L’organisation humanitaire ADRA à la rescousse des rescapés du village Le Fraternel de Carrefour

L’Agence advendiste de développement et de secours (ADRA) a organisé une cérémonie, le mardi 26 avril, pour clore les activités relatives à ses différents travaux en faveur des victimes du séisme de janvier 2010 du village Le Fraternel de Carrefour. Une quarantaine de familles, notamment des jeunes, avec divers métiers, ont été diplômés. Près de deux cents clés de maisons ont été remises à des familles, à côté des autres professionnels qui ont reçu des matériels adéquats à leur champ d’activités particulières.

Publié le 2016-04-28 | Le Nouvelliste

National -

Tout de suite après le séisme, ADRA a participé à la création d'abris provisoires pour des habitants du village Le Fraternel, pour ensuite les transformer en abris permanents, construits avec des matériels plus durs, en blocs et autres. Loin des implications directes de l’État qui n’avait pas pu s’organiser pour déplacer ces rescapés, l’organisme a réalisé diverses activités visant leur encadrement et accompagnement. Fritz Bissereth, directeur général d’ADRA, estime que changer les conditions de vie de ces victimes du séisme était devenu une priorité pour l’agence. Tel est le sens du projet d'«amélioration des conditions de vie et réduction des risques de désastre en faveur des victimes du tremblement de terre au village Le Fraternel », selon le directeur. Grâce à ce projet, beaucoup de familles sont à même de répondre à certains besoins élémentaires. Il s’agit « d'activités génératrices de revenus », a indiqué fièrement M. Bissereth. Sans l’appui financier direct de l’État central, en plus d’une école communale, le village Le Fraternel est alimenté en eau potable. De concert avec la Direction de la protection civile, des formations sur les risques et les désastres ont été réalisées auprès des familles du village. « Les maisons sont dotées d’un plan d’urgence familiale, et la commune d’un plan d’urgence communautaire », a expliqué le responsable. « C’est un village modèle pour le pays », a martelé Evenouse François Beausile, représentante à Carrefour de la Protection civile, avant de faire appel aux autorités responsables afin de faire des interventions nécessaires auprès des occupants dudit village. Tout en applaudissant les efforts consentis par ADRA dans la formation des gens, Mme Beausile a invité les diplômés à utiliser leur savoir dans l’intérêt de leur communauté. Par ailleurs, l’ancien député de Carrefour, Élie Blaise, directeur de l’institut Dacomart, a participé à cette cérémonie. Il a contribué, lui aussi, à la formation des familles du village. En bon père de famille, M. Blaise avait voulu prodiguer aux jeunes des conseils pouvant assurer leur réussite dans la vie professionnelle. En plus du bureau national, ADRA a installé d’autres bureaux régionaux munis de projets élaborés en fonction des besoins de différents secteurs. Coopératives, écoles professionnelles, programme d’encadrement des jeunes et des professionnels, appui psychosociale sont entre autres activités qu’entretient l’agence à travers le pays, à en croire Fritz Bissereth. À Anse-à-Pitre, 125 familles haïtiennes, déportées de la République dominicaine, ont reçu l'assistance de ladite agence, a-t-il informé. Depuis le séisme, ADRA-Haïti apporte son plein soutien aux victimes du séisme de 2010, particulièrement aux habitants de ce village. Selon Fritz Bissereth, la création de cette agence par l’Église adventiste se tourne vers des réponses à des besoins humanitaires des communautés. Sans tenir compte des appartenances religieuses, tout le monde participe et bénéficie de l’offre de service de l’institution, selon le responsable.

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