Le salaire minimum, la pomme de discorde

Dans l’industrie textile, les organisations syndicales veulent une augmentation salariale pouvant permettre aux travailleurs d'en découdre avec la cherté de la vie. Une demande qui rebute le patronat. En un mot comme en cent, ils arguent que la main-d’œuvre à bon marché est susceptible d’attirer plus d’investissements. L’économiste Kesner Pharel, pour sa part, pense que le bas salaire ne détermine pas la compétitivité d’un pays et invite les parties à trouver une solution de juste milieu.

Jean Daniel Sénat
24 mai 2017 — Lecture : 5 min.
Les ouvriers de la sous-traitance réclament 800 gourdes comme salaire minimum, et des avantages sociaux de la part de l’État haïtien. Les organisations syndicales s’appuient sur la flambée des prix des produits de première nécessité pour justifier une telle revendication. Lors de la matinale de Magik 9 ce mercredi, Jean Bonald Fatal, l’un des représentants des syndicats au Conseil supérieur des salaires (CSS), a fustigé la complicité du gouvernement et du secteur privé pour empêcher une augmentation salariale. Le syndicaliste souligne que le CS

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