La grève des greffiers se poursuit …..

Entamé depuis le lundi 3 juillet 2017, le mouvement de grève des greffiers issus de 18 juridictions se prolonge. La grève se poursuit jusqu’au 14 juillet 2017, a indiqué le président du Syndicat national des greffiers haïtiens, Jean André Moïse. Les greffiers se disent déterminés à maintenir ce mouvement jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites.

Publié le 2017-07-10 | Le Nouvelliste

National -

En l'absence de toute volonté de dialogue, la contestation se durcit crescendo et paralyse une grande partie de l'administration judiciaire. Au sixième jour de grève, les greffiers sont plus que jamais «décidés» à poursuivre leur mouvement de protestation tant que les autorités ne prennent pas en compte leurs revendications. « Pas question d’observer une trêve », a martelé le président du Syndicat national des greffiers haïtiens, Jean André Moïse, dénonçant le comportement du ministre de la Justice et de la Sécurité publique Heidi Fortuné, qui, dit-il, n’accorde guère de l'importance au mouvement des greffiers. « Etant donné que les instances concernées n’ont fait aucune proposition au cours de la semaine écoulée pour dénouer la crise, nous sommes obligés de poursuivre ce mouvement », a-t-il expliqué. Les dirigeants n’ont pas compris la nécessité de résoudre certains problèmes qui nuisent au bon fonctionnement du système judiciaire, a regretté le président du SYNG. Jusqu’à présent, la grève n'a suscité aucune réaction officielle du ministère de la Justice et de la Sécurité publique, ont déploré les grévistes qui se disent prêts à entreprendre un dialogue franc avec les autorités. Les revendications des greffiers se résument à une augmentation de salaires, formation continue des greffiers, carte assurance, cartes de débit et des meilleures conditions de travail. « On nous donne 19 000 gourdes comme salaire net et les commis de parquet reçoit 11 000. Avec de telles sommes, c’est impossible de faire vivre une famille pour le moment, surtout avec la hausse des produits de première nécessité », se plaigne-t-il. Pour sa part, lors d’un point de presse donné, ce lundi, au ministère de la Communication, le directeur général du ministère de la Justice et de la Sécurité publique, Jean Claudy Pierre réagissant à la grève des greffiers, estime que les revendications de ces derniers sont légitimes et fondées. « Ce mouvement de grève entamé par les greffiers est un coup dur pour le fonctionnement des tribunaux. On n’est pas très conscient de leurs doléances », a-t-il indiqué. Toutefois, a avancé M. Pierre, tenant compte du faible moyen de l’État, les greffiers doivent comprendre que ce gouvernement est « jeune » et que les problèmes auxquels fait face le système est un héritage des gouvernements précédents.

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