Les sénateurs votent une loi pour la promotion de la culture et l’aide aux artistes et aux artisans

Publié le 2017-04-19 | Le Nouvelliste

National -

Les sénateurs, réunis en séance plénière, ont voté à l’unanimité la proposition de loi relative à la promotion de la culture et à l’aide aux artistes et aux artisans. Ces derniers, qu’à cela ne tienne, se trouvent souvent confrontés à des difficultés de toute sorte, notamment financières, au soir de leur carrière. C’est dire donc que cette loi, œuvre du sénateur Gracia Delva, déjà votée à la Chambre des députés en 2013, vient répondre à un besoin. « Toute la société attendait cela », affirme Youri Latortue, en marge de la séance, ce mercredi. Ce texte de loi, appelé également à faire la promotion de la culture, évoque la question de la diffusion de la musique haïtienne dans les médias. L’article 22 ne pouvait pas être plus clair : « Le quota de diffusion de la musique haïtienne sur les stations de radio et de télévision est fixé à 70%. » Mais beaucoup d’articles de cette proposition de loi qui prévoyaient la création d’un Fonds d’aide aux artistes ont été supprimés. « Cela est la prérogative de l’exécutif », justifie le président du Sénat, rappelant que le texte, avec les modifications, va être retourné à la Chambre des députés pour les suites de droit. La proposition de loi a également évoqué la question de l’organisation du carnaval national. Elle crée désormais un comité permanent appelé ‘’Comité de gestion du carnaval’’ dont les membres sont nommés pour une durée de deux ans. Le géniteur du texte pavoise. « Il est inacceptable que l’organisation de cette grande fête nationale ne soit guère planifiée », indique l’élu de l’Artibonite, croyant comme lui seul que le texte est de nature à résoudre ce problème. Le comité de gestion, selon le texte, est composé de sept membres, issus des ministères de la Culture, du Tourisme, de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, de la Justice, du secteur privé des affaires, des groupes musicaux et des bandes à pied. Si l’ancien président Michel Martelly s’amusait à organiser le carnaval dans la ville de son choix, le texte légalise cette pratique. « Le carnaval national peut désormais d’une année à autre se tenir dans l’une des grandes villes du pays », selon Youri Latortue, soulignant au passage que tout le gouvernement sera présent au Sénat ce jeudi pour la présentation des feuilles de route. La proposition de loi recommande, entre autres, à l’État d’encourager davantage la grande tradition carnavalesque propre à la ville de Jacmel.

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