Pour une « Cartographie de l’Industrie Haïtienne de la Musique »

PUBLIÉ 2016-07-26


Ayitimizik (Association Haïtienne des Professionnels de la Musique)a lancé ce mardi 26 juillet, au resto Le Villate, à Pétion-Ville, l’ambitieux projet de « la Cartographie de l’Industrie Haïtienne de la Musique », soutenu par L’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’Education et la Culture) avec l’appui de la Diversité des Expressions Culturelles. Les principaux représentants de Ayitimizik à ce point de presse étaient : Eddy Renaud, président de Ayiti Mizik ; Nathalie Brunet, de la Compagnie Ayiti Nexus ; Milena Sandler, vice-présidente de Ayitimizik ; Tatiana Villegas, responsable de Culture à l'UNESCO ; Pascale Jaunay, expert en musique de Ayitimizik ; Stéphanie Saint-Louis, du ministère de la Culture ; Max Chauvet, directeur du quotidien Le Nouvelliste. En effet, Haïti vient de remporter l’appel à propositions de l’UNESCO en matière de financement de projets culturels porteurs. Pour preuve : les pays ayant réalisé ce type d’étude socioéconomique ont vu augmenter de manière significative les investissements nationaux et internationaux dans les secteurs concernés. Les principaux intervenants à cette rencontre avec les médias ont abordé le problème sous différents angles. Selon Max E. Chauvet de Le Nouvelliste, « la musique est une activité de création et doit se structurer comme industrie pour faciliter des richesses ». Pour Milena Sandler, des efforts doivent être consentis pour fiabiliser l’industrie de la musique dans le pays. D’après Villegas, « c’est une question hautement patrimoniale ». Cette enquête de terrain concerne six départements : Nord, Sud, Sud -Est, Ouest, Artibonite, Plateau Central. Toutes les tendances musicales du pays seront cernées : rara, racine, rap, ragga, reggae, konpa, troubadour, rabòday… Un rapport résultera de l’enquête. Cela servira d’état de lieu. Des indications seront données au ministère de la Culture et à celui du Tourisme. Quelle musique joue-t-on dans les boîtes en ville et en campagne ? Les radios passent-elles un vrai échantillon de musique ? Tout cela est-il régulé par les droits d’auteur ? Les musiciens sont-ils payés avant ou après concert ? Tout dépendra des questionnaires qui seront mis en ligne et qui seront destinés aussi à la diaspora. Ce n’est qu’un premier pas, selon Pascale Jaunay. Le projet d’une durée d’un an recevra une aide de 85 000 dollars américains à sa phase initiale.

Dominique Batraville



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