Le syndrome du cerveau lent (1 de 2)

Publié le 2016-03-21 | Le Nouvelliste

Idées & Opinions -

Par Alin Louis Hall Il y a de ces incongruités qu’on se doit de garder pour soi sinon les chuchoter tout bas au lieu de les clamer haut et fort sur tous les toits. En faisant une référence non voilée à ses relations privilégiées avec trois anciens chefs d’Etat, le président provisoire n’a peut-être pas mesuré combien saugrenue était son idée de se réclamer du cercle intime de cette trilogie. Confession ou lapsus ? La question est plus que pertinente. Etrange, tout de même, de donner l’impression d’être le tout dernier du carré magique de l’absurde. Le débat est ouvert pour ceux qui croyaient que le pire appartenait au passé. Doivent-ils se poser des questions ou se ressaisir ? Le changement de cap exigé par les progressistes aura-t-il lieu ? L’aveu des accointances indécentes du président provisoire signifie-t-il en substance que tout ce monde-là va se tenir la main pour éviter, encore une fois, la reddition des comptes une fois de trop? Est-ce la dernière manifestation du cerveau lent, le syndrome de l’antihéros qui affecte la classe politique? Le cerveau lent est une vraie arme de destruction massive. Sa conscience est dans un état de délabrement avancé. Il baigne dans l’inertie, est attiré par les mirages et bloque toute réflexion et passage à l’acte de façon coordonnée sur ce qui est prioritaire. Entre l’absurde et l’arbitraire, son cœur balance. Ne comprenant pas les fondamentaux nécessaires à la croissance et au développement, le cerveau lent croit avoir le dessus en utilisant l’arme de la distraction massive. Au besoin, il est aussi au service du statu quo pour rétablir l’équilibre par la terreur. Un bon chien de guerre ! Il est le garant de l’impasse politicienne permanente. Un vrai bipède incapable de voler haut comme le cerf-volant. Il a toujours deux fers au feu au nom du peuple en lutte. Pour s’assurer de gagner sur tous les fronts. Toujours ! Lorsque ce n’est pas le « roule m de bò », le cerveau lent est en mode « yon kout dlo cho, yon kout dlo frèt ». Chaque matin, le cerveau lent entonne son hymne : Pour le statu quo, bêchons joyeux Pour les coteries, mourir est beau Dans la déresponsabilisation, point de traitres Pour le pays, formons des cerveaux lents De l’incohérence soyons seuls maitres. Deux règles s’imposent pour comprendre Haïti. La première consiste à toujours s’attendre au pire. La deuxième est de bien appliquer la première. Les métiers dits sales comme éboueur ou égoutier semblent contribuer plus à la propreté que les professions de prestige communément appelées les hauts responsables politiques, où l’on trouve le plus d’ordures. En quoi sont-ils honorables ? En quoi excellent-ils ? On peut comprendre le comédien français Coluche lorsqu’il déclare qu’à « la Chambre des députés, la moitié sont bons à rien. Les autres sont prêts à tout. » Auguste Assemblée où on parle de tout, de rien et, le plus souvent, de rien du tout. De l’ordre républicain et du développement durable, il n’a jamais été question. Trente ans après le 7 février 1986, l’histoire continue à bégayer. Le brouillard obscur du duvaliérisme, responsable de la plus grande hécatombe intellectuelle du XXe siècle, recouvre à nouveau le Palais national de son manteau épais et danse un parfait tango avec le populisme. Conditions météorologiques favorables pour les « Dominicanophiles ». En face, la rive est belle. « Adelante ! ». Signe révélateur que la transition ne sera pas transformatrice. Déjà, en 1986, l’égalitarisme par le bas avait barré la route aux éclaireurs qui, depuis, se terrent comme des imbéciles heureux dans une parfaite hibernation cérébrale sous les tropiques. C’est la victoire de la léthargie sur l’inertie. Comme le phénix, le statu quo renaît toujours de ses cendres. Pour contrer le projet républicain. Cette fois-ci, avec l'explosion démographique, tous les dégâts sont amplifiés. Les dépositaires du statu quo doivent se résigner à perdre deux doigts. Sinon qui assumera les conséquences de cette désespérance ? UN ETERNEL JEU DE DUPES Pour illustrer l’incohérence de la pensée haïtienne, une éternelle candidate bien connue signe la fameuse pétition pour réintégrer Jacky Lumarque, le candidat de René Préval, à une course électorale à laquelle elle décide de ne pas participer et même de boycotter. Il importe de rappeler également que le principal responsable du déficit institutionnel des trente dernières années n’est autre que René Préval. Un raisonnement objectif qui échappe à son candidat, Doyen d’université et, de plus, mathématicien de formation. Archimède doit être en train de se retourner dans sa tombe. Adieu masse critique ! Pire, sans ambages ni retenue, cette même candidate rencontre le nouveau président provisoire élu par une Assemblée nationale issue des mêmes élections contestées. Preuve ultime que, dans le meilleur des scénarios, nous sommes foutus. Mais le cas qui doit vraiment nous interpeller est celui de l’ancien secrétaire exécutif du groupe 184. Il était en face du ministre de l'Intérieur en 2004. Il se retrouve maintenant au Palais national au poste de Secrétaire général aux côté de l’ancien ministre devenu président. Déplacement latéral ou promotion horizontale ? On peut se faire donc une idée de l’ambiance de retrouvailles au Palais national pour les « Nippois ». Une autre opportunité de réminiscences des parties de domino, comme au bon vieux temps. L’unicité de la classe moyenne, in extenso de la classe politique, est le moule qui fabrique ces « voyous à peine fréquentables ». Dire que nous persistons à les considérer comme des "personnalités crédibles". Dans ce pays mangeur d'hommes et de femmes, l'immoralité, l'incompétence, le vol et la corruption sont devenus les valeurs de la société. Les charognards, les rapaces et les rongeurs-pilleurs des modèles pour le cerveau lent. Dans cette confrontation avec nous-mêmes, qui trompe qui ? UN VIDE EXISTENTIEL Au royaume des cerveaux lents, entre héros et salauds, la cloison prend l’épaisseur d’un cheveu. L’écrivain anglais Georges Orwell eut à dire : « Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traites n’est pas victime, il est complice ». Aussi complice que les nihilistes qui ont toujours maintenu le pays dans un état permanent de déréliction. Chaque crise crée de nouvelles structures politiques qui vont imploser à l’avènement d’un nouveau gouvernement. Dans cette Tour de Babel, l’unicité de la classe politique entrave la revanche de la rectitude sur la concussion et de l’intelligence sur la malice. Dans l’intervalle, chacun protège son vaurien dans l’autre camp. Chaque impasse politique se termine autour d’un consensus. Les cerveaux lents rentrent en session pour des compromissions habillées en concessions pour la consommation locale et internationale. A chaque accord, la cure devient pire que le mal. (1) Maurice Sixto a illustré de fort belle manière la réaction du cerveau lent lorsque son paradigme est menacé. Qui ne se souvient pas dans « Dépestre » de cette avalanche de pierres qui a failli coûter la vie à ce musicien qui ne voulait que rendre un hommage posthume au général Occide Jeanty, ancien chef d’orchestre du Palais national! L’œuvre de l’illustre Sixto a mis le cerveau lent à nu en face de son miroir menteur afin de lui permettre de mieux appréhender son vide existentiel, sa vision du monde, de lui-même et de l’autre. Trahis par l’illusion du prisme déformant des cinq siècles d’esclavage qui lui a ôté une partie de son humanité, il a tissé un rapport original, assez ambigu, avec la vérité, le temps, la flore, la faune, l’environnement, avec ses semblables, etc. « Très peu de gens connaissent le nom de Jeannot Billet, un des principaux meneurs présents à la cérémonie du Bois-Caïman au même titre que Boukman, Jean-François et Biassou. Voir les détails de son exécution le 1er novembre 1791 sur ordre de Jean-François pour excessive cruauté. Le 26 février de la même année, pour d’autres motifs, les autorités françaises exécutaient Vincent Ogé et Jean-Baptiste Chavannes ainsi que vingt-trois de leurs compagnons qui avaient échoué dans une tentative de soulèvement de gens de couleur libres dans le Nord. Nombreuses sont les raisons ayant suscité tant de violences. D’abord, celle des maitres contre les esclaves, ensuite des esclaves contre eux-mêmes, enfin des esclaves contre les maîtres. Impératif économique pour les uns ou sécuritaire pour les autres, la violence était le bras armé de l’esclavage et la principale cause de la mortalité. Le système de l’esclavage avait offert aux colons toutes les occasions de satisfaire leurs penchants naturels à la violence. Rien d’étonnant qu’au bout de dix ans de service, on ne pouvait plus rien tirer d’un esclave. L’oppression entrainait bien fort souvent une rage intérieure. La réaction contre l’oppresseur variait. Soit la résignation devant la toute-puissance du colon, soit le développement de propres moyens de résistance et de vengeance, soit la collaboration pour alléger son sort. Dans ce dernier cas, ce fut une triste réalité de constater que, pour échapper aux supplices les plus sévères, certains esclaves n’hésitèrent pas à collaborer avec les colons. La violence faisait partie de leur quotidien. » (2) Alors que la majorité des récits de Sixto sont en créole avec des anecdotes familières au cerveau lent, la pédagogie du rire s’est heurtée à un mur. Devant un tel paradoxe, il convient peut-être de reconnaître la nécessité de remettre en question la qualité du matériel humain haïtien. Le cerveau lent cherche ailleurs alors que cela se passe au niveau de sa structure mentale. Avec sa mentalité d’un enfant de sept ans, comment distinguer le faux du vrai ? Pour preuve, il est reconnaissant envers l'EDH pour le rétablissement du courant électrique avant le match. « We e e e e ! Yo bay li !» Le peuple est en liesse et les chroniqueurs sportifs remercient publiquement les autorités au nom des cerveaux lents qui, pourtant, dansent après le match au rythme de « Banm fè nwa mwen ! Ban’m blakawout mwen ! » Entre deux « annacasseries » de Jean-Hector et trois « richémiades » d’Andris, le cerveau lent est de tous les déhanchements impudiques (« gouyads »). Il est le dépositaire de la trivialité. Lisons Sténio Vincent dans ce que le cerveau lent devrait considérer plutôt soit comme une confession, soit comme une invitation a l’introspection : « Nous mangeons, monsieur, et nous buvons. Nous ne comprenons pas autrement le Progrès. Il n’y a de patriotique que la "bobote" et de national que le tafia...» (3) Rien d’étonnant que le cerveau lent ait une vision aussi réductrice et tienne un discours aussi fasciste : « Pèp ayisyen pa egzijan. Depi ou ba li ti kouran l', ti match foutbòl li, li p'ap anmède w». On peut donc mieux comprendre pourquoi tout projet politique du cerveau lent consiste d’abord à « faire marcher SS ». UN VIDE DEONTOLOGIQUE Le credo du cerveau lent est « biens mal acquis, bien investis, profitent ». Si les gens intègres avaient le courage d'assumer publiquement leur conviction, les serviteurs de l’idéal nihiliste (SIN) trouveraient moins de volontaires de la servitude nihiliste (VSN) au service du statu quo pour contrer l’ordre républicain. Le flou éthique est l’essence même de la société haïtienne. La grande histoire a placé sous l’éteignoir Jean-Marie Bernard Loret. Il fit défection à la bataille de la Crête-à-Pierrot en mars 1802 mais vint au secours de la victoire lors de l’entrée triomphale de l’Armée indigène dans la ville du Cap après le 18 novembre 1803. Le même Loret non seulement se retrouve sur le podium aux Gonaïves le 1er janvier 1804, mais encore il est un des signataires de l’Acte de l’indépendance. Chacun a son vaurien. Depuis toujours. Il ne faut jamais parler de corde dans la maison du pendu. Avec le cerveau lent, il faut être toujours sur ses gardes. La vérité ne l’affranchit pas mais l’offense plutôt. Le mensonge le conforte. En reconduisant le mauvais contrat social de la société coloniale, il a pérennisé la société sans sanction. Pour dire les choses autrement, il a plombé la société sans peur ni danger. Le statu quo est sa fibre existentielle. Sous une apparence affable, le cerveau lent incarne la réaction. Il est le visage le moins familier au discours le plus révolutionnaire. Lorsqu’il se décide finalement à embrasser la modernité, c’est pour sa gratification personnelle immédiate. Il ne conçoit pas le progrès pour la collectivité. Pour le cerveau lent, le salut est individuel. Tant vaut la famille, tant vaut la société. Quoique la polyandrie ne soit pas très répandue, les modèles monogame et polygame réaffirment la famille comme cellule de base de la société. Il importe de signaler que la population haïtienne est passée en deux siècles de cinq cent milles à onze millions en Haïti et près de quatre millions en diaspora. D’abord, il convient de reconnaitre la forte probabilité que tous les cerveaux lents partagent au moins une filiation parentale. On pourra revenir plus tard sur les effets pervers y relatifs tels que gène récessif et dégénérescence génétique pour affirmer que, sans ambages, cette explosion démographique a eu lieu au prix de rapports, concubinages et mariages interfamiliaux au détriment de l’établissement d’un modèle familial haïtien. C’est au travers de ce moule qu’on doit chercher à comprendre la « stratogamie », le modèle familial dominant. En effet, en créant la famille à plusieurs paliers, les cerveaux lents ont fait le choix du suicide collectif. Ils doivent comprendre que le vécu détermine le psycho-social. La monoparentalité n’est pas un contrat économique pour la mise en commun des ressources mais plutôt, dans la majorité des cas, un choix pour la pauvreté. Elle pérennise les tares de la société coloniale et maintient les clivages économiques. Avec les légions de « pitit deyò » et « sou kote », les cerveaux lents ont donc présenté l’unicité de la classe moyenne sur les fonts baptismaux. C’est l’une des pistes à explorer pour comprendre comment ils ont pu pérenniser la société coloniale sans sanction en mettant la démographie au service de l’impunité et en établissant la généalogie comme sa matrice conceptuelle. L’encanaillement qui s’est imposé en 1957 est ainsi donc rentré dans l’ultime phase de l’accélération de la « trivialisation » permanente. Impuissante, la société haïtienne se barricade derrière tous les dénis de réalité. Pour le bonheur des thuriféraires de l’absurde qui utilisent désormais la politique du genre comme leur cheval de Troie. On se rappelle les fameuses « fillettes Lalo ». On les a vues à l’œuvre récemment dans le dernier CEP. A rendre blêmes voire ternes les filles qui font le trottoir. A propos de la politique du genre, rappelons tout de même au cerveau lent que les Tainos, longtemps avant l’arrivée de Colomb, avaient déjà pris une longueur d’avance avec la reine Anacaoana. Même la diplomatie millénaire, le plus vieux métier du monde après la prostitution, n’est pas épargnée. « Haiti is open for business » à grands coups de masturbation médiatique. Le cerveau lent pense avoir les moyens de son arrogance quand bien même il n’est pas en mesure de faire la différence entre affairiste et homme d’affaires. En lieu et place des valeurs positives du marronnage tel que la solidarité, le partage et le sens du caractère, le cerveau lent a modifié cette forme de résistance pour pérenniser le statu quo. Comme mode d’organisation de la société, il reconduit le contrat social louverturien d’un pouvoir créole anti-bossale. Comme modèle politique, il continue avec le même militaro-administratif colonial. Comme modèle économique, il prolonge le caporalisme agraire. Dans un contexte aussi draconien, on peut faire l’effort de comprendre pourquoi la société haïtienne s’est barricadée derrière le code du silence. En effet, avec cette pléthore d’expressions proverbiales, le cerveau lent s’endort dans la torpeur pour se réveiller dans la peur. Il craint son conjoint, surveille son voisin et se protège contre son ombre. Avec raison, le plus souvent. Fort de ce Code de la Résignation, il affronte la misère avec les mêmes litanies: Ayiti se tè glise - Malere pa brital - Pa konnen pa al la jistis - Sa je pa wè, kè pa tounen - Zafè kabrit pa zafè mouton - Malere se dan devan - Si danmijann poko plen, boutèy pa ka jwenn - Kabrit pa mare nan pikèt bèf - Kapon antere manman l - De mèg pa fri - Chen ki konnen-w, se li ki souke ke-l pou ou - Chemen lajan pa gen pikan - Tout bèt jennen mòde - Moun ki di men koulèv la, se li ki touye-l - Se sou chen mèg, yo wè pis - Konstitisyon se papye, bayonèt se fè - Bèf pou wa, savann pou wa, ya demele yo - Wòch nan dlo pa konn doulè wòch nan solèy - Depi nan ginen nèg rayi nèg - Ou monte makak voye wòch, premye moun li kase tèt se ou - Tout bèt nan lanmè manje moun, men se reken ki pote pi move non - Kote y'ap plimen kodèn, poul pa ri - Dlo ou pa pè se li ki pote ou ale - Chat konnen, rat konnen, barik mayi a rete la - Se soulye ki konnen si chosèt gen twou - Se lè koulèv la mouri ou wè longé-l - Bouch manje tout manje, li pa pale tout pawòl.- Je wè, bouch pe- Kase fèy kouvri sa - Moun ki manje pou kont yo pa janm grangou - Bondye pouse mouch pou bèf san ke - Bèf ki gen ke long, pa janbe dife - Pa fouye zo nan Kalalou - Rete trankil, se remèd kò - Pati bonè pa di konn chimen pou sa - Koulèv ki anvi grosi se nan twou li rete - Zòrèy pa fèt pou pi long pase tèt - Degaje pa peche - Chodyè monte sou non ti moun, li desan n sou non gran moun - bèt ki pa gen ke, se bonDye k' pouse mouch pou li - chak nèg andeyò gen'w mon konpè lavil - lè'w jwenn yon zo nan mitan chimen, pa janm bliye sa, genw lè l te gen vyann sou li. Néanmoins, pour mieux comprendre l’aliénation née de l’école coloniale, il importe de rappeler qu’aucun patronyme africain n’a survécu, à l’exception des Gbaguidi, des Kwaku francisé en Coicou et des Dossou . On pourrait même signaler que la signature du Concordat a occasionné la prolifération de prénoms latins pour réaffirmer ce projet d’aliénation. En ce sens, le choix de prénoms d’officiers nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale n’a pas été une coïncidence. Avec une structure mentale aussi déficiente, on peut comprendre pourquoi le cerveau lent n’arrive pas à faire la différence entre la prépondérance du fondamental et l’insignifiance du détail. Dans cette bacchanale de la bêtise, même la phonétique marque des points avec des prénoms aussi farfelus tels que « Immondice ». C’est la confirmation de la « bichalisation », stade suprême du mimétisme grossier. Preuve ultime que la banalisation triomphe dans toute sa splendeur sous le règne du tout numérique. Quant aux correspondances officielles, au plus haut sommet de l’Etat, circulant d’abord sur les réseaux sociaux, c’est irréversiblement devenu la norme. Alin Louis Hall (à suivre)

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