La culture haïtienne dans le monde

Haïti internationale Lisez ponctuellement dans cette rubrique des informations sur les événements culturels qui concernent Haïti. Si vous êtes de passage dans ces villes du monde, faites honneur au pays.

Publié le 2016-07-20 | Le Nouvelliste

Culture -

Le 21 juillet à Junas (Languedoc Roussillon), concert « Jazz racine Haïti » avec le quintet de Jacques Schwarz-Bart (saxophone), Moonlight Benjamin (voix), Gregory Privat (piano), Stéphane Kerecki (contrebasse), Arnaud Dolmen (batterie), dans le cadre du festival « Jazz à Junas ». Depuis son enfance, le guadeloupéen Jacques Schwarz-Bart a été bercé par les airs de Ti Roro et Martha Jean-Claude souvent fredonnés par sa maman Simone. Tout en restant fidèle à son gwo ka, le jeune saxophoniste invite à un voyage aux sources de la musique racine haïtienne, aux mélodies des rituels vaudous. L’album Jazz Racine Haïti est sorti depuis 2013, mais Jacques a cette fois l’occasion d’en présenter la version en quintet y ajoute la transe et la danse. En deuxième partie : « Caribbean roots » d’Anthony Joseph. A 21h, carrière de Junas, billets 26 ou 21 €, jazzajunas.fr/node/231 Le 22 juillet à Junas, le 23 juillet à Souillac (Dordogne), concerts « Creole spirits » avec Omar Sosa (piano), Jacques Schwarz-Bart et Fender Rhodes (tenor saxophone), les chanteuses Martha Galarraga et Moonlight Benjamin, Gustavo Ovalles et Claude Saturne aux percussions, à l’occasion des festivals Jazz à Junas et Souillac en jazz. Omar Sosa et Jacques Schwarz-Bart ont depuis plus de dix ans, chacun de leur côté, porté haut et fort les couleurs du jazz afro caribéen à travers le monde. Le pianiste Omar Sosa est aujourd’hui le leader incontesté d’un jazz cubain inspiré par les traditions spirituelles de la Santeria, ce rituel africain hérité du temps de l’esclavage. Le saxophoniste Jacques Schwarz-Bart de son côté, est devenu l’ambassadeur du jazz vaudou depuis son dernier opus « Jazz Racine Haïti ». Leur projet « Creole spirits emmène entre Guadeloupe, Haïti et Cuba. Cérémonie vaudou et santeria à la fois, incroyable démonstration d'interaction et de richesse harmonique, « Creole Spirit » relie sur scène 6 musiciens, dont deux chanteuses-prêtresses. Le 22 à 21h, 30250 Junas, places 21 et 26€, jazzajunas.fr/programmation Le 23 à 21h15, 46200 Souillac, place Pierre Betz, places 15 ou 30€, souillacenjazz.fr/FR/_612_jacques_schwarz-bart_et_omar_sosa-_creole_spirits_-.html Le 22 juillet à Paris, vernissage de l’exposition « Haïti couleurs » organisée par PromArt Haïti et l’espace Arlequin avec le concours de l’Ambassade et du Consulat d’Haïti en France, qui présentera les œuvres d’une trentaine d’artistes. Un atelier d’art international se tiendra à Vitré (Ille et Vilaine) du 20 juillet au 10 août. Pour l'association PromArt Haïti, cet atelier d’art international a pour objectif de favoriser la rencontre entre artistes haïtiens et étrangers et permet aussi à chacun de valoriser son talent. Vernissage de 18h30 à 20h, Ambassade d’Haïti, 10 rue Théodule Ribot, 75017 Paris, exposition jusqu’au 5 août, ouverte au public sur rendez vous et aux horaires de bureau, tel : 01 47 63 47 78 ou ambhaitiparis@orange.fr. Le 23 juillet à Bobigny, ambiance musicale tropicale et barbecue avec les artistes suivants : Erik Negrit chanteur de zouk et le groupe Oxygen des Iles, le groupe traditionnel K du Sud, DJ Willy du GMK et DJ Groove. De 12h à l’aube, L’Oasis tropicale, 320 avenue Paul Vaillant Couturier, 93000 Bobigny, buffet 20€, info-line 07 81 10 10 56. Le 23 juillet à Aubervilliers, clôture de la session de TwoubAkoustik, un mélange de musique troubadour et acoustique à l’haïtienne organisé chaque mois par le CARHE Club des artistes haïtiens d’Europe. Ce soir là, scène ouverte aux artistes présents et barbecue à volonté. De 17h30 à 22h, 2 rue Edgar Quinet, 93300 Aubervilliers. Du 23 au 30 juillet à Sète, poésie, participation du poète Anthony Phelps à de nombreuses manifestations dans le cadre du festival Voix vives. En voici quelques exemples : le spectacle « Entre mer et ciel » poétique et musical sur un brise lames (samedi 23 juillet 18h), « De voix en voix » le 24 juillet à 15h, « Lecture en écho » le 24 à 18h, une lecture débat « la poésie parole de paix » le 25 juillet à 17h, une table ronde le 26 juillet à 12h… Né en 1928 en Haïti, Anthony Phelps a fondé le mouvement Haïti littéraire avec quelques autres. Exilé à Montréal, il est devenu l’un des écrivains haïtiens les plus connus en Amérique, deux fois lauréat du Prix de poésie Casa de las Americas de Cuba. Il vient de publier un recueil « Je veille, incorrigible féticheur » en mai 2016 aux Editions Bruno Doucey. sete.voixvivesmediterranee.com/Poetes/Edition_2016 EXPOSITIONS EN COURS Jusqu’au 30 juillet à Saint Cloud, exposition « Présences » de Mario Benjamin organisée par le Centre des monuments nationaux. A l’issue d’une résidence artistique au parc national de St Cloud, Mario Benjamin a réalisé un parcours visuel imaginé à partir des affiches de la dernière campagne présidentielle en Haïti. Cette exposition montre le regard du plasticien sur la société haïtienne actuelle tout en se confrontant à la réalité de ce lieu d’exposition chargé d’histoire. De 7h30 à 21h, domaine national de St Cloud, 92210 Saint-Cloud, domaine-saint-cloud.fr, entrée libre pour les piétons. NOUVEAUTES CD « Afro Haitian Experimental Orchestra AHEO » avec Tony Allen, Erol Josué et Sanba Zao (Glitterhouse) Le batteur Tony Allen était venu en Haïti rencontrer des musiciens haïtiens, chanteurs et batteurs de musique racine, présentés par Erol Josué, chanteur, danseur et prêtre vodou et directeur du Bureau national d’ethnologie. Certaines compositions ont muri de manière organique au fil de longues improvisations et ont donné naissance à une série de titres comme « Salilento », « Yanvalou »… En vente chez les disquaires. « Ma beauté affronte le diable » de Mimi Barthelemy, chants Coralie et Mimi Barthélémy, Alizée Elefante (Editions Oui-Dire) Le conte chanté, hérité de l’Afrique, encore vivant en Haïti et dans les Antilles, est un genre dans lequel conte et chant servent au même titre le récit. Dans ces contes, Mimi Barthélémy chante en créole et conte en français. Elle y met sa patte, sa langue d’artiste, son âme. Elle est accompagnée ici a cappella de sa fille et de sa petite-fille sur des arrangements vocaux d’Amos Coulanges (guitare) et de Manuel Mario Anoyvega Mora. On y retrouve les contes suivants : « Grenn monben, Ma beauté, Mimi o !, Doumeng, Anba Dlo, Leyon, La chrysalide et le papillon »… Sur la pochette, on peut y lire des extraits de l’ouvrage « Mimi Barthelemy, une vie d’engagements » (2013) qui retracent ses engagements dans la pratique du conte et dans la transmission du patrimoine oral haïtien, la défense de la langue française, dans une vie de femme artiste. Durée 52 minutes, à partir de 6 ans, en vente 17€, à écouter sur http://www.oui-dire-editions.fr/produit/723 POESIE « Petite fleur du ghetto » recueil de poésies de Jean d’Amérique écrit en français, actuellement en résidence à Agen. Pour ce recueil, édité en Haïti par Les ateliers Jeudi soir de Lyonel Trouillot, le poète slameur Jean d’Amérique a reçu une mention spéciale du prix René Philoctète de la poésie. Petite fleur du ghetto est un récit de la vie des sans voix. Avec humanité, Jean d’Amérique décèle des fleurs dans la cité de la discrimination raciale et de la précarité. « Je suis une fleur dont la beauté traîne sous les pieds comme un carnet où inscrire le désastre. » « Dans la fragile paume de mon, ghetto, vivre… c’est s’asseoir pour que demain soit gerbe de fleurs sur flaque d’eau sale… » lenouvelliste.com/lenouvelliste/article/155426/Ricardo-Hyppolite-et-Jean-DAmerique-entre-colere-et-lumiere Sources : ambassadehaitifrance.org

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