Vendredi 31 octobre 2014





CULTURE
Prix Carbet de la Caraïbe/24e édition

Lyonel Trouillot, lauréat du Prix Carbet de la Caraïbe

Le Nouvelliste | Publié le : 18 décembre 2013

Par Dieulermesson PETIT FRERE Le 24e prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde a été décerné cette année à l’écrivain Lyonel Trouillot pour son roman << Parabole du failli >> [son onzième roman] paru aux éditions Actes sud. C’est Emmelie Prophète qui a annoncé la nouvelle ce matin sur Radio Magik 9 à sa rubrique culturelle –Les carnets d’Emmelie. L’animateur des Vendredis littéraires de l’Université Caraïbe devient, à cet effet, le 9e Haïtien à avoir remporté ce prix. Romancier, poète, essayiste, Trouillot a construit une œuvre ancrée et engagée dans la dure réalité haïtienne. Le récit qu’il vient de publier en cette rentrée 2013, Parabole du failli, son onzième roman, écrit Tirthankar Chanda dans un article publié sur le site de Radio France internationale (RFI) [Alléluia pour un poète failli] raconte le profond désespoir de l’humanité en souffrance dont est issu le héros du livre. La faillite que le récit met en scène n’est pas seulement celle du réel, elle est aussi celle de la parole poétique qui se révèle inadéquate face au vide et aux violences de la vie. A rappeler que le prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde est institué pour récompenser et promouvoir une œuvre de réflexion ou de fiction illustrant l'unité-diversité de la Caraïbe et des Amériques, lit-on dans les règlements du prix. Le lauréat recevra un chèque de 5 000 euros (depuis 2009, sous l'impulsion du président de la Région Martinique) et un trophée en souvenir de la manifestation. Un exemplaire de l'ouvrage sera remis, dès que possible, à chaque centre de documentation des collèges et lycées de l'Académie des Antilles et de la Guyane. Les autres écrivains haïtiens ayant remporté le Carbet : Danny Laferrière, L’odeur du café, 1991; Emile Ollivier, Les urnes scellées, 1995; Félix Morisseau-Leroy, pour l’ensemble de son œuvre, 1996; René Depestre, pour l’ensemble de son œuvre, 1998; Edwidge Danticat, La récolte douce des larmes, 1999; Frankétienne, Héros chimère, 2002; Georges Castera, Le trou du souffleur et l’encre est ma demeure, 2006; Evelyne Trouillot, La mémoire aux abois, 2009.


Dieulermesson PETIT FRERE
dpetitfrere@lenouvelliste.com

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Les secteurs privé, public et politique doivent faire mieux

Michel Martelly est en Allemagne, parle devant des investisseurs, s’apprête à rencontrer en France les grands patrons du Medef, l’association des plus grandes entreprises du pays de François Hollande. Le président haïtien clame partout qu’Haïti est ouverte aux entreprises, cherche des investissements, veut sortir de la logique des dons. Et qu’est-ce qui nous tombe sur le museau ? Le rapport Doing Business 2015 de la Banque mondiale classe le pays parmi les mauvais élèves dans la catégorie des derniers de la classe. Nous sommes 180e sur 189 économies analysées. Sur les 10 critères retenus, nous n’avons pas progressé ou, pire, nous avons régressé dans six d’entre eux. Et dans les plus importants comme : la création d’entreprise, l’obtention de prêt, la protection…


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