Les employés de l’Immigration et de l’Emigration sont en grève

Suite à l’arrestation de madame Marie Violette Bijoux dans ses bureaux par des policiers de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), la semaine dernière, les employés de la Direction de l’Immigration et de l'émigration(DIE) entrent en grève, ce lundi, pour réclamer la libération immédiate de leur collègue. Cette forme de contestation entraînant la paralysie de l’institution provoque la colère des contribuables qui sont venus récupérer leurs passeports.

Publié le 2017-05-15 | Le Nouvelliste

National -

« Sans chef d’accusation révélé, notre collègue Marie Violette Bijoux a été humiliée par des policiers mercredi dernier dans ses bureaux. Menottée, elle a été même conduite chez elle en vue de fouiller sa maison. Elle se trouve jusqu’ici en prison », dénonce un groupe d’employés grévistes mécontents après une réunion sans issue avec la Direction de l’immigration et le directeur général du ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, Fednel Monchéry. L’air insatisfait, à la sortie des négociations avec un petit groupe de représentants des employés de la DIE, Fednel Monchéry confirme l’arrestation de madame Marie Violette Bijoux. « C’est une employée qui est en contravention avec la justice. Dans 48 heures, nous allons faire la lumière sur cette situation interne à la DIE », précise M. Monchéry. Selon plusieurs contestataires, M. Monchéry est l’instigateur de l’arrestation de Marie Violette Bijoux, l’employée affectée à la direction consacrée à l’adoption à la DIE. « C’est bien lui l’acteur de cette épisode si triste, de cet affront contre nous. Il veut ternir davantage l’image des employés de cette institution. Nous devons signaler que M. Monchéry est venu lui-même livré madame Bijoux aux policiers », témoignent un groupe de grévistes vexés. « Cette grève sera longue si rien n’est fait pour libérer Madame Bijoux et faire la lumière sur son arrestation illégale », annonce un employé qui a participé à la rencontre avec la Direction de l’immigration et le représentant du ministère de l’Intérieur. À en croire ses propos, ces discussions avaient pour but de convaincre tous les employés de se mettre au travail. Il ajoute également que la DIE est une institution en crise et que ces dérives ne font qu’envenimer la situation. Parallèlement, la colère des contribuables fait aussi écho. Plusieurs dizaines d’entre eux venus chercher leurs passeports, ont trouvé une boîte en grève qui n’a pas la réputation d’offrir un service efficace à la population. Là, ils en ont profité : « Cette arrestation n’est que le commencement. Dans cette institution des employés sans scrupule s’enrichissent. On doit les arrêter tous », s’écrie un groupe de jeunes garçons avouant sans ambages leur désir d’émigrer au Chili dans les jours à venir.

Réagir à cet article