Hommage à Fidel Castro et au peuple cubain (2e partie)

Publié le 2016-12-26 | Le Nouvelliste

Idées & Opinions -

Il est bon de savoir quelque chose des mœurs de divers peuples, afin de juger des nôtres plus sainement, et que nous ne pensions pas que tout ce qui est contre nos modes est ridicule et contre la raison, ainsi qu’ont coutume de faire ceux qui n'ont rien vu (René Descartes). Lundi, après mon excursion à La Havane, je me préparais à entrer dans le vif du sujet. La réalité des faits l’imposait. Il fallait bien y faire face. Après un profond sommeil et une bonne douche froide, je me préparai à gagner la salle-à-manger en compagnie de Nicole qui était ma voisine de palier. Nous y attendaient deux nouveaux compatriotes haïtiens arrivés hier dans la matinée. Nous fîmes connaissance en précisant chacun notre ville d’origine tout en nous gardant de parler de nos problèmes de santé. Nous savions tout de même que nous étions ici pour les mêmes raisons, peut-être pas les mêmes pathologies. Deux autres étrangers, un Brésilien et une Panaméenne, étaient présents à notre table.Le petit déjeuner était toujours servi à huit heures, avait-on précisé pour ceux qui l’ignoraient. Ce matin-là, nous eûmes droit à un repas frugal accompagné d’un bol de purée de pois noirs sucré et d’une assiette de riz blanc. Je fus surpris de voir que les pois étaient servis séparément, comme entrée. Je mélangeai le tout comme il est de coutume chez nous. En dépit du mélange, le goût ne me plaisait guère. C’était loin de la saveur de notre « diri ak pwa nasyonal ». Les jours d’après, je m’arrangeai pour passer, avec délicatesse, mon bol aux deux«Latinos» qui semblaient bien apprécier cette préparation culinaire. J’étais prévenu, dès la veille, que je devrais me rendre au CIMEQ pour entamer mon traitement, du moins les préparatifs. À l’heure fixée, un minibus, dans lequel avait pris place une aide-infirmière,vint me chercher. Bien que n’étant qu’à ma deuxième visite à l’hôpital, je commençais à me familiariser avec ce lieu qui,à n’en point douter,allait devenir pour moi une seconde demeure.Toujours aussi accueillant qu’hier, un responsable de l’administration s’empressa de me recevoir en m’offrant son aide pour remplir les formalités d’admission. Je lui remis à l’occasion un porte-folio comprenant le dossier médical qui avait été préparé par mes médecins traitants de Port-au-Prince. Ceci étant fait, mon guide me conduisit aux divers services devant effectuer les examens préliminaires permettant d’établir un diagnostic très précis de ma maladie. Je fus examiné de la tête aux pieds,dans les moindres coins et recoins. Une fois les résultats disponibles, je serais averti et fixé,m’avait-on dit, sur un plan de traitement approprié à mon cas. Je savais déjà à quoi m’attendre précisément,n’empêche que je demeurais anxieux. Qui sait, entre-temps, si une autre affection ne s’était logée dans ce corps déjà agressé ? Après plusieurs heures passées en salles d’examen, je sortis de ce milieu aseptisé avec une envie de me dégourdir les jambes, d’aller voir ailleurs. J’appelai un taxi pour me conduire à l’ambassade d’Haïti, où je pensais trouver le réconfort de quelques compatriotes. À mon arrivée, grande fut ma surprise de rencontrer deux vieilles connaissances dont j’avais perdu les traces depuis belle lurette. Nous prîmes le temps de nous remémorer quelques bons moments vécus ensemble. Ensuite, je fus présenté à l’ambassadeur qui, avec élégance, m’assura de son aide,en cas de besoin,tout au long de mon séjour à La Havane. Je profitai de son entregent pour solliciter un appel vers Haïti. Une façon d’avoir des nouvelles du pays qui, depuis mon départ, était en effervescence politique. Plus de peur que de mal, m’avait appris Ginette, en me confiant gentiment que mon absence créait un vide.Sur demande de mon ami Harry, diplomate de l’ambassade, le chauffeur de service me reconduisit à la résidence. En attendant mon prochain rendez-vous au centre médical, je me cloîtrai dans ma chambre, enquête de tranquillité et habité d’un désir d’approfondir mes connaissances de l’histoire cubaine. Pour ce faire, je passai de longues heures à relire les pages d’un livre que j’avais pris soin d’apporter dans mes bagages, qui illustre avec forts détails certains moments mémorables de cette histoire. J’y relevai certaines similitudes avec la révolution haïtienne, bien qu’à mon avis, la nôtre fût plus déterminante pour l’émancipation des droits humains et plus exemplaire pour servir de guide aux autres pays encore sous la domination des puissances européennes de l’époque, dont Cuba, précisément. Fidel Castro ne l’a-t-il pas mentionné en maintes occasions ? Il me plut de revisiter cette épopée cubaine, partant de l’année 1868. À la date du 10 octobre de cette année, Carlos Manuel de Céspedes, riche propriétaire terrien, libère ses esclaves et fonde une armée, déclenchant ainsi la guerre de dix ans (1868 – 1878). Sa première tentative pour obtenir l’indépendance de l’île échoue et les Espagnols remportent une sanglante victoire face aux insurgés. Cet échec se solde par la perte de plus de 200 000 hommes et femmes, civils et militaires. Pour avoir initié la guerre d’indépendance, les Cubains le reconnaissent comme « Padre de la Patria ». Il meurt au combat en 1874. La relève est assurée par Maximo Gomez y Baez,natif de Bani (République dominicaine),commandant dans l’armée espagnole, qui s’était réfugié à Cuba, après la restauration de l’indépendance dominicaine face à l’Espagne en 1865 – seconde indépendance obtenue grâce à la participation significative du président haïtien Fabre Nicolas Geffrard . Arrivé sur place, il avait déserté l’armée espagnole et rejoint les troupes révolutionnaires, pour protester contre la cruauté et l’injustice auxquelles étaient soumis les esclaves. Il participa à la guerre de dix ans, sous les ordres de Céspedes qui l’avait élevé au grade de major- général de l’armée indépendantiste cubaine. Après la défaite de 1878, Gomez doit abandonner Cuba. Il s’exile en Jamaïque, au Honduras, à Panama, avant de regagner la République dominicaine. Jose Marti, poète et homme politique cubain, qui s’était, entre-temps, réfugié en Haïti, au Cap-Haitien, le rejoint à Santo Domingo en 1892. Celui-ci convainc le général Gomez de reprendre la lutte. Ils signent ensemble le manifeste de Monte Cristi et débarquent sur les côtes de Santiago de Cuba en avril 1895, pour relancer la guerre d’indépendance. Marti meurt à la bataille de « Dos rios », un mois plus tard. Par la suite, avec Antonio Maceo, Maximo Gomez planifie et conduit victorieusement l’avancée militaire des forces révolutionnaires de la région de « Oriente », maintenant les troupes espagnoles en échec durant trois ans. L’intervention des États-Unis en 1898 favorise l’installation d’un gouvernement militaire et frustreGomez et le peuple cubain de leurs ideaux d’indépendance et de justice. Lorsqu’en 1902, Cuba obtint son indépendance, Gomez fut admirable dans sa stature d’homme d’État, en refusant la présidence du pays, se gardant même de s’engager à tout poste politique que pourraient lui valoir ses extraordinaires mérites. Un demi-siècle plus tard, une nouvelle lutte de libération s’engagea pour se débarrasser du gouvernement dictatorial de Fulgencio Batista, supporté par les Américains qui contrôlaient l’île depuis 1902.Une première tentative échoua en 1953 à la suite du débarquement de Fidel Castro avec une centaine de compagnons mal entrainés et peu équipés. Les rescapés de cette expédition, dont Fidel Castro et son frère Raoul, furent arrêtés et condamnés à respectivement 15 ans et 13 ans de prison sur l'île de la Jeunesse (isla de la Juventud). En 1955, en raison de la pression de personnalités civiles, de l'opposition générale et des jésuites qui avaient participé à l'instruction de Fidel Castro, Batista décide de libérer tous les prisonniers politiques, y compris les attaquants de la «Moncada ». Les frères Castro partent en exil au Mexique où se retrouvent tous les Cubains décidés à renverser le régime militaire de Batista par la révolution.Durant cette époque, Castro rencontre Ernesto « Che » Guevara qui a rejoint les militants révolutionnaires cubains. Le 2 décembre 1956, le bateau Granma, avec 82 guérilleros du Mouvement du 26 juillet, parmi lesquels Fidel Castro, Ernesto Che Guevara et Raúl Castro, se dirige vers Cuba. Les rebelles débarquent et, après plusieurs mois de combat, contrôlent la Sierra Maestra, une zone difficile d'accès à l'est de Cuba. De là, ils lancent leurs attaques contre les troupes gouvernementales. La guerre de guérilla débute et dure 25 mois. Batista capitule à la fin de 1958 et la révolution triomphe le 1er janvier 1959–par coïncidence le jour de l’indépendance d’Haïti, comme pour marquerune certaine corrélation historique entre les deux îles. Je nourrissais mes moments de solitude de la récapitulation de tels évènements, en cherchant les points de ressemblance et de dissemblance qui pourraient les concerner. Les jours passaient sans que l’actualité d’ici ou d’ailleurs ne m’accrochât particulièrement. Je continuai donc avec le même traintrain quotidien consistant à poursuivre mes visites à l’hôpital. La proximité de celui-ci, d’une centaine de mètres,me permis de m’y rendre à pied. Entre-temps, Ginette m’annonça son arrivée pour le dimanche 1er avril. Je me demandai si elle ne me faisait pas une mauvaise blague du genre ; poisson d’avril ! Quand je l’ai appelée pour confirmation, je l’ai mise en garde contre une telle plaisanterie. Elle me rassura, arguant qu’elle ne saurait me prendre à un tel jeu, connaissant les ennuis auxquels je devais faire face. Ma femme me rejoignit comme promis, au jour dit. Les règlements administratifs du centre m’autorisaient à partager ma chambre avec un invité de mon choix durant un certain temps, moyennant une légère augmentation du tarif journalier. Tout avait été réglé et nous étions partis pour quelques jours de vacances ensemble, même si les conditions n’étaient pas idéales. Ginette était à sa première visite à La Havane et était désireuse de découvrir une ville dont on lui avait tant vanté les charmes.Tout comme moi, elle fut, au prime abord, impressionnée par l’accueil et l’amabilité des Havanais. Pour bien jouir de ce court séjour, il fallait bien planifier nos déplacements et prioriser des lieux et des sites réputés pour leurs attraits touristiques, culturels ou autres. Je contactai mon ami chauffeur Ernesto qui, depuis mon arrivée, se tenait sans restriction à ma disposition. Je louai ses services pour une journée, comme guide chargé de nous conduire à certains endroits dont faisait la promotion une brochure mise à notre disposition par nos hôtes du pavillon. Notre randonnée débuta par la visite de quelques magasins et centres commerciaux. Bien vite, nous nous rendîmes compte que le prix de certains produits dépassait de beaucoup celui en cours chez nous. Nous avions donc décidé de limiter nos achats à des articles d’artisanat et des vêtements typiquement cubains. Selon nous, cette différence venait du fait que le peso cubain convertible (C.U.C) était surévalué par rapport au dollar américain. En effet, 1 peso C.U.C équivaut à US $ 1.25 - Cette monnaie est la seule utilisée par les étrangers vivant ou visitant Cuba. Elle ne s’échange que dans les banques d’État. Par contre, le citoyen Cubain utilise pour ses achats et dépenses le peso cubain (C.U.P) dont le rapport est de 25 C.U.P pour 1C.U.C. Poursuivant notre parcours, nous nous sommes rendus au Mémorial de José Marti. Un monument dédié à la mémoire de ce héros de l’indépendance cubaine. À l’entrée du bâtiment,celui-ci est présenté dans une posture de penseur sur un socle de marbre blanc. Situé sur l’immense « Place de la Révolution », pouvant accueillir 1 million de personnes, le monument s’élance en forme pyramidale étoilée sur une hauteur de 109 mètres. De la galerie circulaire d’observation qui le surplombe,s’offre une vue panoramique de trois cent soixantes degrés couvrant toute la ville. Cet espace est le lieu où se déroulent, traditionnellement, les grandes manifestations populaires organisées par le pouvoir, où le leader Maximo délivre ses discours fleuves à la population. Deux occasions sont particulièrement mises en exergue chaque année: le 1er janvier, jour de l’indépendance et le 26 juillet, jour de l’attaque de la Moncada (caserne de Santiago) qui déclencha la révolution cubaine. Le temps nous étant compté, le lendemain, nous avons entrepris la tournée des musées et centres culturels de la capitale. Dans ce domaine, La Havane n’a rien à envier aux grandes capitales : musée d’arts modernes et contemporains, musée d’histoire,musée de l’espace, musée du mobilier et des traditions cubaines, l’Académie des sciences, les théâtres et salles de spectacles, et j’en passe. Je me rappelle avoir vu au musée de la Révolution à La Havane, le yacht Granma de 18 mètres, en bon état de conservation. Cette embarcation qui servit de moyen de transport aux rebelles, partant du Mexique vers Cuba.Un autre point d’intérêt qui ne manqua pas de retenir mon attention était le centre culturel Wilfredo Lam, du fait que ce grand artiste cubain a enrichi mes premières expériences artistiques. Sur le même élan, en soirée, nous primes plaisir à répondre à l’invitation qui nous avait été faite par l’ambassade d’Haïti. Il s’agissait d’un spectacle offert en honneur du président René Préval, de passage à Cuba. Au programme figurait un groupe d’artistes cubains, connu sous le nom de « descendants », comme pour signifier que ses membres avaient des liens de consanguinité avec les Haïtiens. Spectacle riche en couleurs et en costumes folkloriques haïtiens. Des danseurs et danseuses de la troupe se déhanchaient sous les rythmes de musiques traditionnelles haïtiennes qu’ils avaient introduites avec satisfaction dans leur répertoire. Dans un accent espagnol, ils exprimaient toute la fierté de se sentir, encore, attachés à la terre de leurs aïeuls. À la fin du spectacle, Ginette et moi les approchâmes pour les féliciter, avec une émotion non contenue. Grand fut notre étonnement de constater que certains d’entre eux s’exprimaient à peine en créole. Leur mérite était encore plus grand, du fait de maintenir la tradition malgré qu’ils ne comprennent pas grand-chose de ce qu’ils chantaient. Seule leur importait la fibre patriotique qui s’en dégageait. À l’instar des autres pays latino-américains, Cuba, quoique communiste, avait conservé une grande tradition religieuse. Le christianisme y occupe toujours une place prépondérante. En témoignent deux visites pontificales effectuées sur l’île. Même si un syncrétisme magico-religieux s’y pratique sous les auspices de la « santería », tout comme le vodou chez nous. Ainsi, durant la semaine sainte, les activités ralentissent énormément, allant jusqu’à perturber la vie sociale. Profitant justement de ce ralentissement des activités, et ayant obtenu l’autorisation de mon médecin de m’absenter pour quelques jours, le lendemain matin, Mercredi saint, nous décidâmes de quitter la capitale pouraller à la découverte d’autres coins du pays. Sous recommandation des amis cubains, rencontrés la veille. Nous choisîmes, dans un premier temps, de faire route versViñales, petite ville située à 150 kms, à l’ouest de La Havane. Les références nous l’imposaient. La vallée de Viñales a été déclarée Patrimoine culturel de l'humanité par l'UNESCO en 1999 à cause de la beauté extraordinaire de son paysage.L’un des trésors de la région, nous avait-on dit, est le « Mur de la préhistoire ». Cette fresque, de 180 mètres de long par 120 mètres de haut, a été réalisée par plusieurs peintres qui se relayèrent pour arriver au bout de cette immense œuvre artistique qui représente la théorie de l'évolution. Nous y avons passé un bon moment, tout en apprenant beaucoup de cette période préhistorique que la région met en valeur. De retour dans la soirée, nous nous sommes reposés une bonne nuit avant de reprendre, le Vendredi saint, notre excursion. Cette fois, nous prenions la direction opposée pour nous rendre à Varadero. La plus importante station balnéaire de l’île, située à 140 kms à l’est de La Havane sur la côte nord,réputée dans le monde entier.C’est un immense complexe constitué de luxueux hôtels dont la fréquentation dépasse le million de touristes par an, venus principalement du Canada, de la Russie et de l’Europe. Cette presqu’île, jetée dans une mer d’émeraude et de sable blanc, était bondée de touristes qui faisaient le va-et-vient, créant une atmosphère de détente, même si l’animation musicale, en la circonstance, n’y était pas. Après une promenade à travers les rues et la visite de certains hôtels qui nous frappaient par leur architecture, nous passâmes la soirée tranquillement dans un restaurant espagnol, spécialisé en fruits de mer. Un grand plat de langoustes, accompagné d’une bouteille de Sauvignon, nous avait tout à fait rassasiés. Le samedi, aux environs de onze heures, nous nous préparions à rebrousser chemin malgré que le charme de l’environnement nous invitât à prolonger notre séjour. Ginette voulait bien y demeurer un peu plus longtemps.Je m’empressai de la dissuader, prétextant une invitation reçue de l’ambassadeur haïtien à diner dans un chic restaurant de « Havanavieja ». Ce dont j’avais, malheureusement, oublié de lui mentionner. Cependant, la vraie raison de ma décision était tout autre. Je voulais lui faire une surprise à deux jours de son retour à Port-au-Prince. J’avais réservé, trois jours auparavant, deux places au « Tropicana Night-Club », célèbre cabaret de réputation internationale, appelé « paradis sous les étoiles » depuis les années 50. Un lieu qui offre aux spectateurs venus du monde entier des shows fériques avec la participation de plus de 200 danseurs et danseuses évoluant dans un décor luxuriant, au son de la musique cubaine orchestrée par les meilleurs musiciens du pays. À notre arrivée à la porte d’entrée, elle fut tout étonnée de se retrouver dans un espace haut en couleurs où des hôtesses portant collants et blouses pailletées, coiffées de chapeaux emplumés, étaient venues nous accueillir. C’est alors qu’elle se rendit compte de mon manège. Dans un élan de spontanéité, qu’accompagnaient un large sourire et un tendre baiser, elle me pardonna d’avoir cogité une telle mise en scène. Le spectacle débuta à dix heures dans une débauche de sons et de lumières sous les applaudissements des centaines de spectateurs répartis sur un parterre garni de plantes, de fleurs et de tous types de sortilèges. Des couples de danseurs faisaient leur sortie de tous les coins d’un superbe décor plendidement aménagé, dans de virevoltantes chorégraphies réalisées dans des mouvements d’une incroyable grâce et beauté. Nous avions eu l’occasion, dans d’autres salles de spectacles à travers le monde, d’assister à ce genre d’happening, mais, jamais, nous n’avions été frappés d’une telle magnificence. Le show dura plus de deux heures, et, à la fin les spectateurs en redemandaient. Inoubliable féérie ! Epuisés de tant d’activités en un si court laps de temps, le dimanche de Pâques, nous a surpris dans notre lit. Le petit déjeuner nous avait été servi, exceptionnellement, dans notre chambre. Ce n’est que très tard dans l’après-midi que nous avons entrepris une promenade sur le Malecon, en guise d’adieu que Ginette voulait faire à La havane. Elle envisageait déjà de revenir dans un proche avenir. Cuba l’avait séduite. De mon côté, j’en avais encore pour quelques mois. Je comptais bien remplir ce temps de tout ce que pouvait encore m’offrir ce fabuleux pays. À suivre.

N.b : Cet article a été écrit en mai 2007 et actualisé à la date du 12 novembre 2016. La première partie a été publiée dans Le Nouvelliste du 16 décembre 2016, dans la rubrique « Idées et opinions ».

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