Dimanche 25 septembre 2016









SOCIETE

In memoriam Rodolpho Mattarollo


« Un être de lumière d’outre-mer a illuminé le chemin vers l’État de droit démocratique en Haiti.» C’est par cette phrase sincère et reconnaissante venant du tréfonds de mon être que je veux rendre hommage et surtout saluer la mémoire, le départ d’un être de lumière venant d’outre-mer qui a apporté et offert son appui inconditionnel aux combats du peuple haïtien vieux de deux siècles de drame socio-historique. Cet être de lumière d’outre-mer a su, avec amour, mettre son savoir et ses expériences à contribution dans la construction et l’établissement d’une société, d’un État de droit démocratique en Haiti, où les libertés fondamentales et les droits fondamentaux de la personne seraient les matériaux inaltérables. Malgré l’usure du temps, la férocité vorace du pouvoir politique et la voracité avide des tenants du pouvoir économique. Ce n’était ni un mercenaire des temps modernes ni un opportuniste ni un jouisseur des missions internationales, mais un missionnaire, un bon Samaritain, un messager de paix, un citoyen du monde, surtout un prolétaire et un internationaliste de défense et du respect des droits humains. Rodolfo MATTAROLLO est cet être de lumière d’outre-mer que les forces cosmiques de lumière avaient délégué en 1996, à travers la Mission civile internationale en Haïti (MICIVIH-OEA/ONU), pour nous accompagner dans l’édification de cette nouvelle société, de cet État de droit démocratique, cette terre de liberté et d’hospitalité longtemps meurtrie et avilie par ses fils et filles mu(e)s par des intérêts mesquins au détriment de ceux de la nation. Rodolfo MATTAROLLO est cet être de lumière d’outre-mer que j’ai eu le privilège -alors jeune consultant de la mission en droits humains, en éducation civique et en résolution pacifique des conflits, faisant mes premières armes dans l’élaboration de modules et de la conduite de formation- de côtoyer, pour tout apprendre sur l’essence et la place de la justice dans une démocratie. Je l’ai toujours dit dans mes interventions et je le redis aujourd’hui, la contribution de ce GRAND MAITRE à travers la MICIVIH dans la réforme du système judiciaire haïtien dans toutes ses dimensions (codes, procédures, système carcéral, fonctionnement des tribunaux, capacitation des juges, la création de l’école de la Magistrature/EMA et.), est une œuvre colossale et inestimable qui aurait pu doter Haïti d’un des systèmes judiciaires le plus fiable et indépendant au monde. Rodolfo tu es parti ce mercredi 18 juin 2014 à Buenos Aires, dans ta douce Argentine qui a connu, comme nous, la cruauté des dictatures et que tu as combattues, mais en laissant encore derrière toi un monde bouleversé et des États prédateurs. Rodolfo ne sois pas déçu de tes combats et des efforts menés et déployés chez toi, en Amérique latine, en Haïti et partout dans le monde pour le triomphe de la liberté. Car tu as rempli ta part de mission dans l’histoire tumultueuse de l’humanité. Rodolfo à travers ma gratitude envers toi pour ta contribution dans l’être du citoyen que je suis, le peuple haïtien t'est reconnaissant ! Me Joseph André Gracien JEAN Politologue Ex-Consultant de la MICIVIH, MICAH, MINUSTAH Droits humains, éducation civique, résolution pacifique des conflits, Affaires électorales











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