Affaire Jean Dominique, les dates, les gens et les faits connus

Le Nouvelliste reprend la chronologie de l'affaire Jean Dominique / Jean-Claude Louissaint à partir des travaux réalisés par l'équipe de Radio Haïti Inter qui suit le dossier depuis l'assassinat du 3 avril 2000.

Publié le 2014-01-20 | Le Nouvelliste

National -

3 avril 2000 : Assassinat de Jean Dominique, Directeur Général de Radio Haïti et du gardien Jean Claude Louissaint, abattus dans la cour de la station. Il est 6h05 du matin, au moment où commence le journal créole du matin. Quatre balles tirées à bout portant transpercent le cou et la poitrine du journaliste. Jean Claude Louissaint, le gardien de la station est abattu près de l’entrée de Radio Haïti d’une balle à l’abdomen. 3 avril 2000 : Autopsie de Jean Dominique par le médecin légiste Rodrigue Darang à l’Hôpital Général. 3 avril 2000 : Le Président René Préval annonce trois jours de deuil. Le Palais National est drapé de noir et le drapeau mis en berne. Messages de solidarité, de condoléances et de protestations : du Secrétaire Général de l’ONU, Kofi Annan, et de nombreux chefs de gouvernements. La mission d’observation électorale de l’OEA exprime sa profonde indignation après le meurtre de Jean Dominique. La Mission déclare que”ce meurtre survenu en pleine campagne électorale est une atteinte à la liberté de la presse ainsi qu’à la démocratie”. 7 avril 2000 : Commission rogatoire du juge d’instruction Edie Darang à la police judiciaire pour enquêter sur le crime. 8 avril 2000 : Funérailles nationales au Stade Sylvio Cator à Port-au-Prince, pour Jean Dominique et Jean Claude Louissaint. Plus de 15.000 personnes dont 10.000 paysans rendent un dernier hommage au journaliste, en présence du Président René Préval, de l’ancien président Jean Bertrand Aristide, de tous les ministres du gouvernement et d’une partie du corps diplomatique. Le journaliste est décoré à titre posthume de l’Ordre National Honneur et Mérite Grand Croix, Plaque Or, au grade de Chevalier, la plus haute distinction haïtienne. Pendant la cérémonie, une poignée d’individus criant “Aristide ou la mort” tente en vain de perturber les funérailles. Certains jettent des photos de Dany Toussaint sur les cercueils. Certains de ces manifestants gagnent les rues et mettent le feu aux locaux de certains partis politiques. 15 avril 2000 : Veillée organisée à l’Auditorium de l’ODVA à Pont Sondé par plus de cinq mille paysans de l’Artibonite, réunis pour rendre hommage à celui qu’ils considèrent comme “l’avocat du pays en dehors”. 16 avril 2000 : Les cendres de Jean Dominique sont répandues dans le fleuve Artibonite à Passe Caneau. 5 mai 2000 : Arrestation de Bob Lecors à la frontière dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Jean Dominique et Jean Claude Louissaint. Il est renvoyé hors de cause quelques jours plus tard. 15 mai 2000. Arrestation de Jean Daniel Jeudy dit Gimmy, un mécanicien de 33 ans. 17 juin 2000 : Arrestation à Waney 87 de Jean Wilner Lalanne, un ancien sergent des FADH, sur un mandat datant de plusieurs mois pour l’assassinat de l’ingénieur Micioni Innocent dont le corps avait été retrouvé à Ti Tanyen le 18 juillet 1997. Lalanne est blessé de 3 balles au haut de la cuisse et à la fesse. Lalanne était considéré comme le lien présumé entre les assassins de Jean Dominique et les commanditaires du meurtre, selon la police judiciaire. Lalanne est hospitalisé à l’HUEH. 26 juin 2000 : Interrogatoire de Dymsley Milien, dit Ti Lou, frère de Jean Daniel Jeudi, qui sera ensuite inculpé de meurtre. 28 juin 2000 : Jean Wilner Lalanne est opéré dans un hôpital privé par un médecin orthopédiste, le Dr Alix Charles. Il meurt immédiatement après l’opération d’embolie pulmonaire, selon le médecin. 3 juillet 2000 : Le Ministre Camille Leblanc annonce l’arrestation de quatre suspects dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Jean Dominique et Jean Claude Louissaint. “Ce qui est important, dit il, c’est de remonter aux commanditaires du crime”. Le Ministre s’adressait aux manifestants réunis dans la cour du Ministère de la Justice. 7 juillet 2000 : Audition du Dr Alix Charles, chirurgien ayant opéré Jean Wilner Lalanne. 11 juillet 2000 : Mandats d’amener contre Ronald Camille dit Kadav, Mezène Renand et un dénommé Blan Mannan. 27 juillet 2000 : Le juge d’instruction Jean Sénat Fleury entend l’ancien major et ancien chef de la police intérimaire Dany Toussaint, à titre de témoin. Plusieurs partisans de Toussaint, certains armés, massés devant le local du palais de Justice, scandent des slogans hostiles aux Américains, et clament l’innocence de M. Toussaint. Ils menacent de mettre le feu au palais de Justice si Dany Toussaint ne sort pas en 15 minutes. Cette manifestation bruyante empêche le bon déroulement de l’interrogatoire. M. Toussaint est accompagné de Jean Claude Nord, un avocat qui avait lui même comparu devant le même juge pour menaces de mort contre Jean Dominique. 31 juillet 2000 : Rassemblement à l’Usine sucrière de Darbonne de plus de dix mille paysans affiliés à l’Association des Planteurs et distillateurs de Léogâne et de Gressier pour exiger que lumière soit faite sur l’assassinat de Jean Dominique et remercier le journaliste pour ses positions contre le commerce de clairin à base d’éthanol à travers le pays. 31 juillet 2000 : Inauguration à Marmelade du centre de production agricole Jean L. Dominique pour la revitalisation de la production caféière et pour la production et la transformation du bambou. Des centaines de paysans rendent hommage à Jean Dominique. Le centre est géré par la Fédération des Associations caféières natives qui regroupe 22 000 petits producteurs de café. 13 août 2000 : Audition de Markington Philippe (arrêté par la suite comme complice du crime) 16 septembre 2000 : Un groupe d’hommes armés avec à leur tête les maires de Miragoâne, de l’Asile et de Petite Rivière de Nippes empêchent la tenue d’un rassemblement de plusieurs centaines de paysans affiliés à KOZEPEP. Justice pour Jean Dominique était l’un des thèmes du rassemblement à Chalon. 16 septembre 2000 : Un nouveau juge d’instruction, Claudy Gassant est chargé de l’instruction du dossier des meurtres du 3 avril. 9 octobre 2000 : Plusieurs milliers de sympathisants accompagnent Jean Bertrand Aristide pour le dépôt de sa candidature à la présidence. Devant le local de Radio Haïti, la foule salue la mémoire de Jean Dominique et demande justice pour le journaliste assassiné. 25 octobre 2000: Le juge d’instruction Claudie Gassant fait le constat que le corps de Jean Wilner Lalanne, requis pour une nouvelle autopsie, a disparu de la morgue de l’Hôpital Général. 7 novembre 2000 : Déposition de l'ancien militaire, Richard Salomon, proche de Dany Toussaint. 8 novembre 2000 : Le juge d’instruction entend Léopold Berlanger, Directeur de Radio Vision 2000. 9 novembre 2000 : Déposition de Jeudi Jean Daniel, Dymsley Milien, alias Ti Lou, et Baron Jeff Windy. 16 novembre 2000 : Interrogatoire de Markington Philippe 14 décembre 2000 : Déposition de Ronald Camille dit Kadav. 18 décembre 2000 : Interrogatoire puis arrestation du policier Ralph Léger. 21 décembre 2000 : Audition de Franck Joseph, garde de sécurité du Sénateur Dany Toussaint. 3 janvier 2001: Interrogatoire du policier Ralph Joseph. 8 janvier 2001 : “L’assassinat de Jean Dominique est une attaque contre la justice, la transparence et la participation” déclare le Président René Préval devant l’Assemblée Nationale. “Si vous ne faites rien pour donner justice à Jean Dominique, la machine de l’impunité pourrait aussi vous atteindre”. “ Si nou pa bay Jean Dominique Jistis, se chen ka manje kadav nou sou chimen enpinite” dit le chef de l’Etat. 11 janvier 2001 : Interrogatoire de l’ancien édile de Port au Prince, Luckner Momplaisir. 15 janvier 2001 : Déposition de Moïse Joseph, agent de sécurité au Palais National. 16 janvier 2001 : Arrestation du policier Ralph Joseph, dans le cadre de l’enquête. 18 janvier 2001 : Interrogatoire de Freud Junior Desmarattes, agent de police de l’USGPN, assigné au Palais National. 22 janvier 2001 : Arrestation de Freud Junior Desmarattes, portant à 6 le nombre de détenus dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du Directeur Général de Radio Haïti. Parmi eux : deux policiers dont l’un affecté aux Cayes et l’autre à l’USGPN au Palais National. 24 janvier 2001 : Le juge d’instruction Claudy Gassant entend l’ancien chef du service anti-gang, Jacques Orélus, des membres de la sécurité privée du Sénateur Toussaint dont Sergot Pierre, Richard Salomon dit “Chacha“ et Me Jean Claude Nord. 24 janvier 2001 : Agression contre le juge Claudy Gassant par le député Milien Romage, à la Rue de la Réunion. Des armes sont braquées sur le juge. Le député déclare qu’il s’agit simplement d’un vif échange entre automobilistes. 26 janvier 2001 : Le juge d’instruction entend Pierre Onil Lubin, ancien chef du service d’investigation de l’anti-gang. 30 janvier 2001 : Des hommes armés kidnappent un enfant d’une école dont le Directeur porte le même nom que le juge d’instruction, Claudy Gassant, pour obtenir des informations sur les allées et venues du juge. 30 janvier 2001 : Le juge d’instruction entend le Sénateur de l’Artibonite Jean Claude Délicé. 30 janvier 2001 : Comparution de Léopold Berlanger, Directeur de Radio Vision 2000 . 30 janvier 2001 : Séance houleuse au Sénat. Des sénateurs prennent à partie le juge Gassant pour avoir convoqué pour une troisième fois le Sénateur Dany Toussaint dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Jean Dominique. Le Sénateur Deras Simon Dieuseul demande la révocation du juge d’instruction ou sa “convocation” au Sénat. Le Sénateur Yvon Feuillé demande la création d’une commission d’enquête sur l’instruction du juge Gassant. Gerald Gilles demande une solidarité des sénateurs autour de Dany Toussaint. Pour Yvon Neptune, Président du Sénat, "un petit juge" ne peut convoquer un parlementaire. 3 février 2001 : Radio Haïti éteint ses émetteurs pour 3 jours pour dire non aux tentatives délibérées et arbitraires du Sénat de bloquer l’enquête judiciaire sur le meurtre commandité du journaliste Jean Dominique, "pour dire non à l’impunité et à la banalisation inadmissible du crime". 20 février 2001 : Le dossier Jean Dominique rebondit au Sénat. Le Sénateur Prince Sonson Pierre demande au Sénat de collaborer avec la justice et que le Sénateur Dany Toussaint se présente devant le juge d’instruction. “Il ne faut pas, sous couvert de textes de loi, ouvrir nos propres veines pour y laisser entrer le venin de l’impunité”. Selon le Sénateur Prince Sonson Pierre, les juristes invités le 30 janvier au parlement ont induit les sénateurs en erreur. 21 février 2001 : Le Sénateur Dany Toussaint demande “la permission” au Sénat de se présenter devant le juge d’instruction, dans une lettre ouverte au Président du Sénat, et dit souhaiter que toute la lumière soit faite sur ce dossier et sur ceux de Jean Lamy, de Chenel Gracien et d’autres victimes. Il déclare qu’il s’abstiendra de participer aux séances du Sénat avec perte de solde et de prérogatives dues à sa fonction. 23 février 2001 : Dany Toussaint ne répond pas à l’invitation du cabinet d’instruction, disant attendre une “autorisation” du Sénat. Le chef du parti, J.B. Aristide, rencontre les parlementaires sur les incidents au parlement autour du dossier Jean Dominique. Le Sénat “autorise” le Sénateur Toussaint à se présenter devant le juge Gassant. Cette lettre du Bureau ne sera rendue publique que le 4 mars. 3 mars 2001 : Lettre publique de Eko Vwa Jean Dominique, lue par Patrick Elie. Le chef de l’état Jean Bertrand Aristide, en réponse à cette lettre, se rend à Radio Haïti pour une visite de solidarité, apporte publiquement son soutien à l’enquête judiciaire et s’engage à ce que l’exécutif mette les moyens nécessaires à la disposition de la justice pour que l’enquête aboutisse. 5 mars 2001 : Le juge Gassant entend le Sénateur Dany Toussaint pendant 6 heures. 7 mars 2001 : 2ème comparution du Sénateur Toussaint devant le juge Gassant et confrontation de Dany Toussaint et Franck Joseph. 13 mars 2001 : Interrogatoire de Ralph Joseph. Interrogatoire de Ralph Léger. 14 mars 2001 : Déposition de Dany Toussaint 15 mars 2002 : Interrogatoire de Freud Junior Desmarattes 23 mars 2001 : Confrontation de Ralph Joseph et Freud Junior Desmarattes. 28 mars 2001 : Déposition de Léopold Berlanger. Déposition de Dany Toussaint. 29 mars 2001 : Déposition de Franck Joseph 2 avril 2001 : Le Président Jean Bertrand Aristide déclare le 3 avril journée nationale de la presse. 3 avril 2001 :Reporters sans Frontières publie son enquête sur l’assassinat du journaliste sous le titre “ Qui a tué Jean Dominique?”. 9 avril 2001 : Déposition de Johny Charles, ancien maire adjoint de Port au Prince 26 avril 2001 : Déposition de Madame Erla Lamy, Veuve de Jean Lamy 27 avril 2001 : Le Sénateur Joseph Medard répond aux questions du juge d’instruction Claudy Gassant. A sa sortie du cabinet d’instruction, le Sénateur de l’Artibonite déclare qu’il a intérêt à aider à l’avancement de la justice et estime nécessaire que lumière soit faite sur l’assassinat de Jean Dominique. 2 mai 2001 : Déposition de Onil Lubin. Confrontation de Onil Lubin et Johny Charles. 22 mai 2001 : Interrogatoire de Markington Philippe. Interrogatoire de Ralph Joseph. Déposition d’Abdoulaye Guede Wounggue. 23 mai 2001 : Le juge d’instruction entend le Sénateur Toussaint pour la 7ème fois, ainsi que l’ex-directeur de la police administrative Anthony Charlier. 24 mai 2001 : Le juge entend Evans Paul, invité à titre de témoin. Les partisans du dirigeant de la KID manifestent devant le cabinet d’instruction avec des slogans hostiles au Président Aristide et réclamant justice pour Jean Dominique. Selon Evans Paul, il a été convoqué parce que, lors des funérailles du journaliste assassiné, certains individus l’avaient pointé du doigt comme principal responsable de cet assassinat. 25 mai 2001 : Dany Toussaint est formellement inculpé. L’acte d’inculpation lui est signifié au cabinet d’instruction en présence de son avocat Jean Renel Sanon, au moment de sa neuvième séance d’audition qui a duré 5 heures au cabinet d’instruction. Cette inculpation n’est pas rendue publique par le cabinet d’instruction mais par l’avocat du Sénateur Toussaint. 30 mai 2001 : le Sénateur Dany Toussaint dénonce un complot ourdi contre lui, dans le cadre de l’enquête, par l’ex-président René Préval pour l’éliminer politiquement. 5 juin 2001 : L’ancien militaire Richard, dit Chacha, Salomon, (proche de Dany Toussaint) convoqué au cabinet d’instruction, ne se présente pas. Un mandat d’amener est décerné contre lui. 8 juin 2001 : Le juge d’instruction transmet le dossier des assassinats du 3 avril au commissaire du gouvernement pour réquisitoire définitif. 12 juin 2001: Le commissaire du gouvernement dit être l’objet de menaces de mort pour qu’il supprime certains noms de son réquisitoire définitif, sur l’affaire Jean Dominique mais donne l’assurance qu’il rendra le réquisitoire définitif sur le dossier que lui a remis le juge Gassant. Il ne sera cependant pas prêt, dit il, dans les limites de 5 jours francs fixés par la loi. . 13 juin 2001 : Le juge Claudy Gassant part pour raison de sécurité et annonce sa démission, démission refusée par le Ministre de la justice. 18 juin 2001 : “Le juge Gassant est toujours en charge du dossier” déclare le ministre Lissade, lors d’une conférence de presse où le Directeur de la Police nationale reconnaît que le juge avait reçu du matériel de sécurité défectueux. 18 juin 2001 : Le juge Claudy Gassant accepte de revenir sur sa démission. 20 juin 2001 : Fritzon Orius, journaliste à Radio Haïti est agressé par des hommes armés à sa sortie de Radio Haïti. La voiture de Radio Haïti qu’il conduisait est clairement identifiée par ces hommes comme étant celle de Jean Dominique. Fritzson Orius est pourchassé par ces hommes qui le forcent à descendre de voiture dans une station service où il s’était réfugié, le tenant en joue et le menaçant, après avoir brisé une vitre de la voiture. Ces individus ont été ensuite identifiés par la police comme des anciens policiers mais rien n’a été fait sur ce dossier, malgré la plainte formelle déposée par Radio Haïti. 6 juillet 2001 : Arrestation du Dr Alix Charles, après qu’il se soit présenté au cabinet d’instruction. Le mandat d’arrestation était lié à la non comparution du médecin depuis le mois de septembre 2000, malgré les convocations du cabinet d’instruction. Le Dr Alix Charles inculpé dans le cadre de l’enquête parallèle menée autour de la mort de Jean Wilner Lalanne, est libéré quatre jours plus tard, mais doit rester à la disposition de la justice. 11 juillet 2001 : Le Dr Alix Charles est libéré mais demeure inculpé dans l’affaire de la mort du prévenu Jean Wilner Lalanne. 16 juillet 2001 : Le juge Gassant entend l’administrateur adjoint de l’hôpital général et le responsable de la morgue sur la disparition du cadavre de Jean Wilner Lalanne. 17 juillet 2001 : L’avocat de Jean Wilner Lalanne, Me Ephésien Joassaint est inculpé. 30 juillet 2001 : Les avocats de Dany Toussaint introduisent deux nouvelles actions devant le tribunal de cassation, une demande de renvoi pour récuser le juge Gassant et une “prise à partie “, poursuite au civil d’un juge, en réparation de préjudice causé. En cour d’appel les avocats de Dany Toussaint mènent parallèlement une procédure pour bloquer la demande du Juge Gassant d’une levée de l’immunité parlementaire du Sénateur de l’Ouest. 8 août 2001 : Les avocats de Dany Toussaint demandent que Philippe Markenton, incarcéré dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Jean Dominique et Jean Claude Louissaint soit entendu par une commission spéciale. Le Sénateur Toussaint avait parlé auparavant du détenu comme d’un tueur à gage, déclaration faite au mois de mai 2001. 8 août 2001 : Réunion de trois anciens militaires dans un hôtel du Centre-ville pour planifier l’assassinat du juge Gassant et empêcher, selon l’information obtenue d’une source bien informée et diffusée par Radio Haïti, que la demande de levée d’immunité parlementaire ne soit transmise au Sénat. 21 août 2001 : Convocation de Paul Raymond et René Civil au cabinet d’instruction. Ils ne se présentent pas. 28 août 2001 : Convocation de Paul Raymond et René Civil au cabinet d’instruction. Ils ne se présentent pas. Arrestation pour outrage à magistrat du numéro 2 du JPP Jocelyn Lundi qui se présente au cabinet d’instruction avec une arme et insulte le juge. 12 octobre 2001 : Jean Robert Delciné, journaliste à Radio Haïti est violemment agressé et maltraité par des policiers alors qu’il enquête sur des exécutions sommaires par la police à Cité Soleil. Identifié par ses agresseurs comme “ moun Jean Dominique yo”, les “gens de Jean Dominique”, il est menacé de mort, son magnétophone et ses enregistrements saisis et détruits. 16 octobre 2001 : Le journaliste Jean Robert Delciné et Michèle Montas, Directeur à l’Information à Radio Haïti, portent plainte au parquet du tribunal civil contre l’Inspecteur de police Yrvens César et le Commissaire Marcelus Camy pour coups et blessures sur la personne du reporter de la station, Jean Robert Delciné. 9 novembre 2001 : Panel Rénélus, un suspect dans l’assassinat de Jean Dominique et Jean Claude Louissaint, est lynché par une foule à Léogane alors qu’il se trouve en détention, les mains et les pieds liés, au sous commissariat de cette ville. Le juge d’instruction, Claudy Gassant avait émis depuis avril 2001 un mandat d’arrêt contre “Ti Panel”, qui était aussi recherché pour plusieurs crimes dans la région. Panel Rénélus avait été arrêté la veille au poste-frontière de Malpasse et transféré à Léogâne. Le lynchage du détenu a lieu alors que le juge d’instruction sort du sous commissariat où il avait demandé que le suspect, considéré comme important pour l’enquête soit transféré dans un lieu plus sûr. Le lynchage de Ti Panel est le deuxième cas d’un suspect mort en détention au cours de l’instruction sur les meurtres du 3 avril 2000 à Radio Haïti. Jean Wilner Lalanne, arrêté le 15 juin 2000 était mort quelques jours plus tard après une opération chirurgicale bénigne. 28 novembre 2001 : René Civil et Paul Raymond se présentent finalement devant le cabinet d’instruction, en réponse à des mandats émis au mois d’août. 1er décembre 2001 : Le ministre de la justice Gary Lissade lance un appel à Richard Salomon et Franck Joseph, recherché dans le cadre de l’instruction sur l’assassinat de Jean Dominique pour qu’ils se présentent devant le juge Gassant. 11 décembre 2001 : Le juge Claudy Gassant entend les commissaires de police de Malpasse, Bernard Dadaye et de Léogâne, Michel Ange Jean Baptiste, le porte parole de la police nationale, Jean Dady Siméon et deux autres agents de la police nationale pour déterminer les circonstances de la mort de Panel Rénélus, lynché le 9 novembre à Léogane et suspect dans l’assassinat de Jean Dominique. Après l’audition, le juge ordonne l’arrestation du commissaire de Léogâne 13 décembre 2001 : Le Commissaire de police de Léogâne, Michel Ange Jean Baptiste est de nouveau entendu par le juge d’instruction qui ordonne après l’audition que le Commissaire soit renvoyé au pénitencier National. La doyenne du Tribunal Civil, Lise Pierre-Pierre ordonne la libération du commissaire. Elle déclare l’arrestation du commissaire arbitraire et illégale. 4 janvier 2002 : Fin du mandat du juge Gassant. “C’est au président de la République de décider du renouvellement du mandat d’un juge d’instruction”, déclare le ministre de la justice Gary Lissade qui dit avoir soumis le dossier du juge Claudy Gassant, au chef de l’Etat depuis le 20 décembre. 9 janvier 2002 : Le juge Claudy Gassant qui avait dû remettre les clefs de son bureau et qui ne bénéficiait plus de mesures de protection, quitte Port au Prince pour les Etats-Unis. 24 janvier 2002 : L'Exécutif nomme une commission de trois juges pour poursuivre l'instruction sur l'assassinat de Jean Léopold Dominique et de Jean Claude Louissaint. Sur la recommandation de la Doyenne du Tribunal Civil, Me Lise Pierre-Pierre, les magistrats Josué Agnant, Bernard Saint-Vil et Joachim Saint-Clair remplacent leur collègue Claudy Gassant, qui a instruit ce dossier pendant quinze mois. 7 février 2002 : Le chef de l’Etat, Jean Bertrand Aristide fait le bilan de sa première année de pouvoir, à l’usine sucrière Jean Dominique de Darbonne. Une minute de silence est observée à la mémoire de Jean Dominique “tué par des criminels”. 18 février 2002 : Assassinat à Delmas 43 d’Ashley Banks, un commerçant qui avait été entendu par le juge Gassant le 17 janvier 2000, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Jean Dominique. 25 février 2002 : Le juge Josuard Agnant, désigné par la Doyenne du Tribunal Civil, Lise Pierre-Pierre pour faire avancer le dossier d’instruction sur l’assassinat de Jean Dominique et Jean Claude Louissaint, entend Michèle Montas, en tant que partie civile. La veuve de Jean Dominique continue de réclamer publiquement le renouvellement du mandat du juge Claudy Gassant. 27 février 2002: Dany Toussaint qui avait déclaré qu’il ne se présenterait plus devant le juge Gassant, comparait devant le juge Agnant toujours en qualité d’inculpé. 11 mars 2002 : Le juge Agnant entend les témoignages de deux prévenus, Jean Daniel Jeudy dit Gimmy, détenu depuis le 15 mai 2000 et un ancien policier lui aussi en détention au pénitencier national, Ralph Léger. 12 mars 2002 : Interrogatoire de l'inculpé Freud Junior Desmarattes et de l'inculpé Ralph Joseph au Cabinet du Juge d'instruction Pierre Josiard Agnant. 13 mars 2002 : Interrogatoire de l'inculpé Ralph Léger au Cabinet du Juge d'instruction Pierre Josiard Agnant. 26 mars 2002: Interrogatoire de l'inculpé Jeudi Jean Daniel au Cabinet du Juge d'instruction Pierre Josiard Agnant. 3 avril 2002 : Le président Aristide renouvelle le mandat du juge Claudy Gassant. 10 avril 2002 : Les magistrats Josiard Agnant, Bernard Saint-Vil et Joachim Ambroise se dessaisissent officiellement de l’enquête sur l’assassinat du journaliste Jean Dominique. Ces magistrats décident de remettre le dossier à la doyenne du tribunal civil de Port-au-Prince, Me Lise Pierre-Pierre. 21 août 2002 : Interrogatoire de l'inculpé Jeudi Jean Daniel et de l'inculpé Dymsley Millien au Cabinet du nouveau Juge d'instruction Bernard Saint Vil. 22 août 2002 : Interrogatoire de l'inculpé Dany Toussaint au Cabinet du Juge d'instruction Bernard Saint Vil en date du 22 août 2002. 27 août 2002 : Interrogatoire de l'inculpé Freud Junior Desmarattes. 29 août 2002 : Interrogatoire de l'inculpé Ralph Léger. 3 septembre 2002 : Interrogatoire de l'inculpé Ralph Joseph. 5 septembre 2002 : Interrogatoire de l'inculpé Philippe Markenton. 13 septembre 2002 : Audition de Me Willy Lubin au Cabinet du Juge d'instruction Bernard Saint Vil. 24 septembre 2002 : Audition du témoin Cadner Belfort. décembre 2002 : Les autorités judiciaires annoncent l’audition de King Kino, alias Pierre Raymond Divers. Ce dernier avait déclaré, dans la presse nationale et de la diaspora, que l’assassinat de Jean Dominique aurait été planifié au Palais National. Le cabinet d’instruction annonce également l’audition de Mario Andrésol bien que ce dernier se soit réfugié aux Etats Unis. 25 décembre 2002 : Des individus non identifiés attentent à la vie de Michèle Montas, directrice à l’information de Radio Haïti et veuve de Jean Dominique. Son garde du corps, Maxime Séide est assassiné durant cette attaque. Cet attentat soulève l’indignation de nombreux secteurs en Haïti et à l’étranger. 3 janvier 2003 : Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince annonce pour la fin du mois la sortie du rapport d’enquête sur les assassinats du 3 avril 2000, et pour le mois de mars la tenue du procès. 22 janvier 2003 : Après avoir annoncé pour le lendemain la sortie du rapport d’enquête, le juge annonce son ajournement. Il auditionne le même jour le Sénateur Dany Toussaint, inculpé dans ce dossier. 26 janvier 2003 : Le président Aristide plaide en faveur de la publication du rapport d’enquête. Le chef de l’état précise qu’aucun juge, en particulier dans le cas Jean Dominique, ne devrait se laisser intimider pour ne pas publier une ordonnance. 28 janvier 2003 : Harold Sévère, ancien maire adjoint de Port au Prince et membre du cabinet du Président Jean Bertrand Aristide est inculpé par le juge Bernard St Vil. 22 février 2003 : Radio Haïti Inter cesse d’émettre, après l’annonce que le silence des antennes durera tant que les conditions de sécurité ne permettront pas aux journalistes de faire leur travail. 21 mars 2003 : L’enquête judiciaire est théoriquement conclue, un mois après la fermeture forcée de Radio Haïti, lorsque le juge d'instruction, Bernard St Vil publie son ordonnance de renvoi, accompagnée de la liste des personnes inculpées pour la mort du journaliste. Six exécutants déjà détenus restent inculpés. Dymsley Millien, dit Tilou, est poursuivi pour "meurtre", et Jeudi Jean Daniel, dit Guimy, Philippe Markenton, Ralph Léger, Ralph Joseph, Freud Junior Desmarrates sont accusés de complicité de meurtre. Les inculpations des Dr. Alix Charles et Benjamin Delano, de l’avocat Ephesien Joassaint, du sénateur Dany Toussaint, de Franck Joseph, son garde du corps, et de Richard Salomon sont levées "vu qu’il n’existe pas d’indices suffisants et concordants susceptibles de justifier leur responsabilité aux faits de complicité de meurtre". D’autres personnes inculpées au cours de l’instruction ne sont pas mentionnées. Aucun commanditaire du crime n'est désigné. 3 avril 2003 : De New York, Michele Montas, la veuve du journaliste conteste les conclusions de l’enquête publiées le 21 mars par le juge Bernard Saint-Vil, fait appel de l’ordonnance et exige la réouverture de l’enquête pour déterminer les commanditaires du crime. 3 mai 2003 : Le documentaire "L'Agronome"/ "The Agronomist, du cinéaste Jonathan Demme, sur la vie et l'assassinat de Jean Dominique est présenté aux Nations Unies pour marquer la journée internationale de la liberté de la presse. Le 4 août 2003 : La cour d'appel de Port-au-Prince demande une nouvelle instruction et la libération de trois des six inculpés. Les trois autres présentent un recours devant la Cour de cassation, suspendant de fait la poursuite du dossier. 29 février 2004 : Jeudy Jean Daniel, Dimsey Milien et Markenton Philippe, s'échappent du pénitencier national et circulent librement. 4 décembre 2004 : Plus de 150 des 190 pièces environ qui constituent le dossier d’instruction sur l’assassinat du journaliste Jean Dominique auraient disparu alors que les documents se trouvaient au greffe de la Cour de cassation. 8 décembre 2004 : L’association de défense des droits de l’homme National Coalition for Haitians Rights précise qu’il resterait 32 pièces sur les 196 constituant le dossier. 9 décembre 2004 : Dans des déclarations à la presse, le ministre de la Justice, Bernard Gousse, confirme que 75 % des pièces ont effectivement disparu. 14 mars 2004 : La police exécute deux des mandats émis par les juges d’instruction qui se sont succédés sur le dossier, en arrêtant un ancien maire adjoint de Port-au-Prince, Harold Sévère inculpé le 28 janvier 2003, et Roustide Pétion, alias Douze, pour leur implication présumé dans les assassinats du 3 avril. 19 avril 2004 : Dans une déclaration diffusée par la presse haïtienne, Robenson Thomas, plus connu sous le sobriquet de "La Banyè", chef de bande de Cité Soleil, met en cause un ancien collaborateur de l'ex-président haïtien Jean Bertrand Aristide pour le meurtre du journaliste Jean Dominique. Il indique que le responsable de cet assassinat serait Harold Sévère, un ancien adjoint au maire de Port-au-Prince, qui travaillait au Palais National, sous le régime déchu. M. Sévère aurait confié « le dossier à Sò Ann et cette dernière aurait contacté les frères Kadav (Ronald, décédé, et Franco Camille). Selon ce témoignage, un exécutant, Guy Benson, s'était vu promettre 60.000 dollars pour abattre le journaliste et un complice, "Ti Pongnet", a été chargé de tuer le gardien de la station. Le premier aurait été exécuté au moment de recevoir son salaire sur la route de l'aéroport par deux hommes de main du régime et le deuxième aurait subi le même sort pour les mêmes raisons: "empêcher que le secret soit dévoilé" selon Robenson Thomas. Ces déclarations n’ont jamais été entendues par un juge d’instruction. Elles n’ont pas non plus été démenties. Robenson Thomas a été tué en 2005, lors d’une opération policière. 23 avril 2004 : Le documentaire "The agronomist" sur la vie et l'assassinat de Jean Dominique est diffusé dans des salles commerciales à New York et à Paris. 10 mai 2004 : Sò Ann, Annette Auguste, interpellée dans une autre affaire, est également mise en cause, dans le dossier Jean Dominique, en relation avec l’arrestation de Harold Sévère. 29 juin 2004 : La Cour de Cassation rejette le « pourvoi des sieurs Dymsley Milien dit Tilou, Jean Daniel Jeudi dit Guimy et Markenton Phillipe contre l'arrêt ordonnance en date du quatre août 2003 de la Cour d'Appel de Port-au-Prince ». La Cour de cassation confirme ainsi le verdict de la Cour d'appel qu'un nouveau juge d'instruction soit désigné pour trouver les commanditaires du crime. Le dossier avait passé, avant cette décision, 11 mois à la Cour de Cassation. 9 août 2004 : La direction centrale de la police judiciaire haïtienne annonce l’arrestation de nouveau de Jean Daniel Jeudy, l’un des présumés meurtriers en avril 2000 du journaliste Jean Dominique. Jean Daniel Jeudy a été appréhendé à Jacmel, au sud-est de la capitale. Il s’était enfui de prison le jour du départ en exil de l’ancien président. 1er décembre 2004 : Mort de Madame Alice A. Montero, greffière à la Cour de Cassation. Elle serait tombée en syncope après un interrogatoire musclé des agents de la Direction Centrale de la police judiciaire sur la disparition présumée de certaines pièces du dossier Jean Dominique. 3 avril 2005 : Le ministre de la Justice annonce publiquement, cinq ans jour pour jour après l’assassinat de Jean Dominique - qu’un nouveau juge d’instruction, Jean Pérez Paul, président de l’Association Nationale des Magistrats a été saisi de l’affaire. 7 juin 2005 : Le film "The Agronomist" sort sur DVD. 5 août 2009 : La Cour d'Appel nomme le juge Yvickel Dabresil comme nouveau juge d'instruction sur le cas Jean Dominique- Jean Claude Louissaint 31 janvier 2011 : Michèle Montas témoigne de nouveau en tant que partie civile, devant le juge d'instruction, Yvickel Dabresil, chargé par la Cour d'appel d'enquêter sur les commanditaires, les auteurs intellectuels et les complices des assassinats de Jean Dominique et Jean Claude Louissaint. C'est le premier témoignage depuis la reconstitution des dossiers après le tremblement de terre du 12 janvier 2010. 7 mars 2013 :L'ex-président René Preval témoigne devant le juge Yvickel Dabresil. Autres témoins entendus auparavant parmi des dizaines d'autres : les frères Boulos, So Ann, Yvon Neptune, Oriel Jean, ancien responsable de la sécurité au Palais National, Pierre Espérance, l'ancien Sénateur Dany Toussaint et l'ancien juge d'instruction Claudy Gassant . L'ancienne sénatrice Mirlande Libérus convoquée par le juge ne se présente pas. 8 mai 2013 L'ex président Jean Bertrand Aristide est entendu comme témoin dans l'affaire Jean Dominique 17 janvier 2014 : Le rapport du juge d'instruction Yvickel Dabresil est lu en séance publique à la cour d'appel. Le juge demande la mise en examen de 9 des auteurs intellectuels présumés, exécutants et complices des assassinats du 3 avril 2000.

avril 2000 - janvier 2014 Quelques dates importantes de l'instruction 21 mars 2003 : L’enquête judiciaire, commencée le 7 avril 2000, est théoriquement conclue, un mois après la fermeture forcée de Radio Haïti, lorsque le juge d'instruction, Bernard St Vil publie son ordonnance de renvoi, accompagnée de la liste des personnes inculpées pour la mort du journaliste. Six exécutants déjà détenus restent inculpés. Dymsley Millien, dit Tilou, est poursuivi pour "meurtre", et Jeudi Jean Daniel, dit Guimy, Philippe Markenton, Ralph Léger, Ralph Joseph et Freud Junior Desmarrates sont accusés de complicité de meurtre. Les inculpations des Dr. Alix Charles et Benjamin Delano, de l’avocat Ephésien Joassaint, du sénateur Dany Toussaint, de Franck Joseph, son garde du corps, et de Richard Salomon sont levées "vu qu’il n’existe pas d’indices suffisants et concordants susceptibles de justifier leur responsabilité aux faits de complicité de meurtre". D’autres personnes inculpées au cours de l’instruction ne sont pas mentionnées. Aucun commanditaire du crime n'est désigné. 3 avril 2003 : La veuve de Jean Dominique, en tant que partie civile, interjette appel contre l'ordonnance du juge Bernard St Vil, exigeant que la justice trouve les commanditaires et auteurs intellectuels du crime. 4 août 2003 : La cour d'appel de Port-au-Prince demande une nouvelle instruction et la libération de trois des six inculpés. Les trois autres présentent un recours devant la Cour de cassation, suspendant de fait la poursuite du dossier. 29 juin 2004 La Cour de cassation confirme le verdict de la Cour d'appel. 9 mars 2005 La décision du 29 juin est signifiée a la Cour d'appel 5 août 2009 : La Cour d'Appel nomme le juge Yvickel Dabresil comme nouveau juge d'instruction sur le cas Jean Dominique- Jean Claude Louissaint . 17 janvier 2014 : Le rapport du juge d'instruction Yvickel Dabresil est lu en séance publique à la cour d'appel. Le juge demande la mise en examen de 9 personnes : auteurs intellectuels présumés, exécutants et complices des assassinats du 3 avril 2000.

Réagir à cet article