13 mai 1917-13 mai 2017

Centenaire des apparitions de la Vierge Marie à Fatima, au Portugal

Publié le 2017-05-10 | Le Nouvelliste

Société -

Charlotte B. Cadet À l’occasion du centenaire des apparitions de Marie à Fatima, le Centre biblique Notre-Dame de Fatima (CBNDF), dirigé par le révérend père Jules Campion s’est joint à l’archidiocèse de Port-au-Prince, représenté par le Révérend père Asnigue Merlet, le responsable de la chapelle Sixtine au Bicentenaire, pour commémorer grandiosement le centième anniversaire de ces apparitions : 13 mai 1917-13 mai 2017. Il est vrai que, depuis mai 2016, un comité formé -de plusieurs membres travaillant dans l’Église- par le père Campion avait déjà lancé toute une série d’activités (caravanes mariales dans les dix diocèses du pays, projections de films dans les paroisses…) dans le but de marquer cette date désormais historique. Sur le thème « Gras ak Manman Fatima Bondye ap sove Ayiti », une neuvaine, dirigée par les animateurs au coeur de feu de « Solèy Lafwa », est organisée au stade Sylvio Cator, sous la houlette du comité du centenaire, du 4 au 12 mai 2017, pour aboutir à une messe solennelle le 13 mai, ce jour béni qui marquera le centième anniversaire des célèbres apparitions de Notre-Dame de Fatima. Faisons une petite promenade à travers le temps, pour suivre le déroulement de cette merveilleuse histoire. Le 13 mai 1917, la Vierge est apparue à trois petits bergers à Fatima, une petite ville située au Nord-Est du Portugal. À l’occasion, elle leur a confié des messages importants qui sont encore actuels. Avant les apparitions, Fatima était un paisible hameau du Portugal,et les habitants des montagnards qui menaient une vie rude et laborieuse. Ils s’adonnaient aux travaux des champs sur un sol visiblement aride. Cependant, très religieux, ils allaient à l’église, le dimanche, avec leurs enfants. Les petites maisons basses, rustiques, certaines peintes à la chaux, laissaient penser que ceux qui y demeurent n’étaient pas riches. C’est là que vivaient trois jeunes enfants en l’année 1917. Ils s’appelaient Lucie dos Dantos, François Marto et sa petite soeur Jacinthe. Ces enfants étaient cousins germains. Ils n’allaient pas à l’école. Donc, ils ne savaient ni lire ni écrire, mais gardaient plûtôt les moutons ou gambadaient dans les bois. À cet âge, innocents, inoffensifs, ils ne pensaient qu’aux jeux. Leurs parents, catholiques pratiquants, leur avaient appris à réciter le chapelet. Ce qu’ils mettaient en pratique, le plus rapidement possible afin d’aller jouer. Avant d’entamer le chapitre des apparitions de la Vierge Marie à Fatima, il est bon de s’attarder brièvement sur le mot apparition. Voici le point de vue d’ un mariologue : « À l’origine, la venue de la Vierge Marie est déjà une apparition. En effet, pour apparaître aux hommes, Marie devait apparaître sur la terre. L’histoire des apparitions commence donc par son apparition dans l’Écriture. » Des siècles avant l’Annonciation, les prophètes de l’Ancien Testament avaient annoncé cette apparition. Dans Michée 5, au verset 2, nous lisons ceci : « Jusqu’au temps où enfantera celle qui doit enfanter. » Le prophète Isaïe fait écho au chap 7, vers 14 : « Voici, la jeune femme est enceinte,elle va enfanter un fils et lui donnera le nom d’Emmanuel. » Toujours d’après les chercheurs, on doit retenir ceci : « Pour que Marie apparaisse, il faut que les prophéties se réalisent. » Ce qui a été prouvé au moment de l’Annonciation, de la Visitation et de la naissance de Jésus. Il est admis que même le nom de Marie n’est pas dû au hasard. Il dérive du mot hébreu «râ ah» qui signifie « voir » ou encore « qui fait voir ». Ces mêmes chercheurs prétendent qu’il ne peut y avoir d’apparition sans disparition. Donc, il a fallu que Marie disparaisse après la Pentecôte, pour comprendre l’apparition mariale ou mariophanie ( un terme employé par le philosophe Jean Guitton). On doit admettre la mort ou la dormition de la Vierge et son Assomption, c’est-à-dire son élévation au ciel, corps et âme. Sinon, comment Marie pourrait-elle se rendre visible aux yeux des hommes sans son corps glorieux ? Une piste pour aider à mieux appréhender les apparitions mariales, spécialement celles de Fatima. Apparitions de l’Ange D’après Lucie, dans ses Mémoires, d’étranges manifestations avaient déjà commencé dès 1915. Un après-midi, accompagnée d’autres petites bergères amies, elle vit une figure semblable à une statue de neige, suspendue au-dessus d’un arbre. Cette manifestation s’est reproduite en deux fois. L’histoire ne s’est pas trop arrêtée là-dessus. Pourtant, c’étaient les prémices du grand évènement qui devait arriver par la suite. 1916, par un bel après-midi ensoleillé, pendant que Lucie, François et Jacinthe ( âgés de 9, 8, et 6 ans) gardaient les moutons, après avoir récité le chapelet, un fait, à nouveau étrange, s’est produit. À ce moment précis, ils jouaient avec de petites pierres (François, tout spécialement, aimait ce jeu), quand, soudain, ils voient les arbres se secouer, comme sous la force d’un vent violent. Ils observaient, sans vraiment comprendre, puisqu’il faisait beau temps. Ils continuaient à suivre, quand ils aperçoivent un beau jeune homme, âgé peut-être entre 14 et 15 ans (selon la confirmation de Lucie, plus tard). Le jeune homme s’est adressé aux petits pastoureaux, en ces termes : « N’ayez pas peur. Je suis l’Ange de la paix. Priez avec moi ». Il se mit à genoux et leur demanda de répéter la prière qui suit : « Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et qui ne vous aiment pas. » C’est la prière qu’on récite encore aujourd’hui, après chaque dizaine de chapelet. On l’appelle la prière de l’Ange. Un autre jour, pendant que ces mêmes enfants jouaient, au bord d’un puits (alors, il faut préciser que cette propriété appartenait aux parents de Lucie), oui, ce jour-là, l’Ange réapparaît. Il leur parla à nouveau et leur annonça quelque chose de presque incompréhensible pour de jeunes enfants : « Priez, priez beaucoup. Les Saints Coeurs de Jésus et de Marie ont sur vous des desseins de miséricorde. Offrez des sacrifices au Très-Haut. » Une troisième fois, toujours au même endroit, l’Ange revint, cette fois-ci, avec un calice dans une main et une hostie dans l’autre. Il fit répéter aux petits bergers la prière suivante : « Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous offre le très précieux Corps, Sang, Âme et la divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est offensé. » Puis, il offrit l’hostie à Lucie qui la reçoit et partagea le Sang du calice entre Lucie, François et Jacinthe, bien que les deux derniers n’avaient pas encore fait leur première communion. Voici ce que l’Ange leur dit en faisant ce geste sacré : « Prenez et buvez le Corps et le Sang de Jésus-Christ horriblement outragé par les hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu. » Les enfants, pendant l’apparition de l’Ange, d’après ce que raconte Lucie dans ses Mémoires, étaient comme enveloppés par une force surnaturelle. Dans ce récit, ce terme signifie une forte présence de Dieu en eux. Ils étaient comme dans un rêve. Apparitions mariales et messages Le 13 mai 1917, les trois pastoureaux : Lucie, François et Jacinthe, âgés à présent de 10, 9 et 7 ans, n’ont pas vraiment changé. Le fait d’être très pieux ne les empêche pas de s’adonner souvent à leurs jeux favoris : faire la ronde, construire des petites maisons et bien d’autres. Insouciants, ils continuent de veiller sur leurs moutons, de réciter le chapelet à la va-vite. Ils ne savent même pas que le monde est en guerre. La Première Guerre mondiale (1914-1918), fait rage. Leur pays, le Portugal, n’est pas épargné. Certains jeunes de leur connaissance sont déjà partis au front. Ce jour mémorable du 13 mai 1917, les trois petits bergers avaient emmené leurs moutons paître dans un endroit appelé la Cova da Iria qu’on peut traduire par Vallon de la paix. Depuis la visite de l’Ange, ils récitent un peu plus de chapelet avant d’aller jouer. François était en train de construire un mur de pierre qui deviendra très célèbre des décennies après. D’après certains historiens, c’est à ce même endroit que s’élève aujourd’hui la basilique Notre-Dame-de-Fatima à la Cova da Iria, au Portugal. Lucie et Jacinthe assistaient François dans sa tâche, quand soudain un coup d’éclair partit dans le ciel. Remplis de frayeur, Lucie, pensant à l’annonce d’un mauvais temps, enjoignit ses cousins de rassembler les moutons pour regagner leur logis. Ils commençaient à descendre la pente quand brusquement ils virent quelque chose qui ressemble à un globe solaire se poser sur un petit chêne vert. Une belle dame habillée de blanc apparaît, un chapelet pendant à sa ceinture. Elle a commencé à sourire aux enfants. D’après Lucie, cette dame était plus brillante que le soleil et une lumière indescriptible traversait tout son corps. Les enfants avaient vraiment peur. La belle dame les rassura tout de suite : « N’ayez pas peur. Je ne vous ferai aucun mal. » Ce qui eut pour effet de tempérer Lucie qui posa une première question : « D’où venez-vous, madame ? », « Je suis du ciel » répondit la Dame. Rassurée, Lucie décide d’engager une vraie conversation avec cette étrange Dame. - Et moi, est-ce que j’irai au ciel ? - Oui (répond-elle) - Et François ? - Oui. (mais il doit réciter beaucoup plus de chapelet). - Que voulez-vous de moi (demande encore Lucie) ? - Je veux que vous reveniez ici, le 13 de chaque mois pendant 6 fois. En octobre, je vous dirai qui je suis. Elle leur recommanda encore de faire beaucoup de sacrifices, en réparation des blasphèmes et des offenses faites à Dieu et au Coeur Immaculé de Marie. Lucie, qui venait de perdre, tout récement, deux amies, âgées entre 16 et 18 ans, demanda à la dame si ses amies sont au ciel. Elle lui répondit que l’une était au ciel et que l’autre restera au Purgatoire, jusqu’à la fin du monde. Puis, la dame disparut dans la lumière du soleil. Les enfants, trop jeunes pour apprécier l’évènement, Jacinthe spécialement, raconta tout à sa maman, arrivée à la maison. Celle-ci transmit la nouvelle à sa belle-soeur, c’est-à-dire la maman de Lucie. Cette dernière entra dans une colère folle et traita sa fille de menteuse. Quand arriva le 13 juin, les petits voyants étaient au rendez-vous, suivis de plusieurs curieux. À l’heure dite, la belle dame est revenue. Les enfants la voient debout sur le chêne vert, à l’instar du 13 mai. Les curieux présents avouent avoir vu l’arbre se secouer, comme sous l’effet d’un poids, pendant que les enfants regardaient l’apparition. Lucie s’enhardit à nouveau : - Que voulez-vous de moi ? La dame répond : « Il faut revenir le 13 du mois prochain. » Elle annonce que, bientôt, elle reviendra chercher François et Jacinthe. Elle demande à Lucie d’apprendre à lire et écrire, parce que Jésus veut se servir d’elle pour les faire connaître et aimer dans le monde. Entre-temps, les petits bergers connaissent des persécutions de toutes sortes. Les parents de Lucie la conduisent chez M. le curé, pour démentir le fait, sans oublier les injures des voisins. Malgré les châtiments corporels, les punitions, les réprimandes du curé de la paroisse qui évoque une manifestation diabolique, les enfants font preuve d’un grand courage. Le 13 juillet, les voyants sont fidèles au rendez-vous, à la Cova da Iria. Près de 5 000 personnes les attendaient déjà. Lucie demanda de nouveau à la dame : - Dites-nous qui vous êtes, et faites un miracle pour que tout le monde puisse croire ? - Continuez à venir ici chaque mois. En octobre, je vous dirai qui je suis et je ferai un miracle pour que tout le monde vous croie. Puis, elle commença à leur parler du danger que représente la Russie pour le monde. Durant cette période, le communisme athée régnait en maître dans ce pays. Le 13 juillet est bien vite arrivé. Malgré les brimades des parents, les enfants ne ratent pas le rendez-vous. Lucie confiera, plus tard, qu’ils se sentaient comme poussés par une force invisible.Ce jour-là, la dame leur apprit une prière spéciale : « O bon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer et conduisez au ciel toutes les âmes,spécialement, celles qui ont le plus besoin de votre misèricorde. » Toujours le 13 juillet, elle fait des confidences aux enfants : « Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix. Sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde et l’Église. » Elle demande aussi la consécration de la Russie au Coeur Immaculé de Marie. C’est encore ce même 13 juillet que Lucie a eu la vision de l’enfer. Elle raconte dans ses Mémoires qu’elle a vu des personnes qui brûlaient comme du charbon, et devenaient rouges comme le feu. Le 13 août, plus de 20 000 personnes étaient déjà réunies à la Cova da Iria. Mais les petits voyants sont absents, parce que, monsieur le préfet (l’autorité locale) les avait enfermés en prison pour trois jours. La dame est venue le 19 août et elle leur dit encore : « Priez, priez ! Beaucoup d’âmes vont en enfer parce que personne ne prie pour elles. » Quand elle est apparue le 13 septembre, en présence d’une foule de plus en plus nombreuse, des flocons de neige tombaient du ciel et se répandaient par terre. Ordinairement, il ne neige pas en septembre. C’était déjà un premier miracle. Elle demanda encore aux pastoureaux de continuer à prier, à réciter le chapelet pour obtenir la fin de la guerre et réitera sa promesse de faire un miracle le 13 octobre. Le 13 octobre 1917, près de sept milliers de gens sont arrivés, de très bonne heure, sous une pluie torrentielle, à la Cova da Iria. Ils sont là, probablement pour le miracle prédit par la dame en lumière, au dire des enfants. La pluie fait rage. Les trois voyants sont présents, portés par la foule. Il était près de midi, quand, soudain, Lucie ordonna à la foule de fermer les parapluies pour réciter le chapelet. À midi pile, un coup d’éclair zigzague le ciel et la belle dame se pose sur le chêne vert. Comme d’habitude, Lucie prend la parole : - Que voulez-vous de moi ?. La dame répond : - Je suis Notre-Dame du Rosaire. Je veux que l’on construise ici même une chapelle en mon honneur. Que l’on récite toujours le chapelet et la guerre va finir bientôt. En effet, alors qu’on est en 1917, la seconde Guerre mondiale allait prendre fin en 1918. Mais elle avait prédit aussi que « si les hommes continuent d’offenser Dieu, il y aura une autre guerre pire que la première. La deuxième Guerre mondiale éclata effectivement en 1939. Lucie lui demande encore de faire quelques guérisons. La Vierge répond : « Je vais guérir certains malades, mais pour d’autres, ils doivent se convertir avant. » Puis, Notre-Dame ouvrit les mains et les fit se réfléchir sur le soleil. À ce moment, les enfants voient dans le ciel, la Vierge avec l’Enfant Jésus dans ses bras. Brusquement, Lucie s’exclama : « Regardez le soleil ». Il était environ 2 h p.m. La pluie cessa de tomber. Les vêtements des personnes présentes étaient secs. Le soleil brillait. « Tout à coup, il devint comme un disque d’argent que chacun pouvait fixer sans en avoir les yeux brûlés, puis toujours, il se mit à tourner sur lui-même comme une roue de feu, faisant jaillir, dans toutes les directions, des gerbes de lumière multicolores, passant du bleu au rouge, du violet au jaune. Cette « danse » du soleil se renouvela trois fois. Puis, dans un ciel devenu rouge sang, le soleil sembla tomber sur la terre, comme décroché, il s’avançait par bonds successifs, dans un mouvement de spirale, tandis que la température s’élevait d’une façon inquiétante. La foule, qui criait au miracle, implorait maintenant pitié et pardon. De partout, montaient des Actes de Contrition. Enfin, le soleil, comme obéissant à un ordre supérieur, reprit sagement sa place. » (Père Jean Derobert in L’Ange puissant qui descend du Ciel). Le quotidien de Lisbonne O Secolo, pourtant anticlérical, n’a pu faire autrement que de rapporter les faits avec le maximum d’objectivité. On peut voir encore aujourd’hui, à Fatima, les exemplaires de cette édition du 14 octobre 1917, photos incluses. D’après les chercheurs, les mariologues, cette femme, revêtue de soleil de l’Apocalypse, ressemble à ce qui est advenu à Fatima, le 13 octobre 1917. Le pape Paul VI, qui est venu en pèlerinage à Fatima, en 1967, dans son encyclique Signum magnum (signe grandiose)… identifie Notre-Dame du Rosaire de Fatima à la Femme revêtue de soleil. D’après d’autres historiens, Notre-Dame de Fatima ressemble encore à ce que chante un passage du livre de la Bible : Le Cantique des cantiques « Quelle est celle-ci qui s’avance comme l’aurore, belle comme la lune, éclatante comme le soleil, terrible comme une armée rangée en bataille. » Les incrédules ne doivent jamais oublier que Notre-Dame du Rosaire de Fatima a révélé les fins dernières de l’homme au cours des apparitions, quand le 13 mai 1917, elle a répondu à Lucie : « Je suis du ciel », plus loin, elle a dit à Lucie que son amie fraîchement décédée était au Purgatoire. N’oublions pas non plus qu’elle a fait voir aux enfants,les âmes des pécheurs qui brûlaient en enfer. Donc, le paradis, le purgatoire et l’enfer existent d’après la Mère de Dieu. Entre autres, la Vierge avait confié trois secrets aux petits bergers : le premier concerne la vision de l’enfer qu’elle avait fait voir aux enfants, lors de l’apparition du 13 juillet. Lucie raconte que Jacinthe, troublée par la vision de l’enfer, avait demandé à la Dame quel était le péché qui envoyait les gens en enfer, « celle-ci avait répondu, le péché de la chair ». Le 2e secret parlait de persécutions de l’Église, de la seconde Guerre mondiale et de la consécration du monde à Son Coeur Immaculé. Quant au troisième qui devait être révélé en 1960, il fait toujours l’objet de controverses. Au cours d’un voyage en Allemagne, un journaliste avait posé la question au pape Jean-Paul II qui lui répondit :« Priez, priez, ne demandez rien d’autres, laissez tout entre les mains de la Mère deDieu. » François et Jacinthe sont morts entre 1918 et 1919 frappés par la grippe espagnole qui sévissait à l’époque, comme la belle dame l’avait prédit. Lucie est allée à l’école pour apprendre à lire et à écrire ainsi que la Vierge le lui avait demandé. Puis, elle est rentrée au Carmel, à l’âge de 18 ans environ. Elle est devenue Soeur Marie Lucie du Coeur Immaculé de Marie. Le 13 octobre 1930, le premier évêque de Leira, diocèse duquel dépend le village de Fatima, déclara qu’on pouvait croire aux manifestations de Notre-Dame à Fatima, au Portugal. Notre-Dame continua de se faire voir, de passer des instructions à soeur Lucie. Comme Notre-Dame le lui avait promis, Lucie est entrée dans le XXIe siècle. Elle est morte à l’âge de 98 ans en 2005. Mais avant de mourir, elle a eu le bonheur d’assister à la béatification de François et de Jacinthe, le 13 mai 2000, en la basilique de la Cova da Iria, par le pape Jean Paul II en personne. Le pape Jean-Paul II vouait une grande dévotion à Notre-Dame de Fatima. Il a été en pèlerinage à Fatima en 1982 pour remercier Notre-Dame de lui avoir sauvé la vie le 13 mai 1981, sur la place Saint-Pierre quand le terroriste turc, Mehmet Ali Acka, avait tiré plusieurs balles en sa direction. Il a fait un geste qu’on peut encore apprécier aujourd’hui : placer dans la couronne de la Vierge la balle qui l’avait atteint ce jour-là. Et nous venons d’apprendre, avec joie, cette grande nouvelle : le pape François, qui sera à Fatima le 13 mai 2017, se propose de les canoniser. Il paraît que François et Jacinthe seront les premiers enfants de cet âge à devenir saints. Les retombées des apparitions de Fatima En octobre 1942, le pape Pie XII a consacré le monde au Coeur Immaculé de Marie ainsi que la Vierge l’avait demandé. En 1962, le pape Jean XXIII a instauré la fête de Notre-Dame du Rosaire en l’honneur de Notre-Dame de Fatima. Le 25 mai 1984, le pape Jean-Paul II convoqua les évêques du monde entier à participer sur la place Saint-Pierre, à la consécration du monde et de la Russsie au Coeur Immaculé de Marie. Par la suite, on enregistre une suite d’apparitions de la Vierge Marie, un peu partout à travers le monde : Beauraing, Banneux, Amsterdam, Tre Fontane,, Garabandal, Medjugorge en Europe. San Nicolas, Betania, Cuenca en Amérique du Sud. Kibeho, Zeitoun, en Afrique, Akita en Asie. Certaines de ces dernières apparitions ne sont pas encore reconnues officiellement par l’Église catholique. D’après les mariolohues, Fatima demeure le sommet. Beaucoup de signes annoncés par Manman Fatima ont été accomplis. Sous le pontificat du pape Jean Paul II, en 1989, le mur de Berlin est tombé, le symbole du communisme athée. Les deux Allemagnes deviennent un seul pays. Le pape Jean Paul II a rencontré Mikaïl Gorbatchev, président de la Russie, en 1989. À l’occasion, le pape s’est exclamé : « C’est une rencontre providentielle. » En 1991, le communisme disparaît en Russie. Tous les pays qui formaient l’Union soviétique obtiennent leur indépendance. Tout ceci s’est produit après la consécration de la Russie le 25 mars 1984. Ce qui a fait dire au pape Jn-Paul II : « C’est une victoire de Marie et de l’Église. » Les messages donnés aux trois petits pastoureaux sont toujours les mêmes : la conversion, la repentance, la récitation du Rosaire, l’adoration, la vénération des premiers samedis du mois, la dévotion au Coeur Immaculé de Marie. Donc, sans se laisser influencer, disons bien simplement que les catholiques n’adorent pas Marie, mais ils l’honorent comme la Mère de Dieu. Saint Louis Marie de Montfort certifie que : « si on n’aime pas Marie, on n’aime pas Dieu. » N’hésitons pas à invoquer Notre-Dame de Fatima en brandissant fièrement le chapelet qui est une arme efficace . Marie, c’est l’intercesseuse par excellence. C’est celle qui a l’oreille de son Fils (rappelez-vous le miracle de Cana). C’est la mère de tous les vivants. C’est l’amie fidèle. Il faut redoubler d’ardeur dans la prière pour que très bientôt, comme elle l’avait annoncé à Fatima en 1917, son Coeur Immaculé triomphe en Haïti et partout à travers le monde. Terminons avec cette affirmation d’un mariologue : « Le plus grand miracle accompli par Notre-Dame au Portugal, c’est la conversion de toute une nation. De par le consentement de tout un peuple, on peut dire que Notre-Dame du Rosaire est devenue la reine du Portugal. Par son intervention, elle a arrêté la décadence du pays. Elle a forcé les âmes à se tourner vers la vérité intégrale qui a été pour ce peuple la source du salut. Bienheureux le peuple dont Dieu est le Roi réel et dont Marie est vraiment la souveraine. » Alors, nous voulons souhaiter, qu’à l’occasion des festivités commémoratives de ce centenaire, Notre-Dame du Rosaire de Fatima devienne la souveraine d’Haïti.

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