IN MEMORIAM/Ulrick Rosarion

Un vieux poète s’en va...

Publié le 2014-07-16 | Le Nouvelliste

Société -

Au début de juillet 2014, s’en est allé le vieux poète Ulrick Rosarion qui était devenu une sorte de patriarche à la rue de l’Enterrement. Il habitait depuis des lustres en face de l’hôpital Saint-François de Sales. Ancien membre de la basoche, juge, commissaire du gouvernement, on retiendra qu’il fut un homme droit et bien formé, un homme de bien, une personnalité qui avait su conserver sa réputation et son prestige. Enfin, un intellectuel conséquent qui n’avait jamais fait de bruit mais qui avait le sens de la grandeur et de la profondeur. Parallèlement à sa longue carrière au temple de Thémis, maître Ulrick Rosarion a publié cinq (5) recueils de poèmes en vers classiques— car il était un classique égaré dans notre temps— et une belle pièce de théâtre ayant pour titre « Les dernières heures de Boirond Tonnerre », une pièce en trois actes qui n’a probablement pas encore été portée sur la scène. Au temps où de brillants intellectuels animaient « COURRIER SENTIMENTAL » sur Radio Caraïbes au milieu des années 60, les textes d’Ulrick Rosarion étaient souvent choisis comme matière idéale pour agrémenter les vendredis soirs sur cette antenne populaire et prestigieuse. L’homme au sourire discret est parti, mais ses œuvres littéraires restent pour témoigner de ses talents et de ses lumières… L’écrivain Pirandello a écrit « l’art venge la vie’’. Nous sommes certains que l’œuvre de maître Ulrick Rosarion lui fera justice sur l’échelle des valeurs nationales. Toute sa vie, il faisait la promotion des valeurs cardinales. Toutes nos sympathies à son épouse Mercédes, ses enfants, ses proches, ses amis et ses confrères. Jean-Claude D. Chéry

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