Mercredi 6 mai 2015





CULTURE
Prix Carbet de la Caraïbe/24e édition

Lyonel Trouillot, lauréat du Prix Carbet de la Caraïbe

Le Nouvelliste | Publié le : 18 décembre 2013

Par Dieulermesson PETIT FRERE Le 24e prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde a été décerné cette année à l’écrivain Lyonel Trouillot pour son roman << Parabole du failli >> [son onzième roman] paru aux éditions Actes sud. C’est Emmelie Prophète qui a annoncé la nouvelle ce matin sur Radio Magik 9 à sa rubrique culturelle –Les carnets d’Emmelie. L’animateur des Vendredis littéraires de l’Université Caraïbe devient, à cet effet, le 9e Haïtien à avoir remporté ce prix. Romancier, poète, essayiste, Trouillot a construit une œuvre ancrée et engagée dans la dure réalité haïtienne. Le récit qu’il vient de publier en cette rentrée 2013, Parabole du failli, son onzième roman, écrit Tirthankar Chanda dans un article publié sur le site de Radio France internationale (RFI) [Alléluia pour un poète failli] raconte le profond désespoir de l’humanité en souffrance dont est issu le héros du livre. La faillite que le récit met en scène n’est pas seulement celle du réel, elle est aussi celle de la parole poétique qui se révèle inadéquate face au vide et aux violences de la vie. A rappeler que le prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde est institué pour récompenser et promouvoir une œuvre de réflexion ou de fiction illustrant l'unité-diversité de la Caraïbe et des Amériques, lit-on dans les règlements du prix. Le lauréat recevra un chèque de 5 000 euros (depuis 2009, sous l'impulsion du président de la Région Martinique) et un trophée en souvenir de la manifestation. Un exemplaire de l'ouvrage sera remis, dès que possible, à chaque centre de documentation des collèges et lycées de l'Académie des Antilles et de la Guyane. Les autres écrivains haïtiens ayant remporté le Carbet : Danny Laferrière, L’odeur du café, 1991; Emile Ollivier, Les urnes scellées, 1995; Félix Morisseau-Leroy, pour l’ensemble de son œuvre, 1996; René Depestre, pour l’ensemble de son œuvre, 1998; Edwidge Danticat, La récolte douce des larmes, 1999; Frankétienne, Héros chimère, 2002; Georges Castera, Le trou du souffleur et l’encre est ma demeure, 2006; Evelyne Trouillot, La mémoire aux abois, 2009.








AUTEUR
Dieulermesson PETIT FRERE
dpetitfrere@lenouvelliste.com


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L'EDITO

Vers 50 gourdes pour un green buck

Officiellement le dollar s’échange contre 48 gourdes 75. Pour les montants importants, depuis jeudi dernier, il faut plus de 49 gourdes pour un billet vert. Il n’y a pas de secret dans la fabrication du cola, comme il n’y en a pas sur les causes réelles de cette dépréciation de la gourde. Soutenue artificiellement à un taux d’équilibre de 47 gourdes 50 grâce à des injections et à des mesures des autorités financières, notre très bonne gourde a fini par craquer. Elle est partie faire la course aux dollars introuvables. Pour se rendre attractive, elle s’offre. Et ce ne sont pas les gourdes qui manquent dans certains secteurs. Les économistes le disent tous : peu de devises reçues en dons, des exportations qui ne décollent pas, des importations vigoureuses, n’étaient…