(En réponse à l’article de M. Stéphane Louis-Gustave)
L’article intitulé «Haïti a-t-elle choisi son nouveau président?» publié le 6 décembre dernier par Stéphane Louis-Gustave de nationalité martiniquaise qui se dit ami d’Haïti a repris littéralement le catéchisme récurrent des opposants du président Michel Martelly, par la même occasion, des anti-Jovenel Moïse. Ses arguties se rapportant aux élections du 24 octobre démontrent clairement que M. Louis-Gustave ne maîtrise en rien les contours des menées politiciennes des partis et leaders traditionnels d’Haïti. Une simple comparaison des chiffres rendus publics par le CEP dirigé par M. Opont laisse croire qu’un électorat constant a été construit par le dauphin de Martelly sur la base de son programme et son discours rassembleur et non équivoque. La commission d’enquête ou d’évaluation présidentielle conduite par M. Benoît faisant état de fraudes massives à la présidentielle n'a jamais démontré son assertion de fraudes massives qui n’était autre qu’une vue de l’esprit des sempi responsables politiques faits pour intervenir dans les émissions de radio appuyés par les droits-de-l'hommistes.
M. Stéphane Louis-Gustave, votre article ne reflète pas la réalité parce que les faits évoqués, tels que évoqués sont partisans et ne font pas le jeu de l’équilibre et de la probité. Contrairement à vous, des milliers et des millions d’Haïtiens sont fatigués, épuisés par le comportement et les actions de nos hommes et femmes politiques. Ils sont allés aux urnes le 20 novembre 2016 non seulement pour choisir mais élire au premier tour son nouveau président Jovenel Moïse. Que vous le vouliez ou non.
Aucun leader ou parti politique n’est le propriétaire du vote populaire. Une élection se gagne en fonction d’une offre politique. Jovenel Moïse a été celui qui a fait la meilleure campagne et propose un programme qui reprend les desiderata du peuple dans leurs singularités. Dire que l’écart entre Jovenel Moïse et ses poursuivants est irréaliste et non crédible relève d’une méconnaissance de la sociologie politique haïtienne et d’une analyse de premier degré des choses haïtiennes. Le pays, malgré vous, a plébiscité « Nèg Bannann nan » qui n’est autre qu’un slogan qui rencontre l’anthropologie de la quotidienneté des gens du pays en dehors. Ce n’est pas péjoratif et c'est très loin des compréhensions condescendantes. C’est le credo de l’Haïti authentique.
Par ailleurs, je suis stupéfait de lire des affirmations simplistes de M. Louis Gustave telles que l’impopularité record de Michel Martelly, des manifestations massives et répétées qui ont réclamé son départ, entre autres. Je rappelle à l’auteur de cet article les nombreuses manifestations de soutien au président Martelly qui ont eu lieu sur tout le territoire. Après son départ du Palais national à la fin de son quinquennat le 7 février 2016, des milliers de citoyens ont foulé le bitume à Port-au-Prince pour défendre leur vote du 24 octobre 2015 mais aussi pour réclamer le départ de Jocelerme Privert. Vous rappelez-vous-en ?
M. Stéphane Louis Gustave, vous n’avez plus besoin de douter. Il n’y avait pas 27 candidats à l’élection présidentielle. Selon des observateurs avisés, c’était Jovenel contre les autres. Fort de cela, le candidat du PHTK a bénéficié d’une légitimité populaire et d’une grande crédibilité. Et ce n’est pas un cadeau. Vous même avez reconnu qu’il a mené campagne. Pendant plus de 20 mois, il a parcouru toutes les 145 communes, presque toutes les sections communales. Il a rencontré le cœur du pays et a eu bonne réception. Qui d’autre a fait comme lui ?
Ce parcours du combattant n’a-t-il pas contribué à sa légitimité et le place dans le cœur du peuple, bref, le désigner comme le leader incontesté de la majorité silencieuse? Diriez-vous comme les pourfendeurs de la nation haïtienne que le peuple ne sait pas choisir ses dirigeants ?
M. Gustave-Louis, je suis au courant qu’il existe des indépendantistes en Martinique. J’ai la faiblesse de croire qu’ils ont besoin de vos augustes conseils si vous n’êtes pas des leurs. Je suis attentif à leurs multiples actions et leurs cris incessants de se libérer du tutorat français.
Le peuple haïtien dont vous questionnez les miracles politiques qui ont marqué toute l’histoire de l’humanité par ses vaillantes luttes, par son vote massif en faveur du futur président haïtien Jovenel Moïse veut divorcer d’avec les stratégies du chaos et prendre un nouveau départ vers son développement et se créer une nouvelle place dans le concert des nations modernes et démocratiques.
Oui, Haïti a choisi M. Jovenel Moïse comme son président
(En réponse à l’article de M.