoyen haïtien peut se rendre au Brésil ou au Chili dans les conditions actuelles.

Partir étant le plus grand rêve partagé par le plus grand nombre d’Haïtiens, destination Chili ou faire route pour le Brésil est attrayant.

Le président Jovenel Moïse a-t-il bien compris la mécanique du départ ?

Depuis son installation, il y a un service que le chef de l’État pousse pour que tout marche comme sur des roulettes : la livraison des passeports. La promesse est publique, les efforts sont visibles.

Le passeport, ce précieux sésame, document indispensable pour quitter le pays dans de bonnes conditions et rentrer dans un autre pays en étant clairement identifié, était une denrée très rare avant les interventions du président Moïse.

Aujourd’hui, il est non seulement devenu plus facile d’obtenir un passeport, mais la réception des documents, la saisie des informations et la livraison des passeports se font en plusieurs points du territoire. Fini la concentration qui emprisonnait tout le pays au service de l’Immigration et de l’Émigration de Lalue.

Voyager est un rêve, une envie, un besoin. Voyager demande une destination, des moyens. Voyager est devenu plus facile depuis que M. Moïse a ouvert la mer de difficultés qui obstruait le chemin de chaque potentiel voyageur vers l’obtention d’un passeport.

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