Un ancien substitut du commissaire du gouvernement interrogé au cabinet d’instruction

Publié le 2017-06-16 | Le Nouvelliste

National -

Le substitut du commissaire du gouvernement, Ronald Pierre, a été interrogé ce vendredi au cabinet d’instruction du juge Chavannes Étienne. Arrêté, le mardi 13 juin 2017, sur ordre du chef du parquet de Port-au-Prince, Me Ocnam-Clamé Daméus, il est accusé de la vente d’une arme faisant partie du corps du délit d’un dossier se trouvant au parquet. Selon nos sources, Ronald Pierre aurait vendu cette arme qui était « sous sa garde ». Une information démentie par son avocat, Me Jacquenet Oxilus, qui a dénoncé vertement l’arrestation de son client. « Le commissaire n’a pas vendu cette arme, il l’avait confiée à un agent de sécurité du ministère de la Justice et de la Sécurité publique, pour être nettoyée. Et celui-ci ne l’a pas retournée », a-t-il expliqué, précisant que cette arme était entrée dans le patrimoine du parquet puisque selon la loi : lorsqu’un jugement définitif a eu lieu sur un dossier comportant une arme à feu, si son propriétaire ne vient pas la réclamer légalement, ce corps du délit entre dans le patrimoine du parquet. Selon l’homme de loi, cette affaire devrait être abordée dans un cadre administratif. Ce cas ne nécessite pas une juridiction répressive, a fait remarquer Me Oxilus, estimant toutefois qu'il y a une certaine légèreté de la part de l’ancien parquetier. « On a introduit une action en habeas corpus, parce que M. Pierre n’a pas eu le traitement qu’il méritait », a déclaré Me Oxilus lors de l’interrogatoire de son client, déplorant le fait qu’on a remis à M. Pierre sa lettre de révocation au moment même de son arrestation. Par ailleurs, les substituts du commissaire du gouvernement ont observé ce mercredi un arrêt de travail, à la suite de la révocation suivie d’arrestation du substitut Ronald Pierre mardi au parquet par le commissaire en chef Clame-Ocnam-Clamé Daméus lors d’une réunion entre parquetiers. Ils ont protesté contre l’arrestation de Ronald Pierre accusé de vol d'une pièce à conviction, de trafic illicite d’armes à feu et d’association de malfaiteurs. Pour l’instant, les agents de sécurité arrêtés dans le cadre de ce dossier, Frantz Lafortune et Cédier Johny nient les accusations formulées contre eux. Ils rejettent la faute sur Also ainsi connu, un agent de sécurité du substitut Ronald Pierre. Ils affirment que c’est lui qui a vendu cette arme (9 millimètre) à un particulier. Il faut signaler qu’après l’interrogatoire de l’ex-substitut du commissaire du gouvernement, Ronald Pierre, au cabinet d’instruction, celui-ci a été retourné au commissariat de Canapé-Vert.

Réagir à cet article