Elections

Martelly tacle le groupe des six et met en garde contre l'élection d'un communiste

Publié le 2014-07-21 | Le Nouvelliste

National -

Le chef de l’État maintient le 26 octobre pour la tenue des élections. Il se vante d’avoir tout fait pour renouveler les deux tiers du Sénat, la Chambre des députés et les collectivités territoriales. Lors de la 9e édition de « Gouvèneman an lakay ou » à Miami samedi, Michel Martelly a rejeté la responsabilité du retard enregistré dans l’organisation des élections sur le groupe des six sénateurs de l’opposition. « Au niveau du Sénat, il y a six opposants qui n’entendent rien et qui ne veulent ni des élections ni rien du tout. Avec nous, on dirait qu’il n’y a pas de places pour eux. Ils ne sont pas contents », a lâché le président Martelly devant un millier de personnes réunies à l’auditorium de North Miami Senior High School. « Menm lè nou wè m pa pale m ap kale yo ak tèt. Poze, n ap travay », a-t-il lancé. Michel Martelly a reconnu qu’il avait été élu président de la République pratiquement seul, sans un député ni un sénateur dans son parti. Il s’est félicité d’avoir pu rallier à sa cause 57 députés formant le PSP qui supportent et défendent le pouvoir. « Il y aura des élections, a-t-il rappelé, il est important d’identifier ceux qui veulent le changement, l’éducation, ceux qui mettent l’intérêt commun en priorité afin de les voter. » L’année prochaine, il y aura l'élection présidentielle, annonce le locataire du palais national, demandant à la diaspora d’éviter ceux qui veulent faire une autre route que celle qu’il a tracée. Il a lancé une sorte de mise en garde pour ne pas voter « un communiste » qui, selon lui, pourrait chambarder tout ce qu’il a déjà fait. A ce moment, des voix retentissent dans la salle citant le nom de Laurent Lamothe comme celui qui suivra les pas de Martelly. « Lamothe a travaillé ici avec vous, a dit Martelly. Il est venu faire ce qu’il fait au gouvernement. Aujourd’hui, il est le Premier ministre et il travaille pour faire atterrir la vision du président Martelly. Attendez l’année prochaine ! Poze ! Je mettrai la main sur la tête de la personne et je lui dirai va… Poze ! » C’est de cette façon que le chef de l’Etat a annoncé qu’il choisira son candidat à la présidence, « son successeur ». « Vous savez qu’il y a des gens qu’ils ne veulent pas que vous votiez, il y en a d’autres, d’ailleurs, qui ne veulent même pas que je vienne vous parler ici », a dit le chef de l’État aux membres de la diaspora. Par ailleurs en Haïti, alors que le CEP a été complété et les membres installés, le sénateur Moïse Jean-Charles a déclaré dans la presse que le groupe des six ne votera pas l’amendement de la loi électorale. Les sénateurs de l’opposition indiquent qu’ils ne reconnaissent pas l’autorité de l’institution électorale et continuent d’exiger la formation d’un Conseil électoral selon les prescrits de l’article 289 de la Constitution.

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