Mardi 27 septembre 2016









NATIONAL
Amendent de la loi électorale/Sénat

Le CEP demande à Martelly une loi électorale pour organiser les élections


Le Conseil électoral provisoire que dirige Max Mathurin est le résultat de l’Accord d’El Rancho. De ce fait, son mandat consiste à organiser les élections pour les deux tiers du Sénat, la Chambre des députés et les collectivités territoriales comme cela avait été accepté et signé par toutes les parties qui ont pris part au dialogue. Etant donné que la loi électorale de 2013 ne mentionne uniquement que des élections pour un tiers du Sénat et les collectivités, le CEP ne peut avancer sans l’amendement de cette loi bloquée au grand Corps depuis des mois. Conscient de cette situation, le CEP a écrit en début de semaine au président de la République pour lui rappeler la mission de l’institution électorale qui est l’organisation des élections pour les deux tiers du Sénat, la Chambre des députés et les collectivités territoriales. « L’aboutissement de cette mission, a souligné le CEP au chef de l’Etat, exige que l’outil légal nécessaire, à savoir la loi électorale amendée soit disponible environ cinq à six mois avant la date des élections. Le CEP constate l’absence de cet instrument légal à moins de trois mois de la date prévue pour la tenue du scrutin. » Une façon classique et diplomatique pour le CEP de dire au chef de l’Etat qu’il a mis la charrue avant les bœufs, en convoquant le peuple dans ses comices pour le 26 octobre, alors qu’il n'y avait pas encore de loi électorale régissant l'organisation de ces élections. Selon ce qu’ont fait savoir les conseillers électoraux à Michel Martelly dans la correspondance, il est impossible de réaliser les élections le 26 octobre prochain. «… En vue de mieux définir le cours de son action pour l’organisation d’élections crédibles dans les meilleurs délais, si possible avant la fin de l’année 2014, le Conseil électoral provisoire vous demande, Monsieur le président, de bien vouloir statuer sur la question avec les parties et acteurs concernés, ce pour permettre au CEP de disposer d’un cadre légal actualisé », lit-on dans cette correspondance dont le Nouvelliste a eu copie. Cette correspondance du CEP au chef de l’Etat fait suite à une rencontre au palais national vendredi dernier entre Michel Martelly et les conseillers électoraux, au cours de laquelle les questions de budget, de l’amendement de la loi électorale, de l’application de l’Accord d’El Rancho, entre autres. Environ quatre jours après cette correspondance adressée au chef de l’exécutif le lundi 11 août, le président Martelly n’a, jusqu’à ce moment, pas encore réagi. Rien n’a filtré non plus de la rencontre tenue lundi soir au palais national avec la participation des présidents des deux branches du Parlement, de l’ambassadeur des Etats-Unis, d’un représentant de l’OEA, du chef de la MINUSTAH, du chef de l’Etat, du Premier ministre et de quatre membres du CEP sur le dossier des élections.











AUTEUR
Robenson Geffrard

rgeffrard@lenouvelliste.com

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