Commission de vérification : deux lunettes au sommet de l'exécutif...

Publié le 2016-04-06 | Le Nouvelliste

National -

Pour le président Jocelerme Privert, la mise en place de la commission de vérification électorale est incontournable. Elle est, a souligné le chef de l’État, « l’expression unanime » de « l’ensemble » des acteurs politiques, économiques et de la société civile, rencontrés ces six dernières semaines dans le cadre de la formation du gouvernement et autour de l’accord du 5 février. La commission de vérification, nécessaire pour créer la confiance, favoriser la stabilité politique, est « capable d’encourager les acteurs à faire confiance au CEP et à participer aux prochaines élections », a détaillé le président Jocelerme Privert. Certains acteurs ont proposé à l’exécutif des projets ou des propositions de termes de référence. « Il ne nous reste qu’à consolider ces différents termes de référence pour arriver à un terme de référence qui répond aux appréhensions de l’ensemble des acteurs et arriver le plus rapidement possible à la création de cette commission de vérification », a expliqué Jocelerme Privert, en marge de la retraite organisée par le gouvernement au Karibe Convention Center, le mercredi 6 avril 2016. Le président n’est pas tout à fait sur la même longueur d’onde que le Premier ministre. Tout en nuance, le Premier ministre Énex Jean-Charles, attaché à l’accord du 5 février, dont le respect des échéances est quasi impossible, souligne les différences entre évaluation et vérification. Pour lui, il faut « construire des consensus » dans lesquels tout le monde se retrouve par rapport à ces deux positionnements. « Nous sommes ouvert à une certaine forme de vérification qui soit le plus proche possible de l’accord », a affirmé le Premier ministre Énex Jean-Charles, supporté par des parlementaires issus de partis politiques proches du régime de Michel Martelly qui ne veulent pas entendre parler de vérification. « D’ici la semaine prochaine, une décision sera prise », a annoncé le chef du gouvernement. Entre-temps, le président Privert met le cap sur le dialogue national. « À la présidence, nous avons deux agendas de dialogue. Dans l’immédiat, un dialogue avec des acteurs politiques et des secteurs de la société en vue de la nécessaire mise en place de la commission de vérification. Et, parallèlement, un dialogue national, en vue d’un pacte social durable de stabilité politique et de développement économique », a indiqué Daly Valet, conseiller spécial du président de la République. « Le dialogue est absolument indispensable. Je parle d’un dialogue politique limité, pour résoudre le problème de la poursuite du processus électoral. Il faut s'entendre sur ce qu’on entend par vérification, quel type de vérification , quelle méthode ou est-ce qu’on va trouver un compromis politique pour poursuivre le processus ? Ce dialogue est indispensable pour s’en sortir », a indiqué Rosny Desroches de l’ISC, de l’OCID et membre de la commission d’évaluation électorale indépendante créée par le président Michel Martelly en décembre 2015.

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