Lundi 26 septembre 2016









NATIONAL
OMRH

Uder Antoine dresse un bilan satisfaisant

Le coordonnateur de l’Office de management et des ressources humaines (OMRH), Uder Antoine, a dressé jeudi, à la Primature, un bilan satisfaisant des différentes actions de l’OMRH pendant ces deux dernières années. Beaucoup de choses restent à faire pour réformer et rénover l’administration publique.


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« Nous sommes très satisfaits des résultats obtenus jusque-là, a déclaré le coordonnateur de l’OMRH, Uder Antoine. Nous avons beaucoup de choses à faire, mais la réforme avance très bien et le président Michel Martelly et le Premier ministre Laurent Lamothe nous accompagnent sur tous les points pour rendre possible cette réforme au sein de l’administrative publique.» Avec plus de 80 000 employés dont plus de 75 000 fonctionnaires, l’administration publique est le plus grand employeur du pays. La qualité des services offerts à la population n’est pas, jusqu’ici, à la hauteur des attentes de la population haïtienne, a reconnu le coordonnateur de l’OMRH. Des institutions étatiques marchent à reculons, les promotions et les recrutements se sont réalisés sur la base de la partisannerie. Des situations qui ont affaibli énormément l’administration publique ces deux dernières décennies. Arrivé à la tête de l’OMRH en juillet 2012, Uder Antoine a entrepris un ensemble de mesures en vue de rendre l’administration publique plus efficace, conformément à sa mission. La formation des cadres de certains ministères, des séminaires et d’autres ateliers de travail constituent, entre autres, les points sur lesquels a insisté le coordonnateur de l’OMRH dans le cadre du Plan stratégique de développement d’Haïti (PSDH) qui devra arriver à terme en 2017. Dans le cadre d’un programme de recensement des agents de la fonction publique lancé en mars dernier, Uder Antoine a fait un bilan provisoire sur les différentes activités déjà réalisées. « Nous avons déjà collecté plus de 84 % de données du recensement. Nous allons continuer ce travail en vue d’avoir de meilleures informations sur les différents employés de l’administration publique à travers tout le pays», a-t-il souligné. Le coordonnateur de l’OMRH a en outre précisé que ce programme de recensement, contrairement aux fausses rumeurs, ne vise pas à licencier des cadres de l‘administration publique. « Ce recensement vise plutôt à avoir une meilleure idée sur les compétences et l’effectif des employés de l’administration publique afin de savoir comment recruter et qui recruter, a-t-il indiqué. Nous sommes sur une bonne pente et nous pensons remettre le rapport de ce programme, qui sera disponible à tout le monde, au plus tard au mois d’octobre prochain.» Pour le coordonnateur de l’OMRH, des efforts énormes ont été enregistrés ces dernières années pour recruter des personnes au sein de l’administration publique sur une base de concours. Selon lui, il y a une certaine transparence à ce niveau, contrairement aux années antérieures. En termes de perspective, Uder Antoine a annoncé que l’OMRH va lancer en septembre un Centre de renseignement administratif(CRA). La population aura, par le biais de l’Internet, des informations exactes sur le prix des différents services publics et cela devra contribuer à l’amélioration de la transparence au sein des institutions étatiques. Le renforcement du service d’accueil dans les différents ministères est un élément sur lequel l’OMRH va mettre l’accent dans les prochains mois, a dit le coordonnateur de cet office. « Nous avons intérêt à travailler sur la qualité et la rapidité des services des ministères afin d’éviter des cas de fraude et de corruption, a-t-il dit. Un manuel standardisé de gestion des ressources humaines sera mis à la disposition de tous les ministères afin d’harmoniser la qualité des services fournis.» Un système d’évaluation de performances est à l’étude, selon Uder Antoine. « Ce système permettra d’évaluer la compétence de nos cadres afin d’avoir une meilleure idée quand il sera question de promotion au sein des entreprises. Nous allons également publier deux textes règlementaires sur la politique nationale de formation et de perfectionnement en vue de lier les formations qui se donnent au sein des ministères aux priorités de l’État», a-t-il conclu.











AUTEUR
Jocelyn Belfort

jbelfort@lenouvelliste.com

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