Le sénateur Jean Renel Sénatus s’en prend à un clip et deux feuilletons télévisés

Le sénateur Jean Renel Sénatus, connu pour son intransigeance sur des pratiques sociales, appelle à une levée de boucliers contre des programmes télévisés diffusant des scènes et pratiques homosexuelles.

Publié le 2016-07-11 | Le Nouvelliste

National -

Le sénateur de l’Ouest, Jean Renel Sénatus, s’est illustré ce lundi en pourfendeur de l’homosexualité en Haïti. Visiblement remonté, le sénateur dénonce des télévisions diffusant des programmes faisant l’apologie de l’attirance sexuelle entre personnes de même sexe. « Je veux lancer un signal aux familles haïtiennes qui sont en danger aujourd’hui. Les pères et mères de famille devraient observer une vigilance hors pair durant les vacances. Nous voulons attirer leur attention sur les feuilletons "Glee" et "Les ombres du mensonge". Ces programmes font la promotion des mauvaises mœurs, allant en sens contraire de la moralité », a tempêté le sénateur, citant l’homosexualité comme une négation des valeurs. ». Egalement dans la ligne de mire du sénateur Sénatus – connu pour sa lutte contre la prostitution infantile et le détournement des mineurs (Zokiki) –, le clip She’s a boy (elle est un garçon) du groupe 3JES. Citant les renseignements d’un ami, il indique que ces programmes seraient également en diffusion sur la TNH. Plus loin, le sénateur indique que ces actes vont dans le sens contraire des dispositions de l’article 52 du décret de novembre 1977 sur les télécommunications. « En tant que sénateur de la République, je vais écrire au ministre des TPTC, lui demandant de rappeler à l’ordre le CONATEL. Car ce décret lui confère la mission de veiller sur toutes les émissions, de tout ce qui circule à travers les médias, susceptible de porter atteinte à la moralité et de nuire à la jeunesse dans son développement », dénonçant la complicité d’une frange de la société haïtienne qui s’associe à une frange de la communauté internationale qui veut imposer l’homosexualité petit à petit. « Il y a certaines choses dont on a besoin de l’étranger, tout comme il y en a d'autres dont on n’a pas besoin. Et il faut des poubelles pour jeter celles-ci. Aujourd’hui, nous avons besoin d’une jeunesse professionnalisée, éclairée et préparée à prendre la relève de la nation. Nous n’avons pas encore besoin de ces choses en Haïti », a poursuivi le parlementaire. Sans barguigner, le directeur général de la TNH, Dischler Marcelin, a pris, de son côté, le contre-pied des déclarations du sénateur sur la programmation de la télé qu’il dirige. « En guise de précision, les programmes qu’il mentionne ne sont pas diffusés sur les ondes de la télévision d’Etat, a-t-il précisé. Les feuilletons ont été abolis sur la programmation de la TNH depuis l’administration de Marie Laurence Jocelyn Lassègue, comme ministre de la culture et de la Communication. On diffuse des documentaires à portée scientifique, culturelle, etc. et jamais de « scènes obscènes ». Dischler Marcelin d'ajouter : «Si ça ne venait pas d’une autorité, je ne me verrais pas dans l’obligation de répondre. J’ai de très bons rapports avec le sénateur Jean-Renel Sénatus, il aurait dû débarquer à la TNH ou m’appeler directement pour obtenir toutes les informations dont il a besoin. »

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