«Remobilisation et professionnalisation» des forces armées d'Haïti, une réflexion citoyenne et fraternelle…

Publié le 2017-08-07 | Le Nouvelliste

Idées & Opinions -

Walter Bagehot, un des précurseurs de la pensée aronienne, pose la réflexion sur l’évolution sociale par l’importance que joue le concept de discussion au regard des libertés et des faits politiques. Les sapiens sont à même de résoudre leurs problèmes en mettant au tapis les faits, en débattant et en apportant les solutions au travers des contradictions. Nous partons de cette réflexion pour signifier que les grands sujets de préoccupation sociétale devraient être souverainement nationaux. Il appartient aux Haïtiens dénués de préjugés claniques, de décider sans mythes et sans apories de la trajectoire et de l’orientation à donner à certains dossiers sensibles, qui fâchent et qui souvent divisent.

Considérant la profonde amnésie dont souffrent la grande majorité et les intérêts divergents de nos différentes élites, la question de la vulgaire et incongrue démobilisation des forces armées d’Haïti revêt d’un puérilisme scandaleux de leadership mercantile, pour taire l’histoire. Tout comme cette volonté politique de sa remobilisation et des débats l’environnant se teint beaucoup plus de subjectivité que de l’acceptation ou de l’adhésion populaire quant à son bien-fondé et de sa nécéssité.

Forces armées en Haïti : des faits à la mémoire

À défaut d’élever la nation à la dimension des prescrits de l’acte de l’indépendance: « nous avons osé être libres, osons l’être par nous-mêmes et pour nous-mêmes », nos différentes élites semblent plutôt et allègrement choisir: l’ingouvernabilité politique, l’obscurantisme citoyen et l’amnésie historique, en flattant les bas instincts de la population au profit de certains intérêts inavouables. De ce lugubre présent, le besoin s’impose de rappeler que la vaillante bataille de Vertières, bien que racontée sous imprimatur des FIC et effacée des dictionnaires des Français, n’a été conduite que par la première valeureuse armée de va-nu-pieds, emmenée par l’intelligence stratégique et l’unité objective qui caractérisait le leadership des généraux comme Dessalines, Capois, Christophe…

Nous avons joui d’une liberté consacrée par le sang et l’interêt de tous, comme un bien commun et naturel pour tous. Au lendemain de la consécration et de la formation de l’État-nation le premier Janvier 1804, la nouvelle force armée, consacrée emblème et vigile nationale, connaîtra ses années de frustrations et d’errements, liées non à la qualité des officiers, mais à la manipulation des élites intellectuelles et possédantes. Rappelons à ce titre que outre l’assassinat odieux du père fondateur, le coup fatal du départ de l’autodestruction nationale, a été porté par un Sénat en 1807, qui a trahi le digne héritier de l’Empereur. Lesquels nous ont conduits à une grande instabilité menant à la première occupation par les forces impérialistes de l’hémisphère en 1915. Nous avons voulu taire ce serment d’engagement, que nous paraphrasons ici: jurons à l’univers entier, à la postérité, à nous-mêmes de renoncer à jamais à toute forme de domination. Plutôt mourir que d’être esclaves! Plutôt combattre jusqu’au dernier soupir pour l’indépendance de notre pays. L’armée indigène a été détruite, pour être remplacée par la garde nationale formée par les occupants (L’armée nationale de servitudes des Yankees).

Cette armée prise dans son sens historique, représentant le rempart social et le rêve d’accomplissement et de discipline de certains jeunes de la deuxième moitié du XXe siècle, se retrouve toujours assujétie aux combines des mêmes forces obscures et opposantes à l’avènement du concept de l’autodétermination de l’État. Ainsi en 1991,elles se sont organisées sous l’égide de leur mère-patrie Washington pour imposer l’un des embargos les plus fratricides, associés au scandale politique de 1994, mettant fin à cette tranche d’histoire de peuple guerrier que nous fûmes par la démobilisation de cette institution dissuasive et séculaire émanant des prouesses, et de la vision et de la volonté ancestrales, de n’être jamais le bien meuble d’une quelconque nation ou d’éprouver le sentiment ou de la prétention d’infériorité, comme le déclare Gobineau dans ses errements et acrobaties mentales. Merci Firmin!

Les ex-FAD’H, une force ingouvernée et bancalisée

Certes, une armée affaiblie, armée bancalisée, armée trahie par la profondeur de l’impréparation de sa gouvernance, le manque de maturité plus que flagrant de ses hauts gradés et instrumentalisée par l’obscurantisme des élites politiques et économiques du pays, a raté l’occasion d’offrir au pays une nouvelle impulsion après 1986, comme ce fut le cas dans tous les pays où la dynamique mondiale de l’époque vendait la démocratie et la pluralité politique. Haïti est le seul pays à ne pas réussir sa transition, parce qu’on y a déclaré la bamboche démocratique: bamboche marche avec ses corollaires comme le vol, le viol, la criminalité, la corruption, l’ingouvernabilité de décade en décade, etc.

La démobilisation dégradante des FAD’H, institution séculaire et socle historique de la nation Haïtienne, fut le fruit d’une absence de vision et d’intelligence politique. L’État ayant perdu du même coup le monopole de la violence légitime, qui s’est éparpillé aux mains de nombreux groupes ou gangs armés dont les dénominations ont défrayé la chronique pendant ces trente dernières années. (Lame Kànibal, Lame Timanchèt, Lame Wouj, etc.)

Ministère de la Défense et remobilisation des forces armées d’Haiti: une démarche de cohérence et sapiens

Se référant aux lettres de Clausewitz sur la stratégie, adressées au major Von Roeder, « La guerre n’est rien d’autres que la continuation de la politique avec d’autres moyens », la création du ministère de la Défense nationale, visait déjà cette remobilisation ; car si la défense n’est pas l’armée, elle ne peut s’en passer. Serait-ce une menace pour les pays de la zone ou pour les intérêts non avoués de nos grands amis? La question que nous devons nous poser, étaient-ce des caprices d’un pays étranger que l’armée indigène a sorti les esclaves du joug deshumanisant de la mondialisation de l’époque, pour que 215 ans plus tard, tout dignitaire étranger aussi puissant soit-il, tout Haïtien nostalgique ou tout aventurier des temps modernes, puisse sans gêne dicter aux dirigeants de la nécessité de décider souverainement de la mise en place et du contrôle des institutions? Refuse-t-on au peuple Haïtien son droit de reprendre son estime vaillante et sa réappropriation historique, afin que perdure son amnésie générale et même identitaire?

Louis Joseph Janvier, à travers ses écrits, faisait déjà l’éloge et la promotion d’une presse avant-gardiste et d’une société évoluée, où la discussion objective et sans préjugé devrait effacer les passions erronées et serviles. Pour beaucoup la remobilisation de l’armée, doit connaître le sort du poussin mort-né pour faute de ressources financiers, ou de ressources logistiques, ou même de vision politique et philosophique. Si ce problème de fonds et de logistique se pose tant, s’agit-il d’un problème d’inventaire de ressources ou d’une mauvaise gouvernance économique et financière du pays par cette droite et gauche durant les 30 dernières années, ou d’une nouvelle mentalité que l’empowering national doit attendre que les pays dits amis nous changent les conditions?

La Constitution d’Haiti: fonctionnement des forces armées, violation flagrante et systématique ou retour à une normalité institutionnelle…

Si le problème de la remobilisation se heurte à l’obstacle de la vision et de la politique de défense tant civile que militaire, quel est le rôle constitutionnel des pouvoirs constitués de l’État ? Sinon quelle est la validité philosophique et stratégique du livre blanc élaboré par le ministère de la défense? La constitution dans ses articles 52.3 et 268, assigne à l’armée le rôle de remobiliser et de discipliner le mental haitien, par le service civique mixte obligatoire (SCMO). Au regard de toutes les incivilités, de la disparition totale des valeurs morales haïtiennes, poser le problème de l’armée revient à poser aussi celui de la non-nécessité de créer une bataille permanente pour la quête du vouloir vivre ensemble, de la tolérance et de l’acceptation de l’autre avec ses différences, seul chemin pouvant amener le bien-être collectif. Laissons le vrai débat se faire et n'induisons pas les citoyens encore accrochés à Haïti en erreur, car, la nouvelle approche de l’institution militaire doit s’assoir sur les notions d’adhésion et d’acceptance des secteurs : un projet national, porté par un gouvernement, pour la mise en place d’une institution républicaine, prêtant allégeance uniquement au Drapeau national.

Jean-Pierre Vernant, dans son texte Mythe et pensée chez les grecs, nous cadre un portrait typique de l’Haïti d’aujourd’hui, où les choses se font sans grande raison apparente et pour lesquelles personne n’est censé donner ou trouver une explication. Les évènements semblent se produire sans le secours d’aucune pensée et donc d’aucune main. Donc, elles le sont par leur essence même. Mais la démarche de la remobilisation de l’armée ne devrait avoir aucune paternité. Ni l’aval ou non d’une quelconque puissance par le biais de son émissaire. Nous ne prenons pas le contre-pied du général Kelly, mais nous remercions son ton diplomate de nous rappeler qu’une armée sans mission est un atelier de démons. Conséquemment, au lieu de considérer le verre à moitié vide, regardons-le à moitié rempli. Il nous faut monter un vrai projet de remobilisation et redéfinir les formes que prendra notre institution, afin qu’elle soit une usine des dieux.

Remobiliser les FAD’H, identifier les menaces et dégager les perspectives

Hormis les problèmes de gouvernance économique, impactant les secteurs de la santé, de l’éducatif, de la police… [; quand nous connaissons les menaces auxquelles le pays est exposé, et sa grande vulnérabilité, l’avènement des évènements politiques des 30 dernières années, il convient fondamentalement de se demander si la remobilisation correspond aux aspirations réelles du peuple, ou si elle répond à une nostalgie des bottes et des parades. Nous voulons éviter volontiers les diverses épisodes de sergent-major de l’état-major, ou de la spoliation, etc. Les traces et les plaies laissées par ces blessures sont encore là. Mais, dans la perspective d’un peuple majeur, nous devons commencer par « penser Haïti pour mieux panser Haïti ».

Comme nous avons tenté de l’expliquer tantôt, une armée moderne ayant bénéficié de l’adhésion et de l’acceptation populaire, ne peut et ne saurait être une entité milicienne servile d’un parti au pouvoir ou d’une oligarchie. Elle doit être une émanation des aspirations populaires, une force capable de répondre aux exigences militaires de la région et aux menaces internes du pays. Ceci ne veut nullement dire qu’une consultation populaire doit être faite, mais les formes, les missions, la doctrine et la philosophie de la nouvelle force sont des préalables à son existence. Elles doivent être publiques, contrairement au livre blanc qui reste un document caché.

C’est une rupture qui vise à changer la stratégie militaire et opter pour une armée de défense de petite taille, fer de lance d’un trinôme armée-police-population. Le service Civique mixte obligatoire, sera un vivier inépuisable de jeunes citoyens résolument engagés et patriotiquement endoctrinés.

Essayons de placer le raisonnement dans son contexte. Aujourd’hui, certes, on parle d’un ministère à la Défense, impliquant la nécessité d’avoir une armée. Mais, dans les préalables à se poser, parler de la création d’une armée, n’entraine-t-il pas d’identifier les menaces et leurs caractéristiques ? Sont elles des menaces d’ordre géopolitique ou d’ordre militaire? Ou s’agit-il de menaces qui sont liées à l’environnement? Ou, pour approfondir, sont-elles des menaces liées à la sécurité douanière ou à la sécurité des frontières? Autant de question. Car si l’armée est l’un des piliers de la défense, beaucoup d’autres institutions ont également cette mission. Mais aussi, on doit se demander aujourd’hui pourquoi parler de développer un concept militaire sans tenir compte de l’ensemble de problématiques associées. Pourquoi aller si vite en besogne et qu’est ce qui motive cette course à la montre?

Est-ce qu’on veut mettre en place une armée avec un focus sur le génie militaire donc une armée qui doit aider au développement des infrastructures et à la sécurisation des infrastructures routières, des bâtiments? Donc, si on veut effectivement parler d’armée, sera-t-elle spécialisée dans la protection de l’environnement? Et, s’agissant de la protection de l’environnement, va-t-on créer une garde de foresterie capable non seulement d’aider à protéger mais aussi à reboiser celui-ci et à conserver les activités de reboisement mises en place?

L’armée et la Police “pa degouden ak senkant kòb”

Quel est le rôle d’une armée sans l’accompagnement de la police? Par exemple, dans le document de la feuille de route, on parle de la protection du littoral. Est-ce le rôle de l’armée de protéger le littoral ou c’est un rôle assigné à la police? Ne serait-ce pas plus élégant que l’armée s’occupe de la protection des hautes mers, de la sécurité maritime et que le littoral soit laissé dans l’apanage de la police? C’est une perversion de croire que la police est garante de la sécurité et, c’est détourner cette noble institution de sa mission première qui est le travail social. La police dans tous les pays du monde est garante de l’ordre et de la tranquillité publique. Elle évolue à l’intérieur d’un espace sécurisé.

Une armée sans philosophie est une matière informe et inanimée

Aujourd’hui si on dit qu’on veut mettre en place une armée, quelle doit être sa doctrine ? Quelle doit être la philosophie qui sous-tend à cette nouvelle conception d’armée? La nouvelle démocratie exogène établie en Haiti, requiert que les organismes de droits humains, les organisations et partis politiques, les mouvements sociaux et les organisations de base, les universités, voire les élites responsables, puissent donner une certaine acceptance à ce projet. Donc, la méthodologie à définir pour initier ces sessions de consultations et d’orientation, de sensibilisation et d’analyses approfondies auprès des parties prenantes, s’avère un outil incontournable dont la validité prendra son sens premier du cadre philosophique et doctrinal pour le nouveau corps.

Cette acceptance dont nous parlons, passe par une interdisciplinarité des vues. Il faudra une analyse responsable devant intégrer diverses disciplines telles : la sociologie, la psychologie, l’économie, la politique, les technologies de la communication et de l’information, l’anthropologie, etc., concourant à une obédience beaucoup plus cohérente, plus large et représentative des secteurs, pour une nouvelle force s’engageant sur l’ensemble des revendications et des préoccupations nationales. Ceci ne ralentira nullement le processus. Ces compétences peuvent intégrer des commissions.

Nul sacrifice ne doit être trop grand pour replacer notre pays sur la carte des pays fonctionnant sous le régime des sapiens.

Voilà pourquoi, à travers les points suivants, nous voudrions inviter les concernés à mieux cerner les opportunités et faire en sorte que cette nouvelle force armée soit une institution utile au pays, utile aux citoyens et répondant aux besoins et aux exigences du temps actuel. Ainsi il serait recommandé aux pouvoirs de l’État (L’éxécutif et le législatif) de combler le vide institutionnel créé par la démobilisation de l’armée par un ensemble de mesures exceptionnelles jusqu’à la régularisation constitutionnelle des forces armées d’Haiti :

1. Reprendre l’arrêté du 6 janvier 1995 et le décret-loi portant création du ministère de la Défense de 2014, pour rétablir l’armée dans ses fonctions.

2. Nommer un État-Major intérimaire pour remplacer la commission de restructuration et de professionnalisation des Forces Armées d’Haïti prévu par le décret du 6 Janvier de 1995. En vertu du principe de la continuité de l’Etat, mettre à jour le travail de cette commission et donner de nouvelles directives à cet Etat-Major :

a. Faire l’état des lieux de l’armée de 1994 ;

b. Préparer la nouvelle structure de l’armée Conformément aux différentes menaces pouvant affecter le pays, aux exigences géopolitiques et stratégiques; et aux autres institutions républicaines fonctionnant sur le territoire;

c. Élaborer la loi de la réorganisation des forces armées d’Haïti ;

d. Élaborer les nouveaux règlements des Forces armées d’Haïti ;

e. Préparer tout autre document pour l’instruction et le bon fonctionnement du nouveau corps.

3. Travailler sur la réparation du tort causé par la démobilisation de 1994. Pour clore définitivement ce chapitre et restaurer la valeur du service et de l’engagement de ces soldats et officiers déchus, dévoués au service de la mère patrie. Car, la constitution en son article 267.2, reconnait la carrière militaire et sa dimension professionnelle.

a. Attribuer un grade toutes les cinq années à chaque militaire haïtien de 1994 à nos jours jusqu’à la retraite. Les grades doivent être attribués même à titre posthume.

b. Considérer la retraite après 30 ans de service dans l’armée ou 65 ans révolu.

c. Mettre à la retraite tous les militaires qui satisferont l’alinéa précédent et liquider leur pension.

4. Former et préparer les nouveaux instructeurs.

5. Travailler avec une commission doctrinale capable de compiler, de produire tout l’appareillage philosophique, politique, administratif. Cette commission devra être constituée d’experts Haïtiens du terroir ou de la diaspora, qui ne seront pas nécessairement militaires.

6. Travailler avec une commission du budget et des logistiques, en support à la commission doctrinale, capable de réfléchir sur un premier budget quinquennal.

a. Déterminer les sources d’approvisionnement budgétaires pour le bon fonctionnement du corps;

b. Déterminer les besoins en ressources humaines et matérielles ;

c. Développer un plan de contingence en vue de planifier et de mitiger les différents aléas auxquels se heurtera l’implantation du corps ;

d. Préparer un plan logistique avec les différents besoins et déterminer l’identification des zones et des espaces appropriés pour la mise en place des différentes écoles militaires, de l’académie militaire et des différentes bases.

7. Préparer un plan de développement pour l’institution conformément aux ressources du pays, et un plan de carrière clair pour ses membres;

8. Solliciter par le biais de la diplomatie, le déclassement de la base de données des FAD’H et de la police, emportée en 1995. Sinon rétablir la vérité au peuple.

9. Préparer et développer une stratégie de communication et de relations publiques, pour faciliter la mise en place du trinôme: Armée-Police-Population.

10. Développer conformément à la Constitution haïtienne, le programme du service civique mixte obligatoire, pour atteindre tous les Haïtiens et toutes Haïtiennes sans distinction. Ce qui servira une réserve stratégique pour l’armée et le pays en cas d’agression.

11. Lancer les inscriptions et les formations

a. Inscriptions et formations pour le personnel des centres hospitaliers militaires et de l’hopital militaire national (Cadres et professionnels civils formés ayant entre 25 à 50 ans)

b. Inscriptions et formation du corps de défense civile en utilisant les capacités et compétences des jeunes de la protection civile ;

c. Inscriptions et formations pour les compagnies d’infanteries, les corps des marines, aériens et frontaliers.

d. Formation et mise en place de la Direction Nationale du Renseignement: les cadres, professionnels, étudiants et universitaires, sous le regard des principes universels regissant la fonction, peuvent se porter volontaires.

Aussi, trouver les fonds relatifs à l’implémentation des éléments sus-avancés, n’est pas une chimère. Tout comme, mobiliser des moyens pour augmenter l’assiette fiscale et apporter les services publics à la population n’implique non plus de l’étrangler. Mais, elle entraîne une gestion saine et rationnelle de l’État, laquelle doit commencer par dégraisser la Mammouth et les ministères budgétivores stériles en résultats; développer l’intelligence fiscale ; rationaliser les dépenses de l’administration publique; dénicher les zombis et les chèques-morts ; dégonfler la diplomatie stérile en une diplomatie intelligente; rechercher les créanciers de l’État et procéder au recouvrement des fonds;

Réagir à cet article